{"id":565,"date":"2006-10-22T00:00:00","date_gmt":"2006-10-21T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/565"},"modified":"2006-10-22T00:00:00","modified_gmt":"2006-10-21T22:00:00","slug":"565","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/10\/22\/565\/","title":{"rendered":"Enhuma &#8211; La t\u00eate dans la ch\u00e8vre"},"content":{"rendered":"<p>Form\u00e9 en 2003 et originaire de Brest, Enhuma se compose de quatre jeunes musiciens hyper-dou\u00e9s et bien d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 faire entendre leur conception novatrice du rock, le fraggle rock, un m\u00e9lange d\u00e9tonant entre rock exp\u00e9rimental, funk, metal et jazz, l\u00e9g\u00e8rement assaisonn\u00e9 de pop. De nombreux concerts et une d\u00e9mo en 2004 contenant leur potion magique aux vertus \u00e9nerg\u00e9tiques ont largement eu de quoi convaincre du talent de nos brestois. <br \/> On attendait donc avec impatience le passage en studio du groupe. Et le moins que l\u2019on puisse dire c\u2019est qu\u2019ils n\u2019ont pas laiss\u00e9 passer leur chance : avec <i>La t\u00eate dans la ch\u00e8vre<\/i>, Enhuma nous offre une petite bombe \u00e0 fragmentation musicale dont chaque \u00e9coute nous laisse de plus en plus d\u00e9pendant. <\/p>\n<p>  Pour d\u00e9crire leur musique une chose est \u00e9vidente : chez Enhuma on sent une v\u00e9ritable passion musicale pour tous les derniers dieux de l\u2019underground am\u00e9ricain. Si, \u00e0 travers leur boulimie de sensations fortes et vari\u00e9es, on reconna\u00eet l\u2019influence majeure de Mike Patton qui a marqu\u00e9, on s\u2019en rend compte aujourd\u2019hui, toute une g\u00e9n\u00e9ration d\u2019\u00e9clectiques furibards, d\u2019autres r\u00e9f\u00e9rences apparaissent d\u00e9sormais plus clairement dont Kayo Dot n\u2019est pas la moindre (le final de \u00ab&nbsp;The Last Cartoon&nbsp;\u00bb par exemple). D\u2019un temps fort \u00e0 l\u2019autre on pense \u00e0 Time Of Orchids, Sleepytime Gorilla Museum, Primus et m\u00eame \u00e0 The Police dans les passages les plus pop\/rock. Et pour les grands anciens, c\u2019est \u00e9videmment du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019esprit frappeur de Zappa qui faut chercher, comme de celui du metal typ\u00e9 et pr\u00e9curseur du premier Gnidrolog. Bref, Enhuma a de l\u2019ambition, du go\u00fbt et du brio. <br \/> C\u00f4t\u00e9 compositions, la maturit\u00e9 surprend, \u00e0 tel point qu\u2019il est impossible d\u2019extraire un titre sans faire injure aux autres. Efficaces, souvent encha\u00een\u00e9s \u00e0 de petits et inventifs digestifs sonores, on passe d\u2019un tr\u00e8s loufoque \u00ab&nbsp;The Last Cartoon&nbsp;\u00bb \u00e0 des titres tendus, progressifs et puissants comme \u00ab&nbsp;Porky Pink Lady&nbsp;\u00bb pour finir sur des accents m\u00e9talliques malsains \u00e0 la Mr Bungle. Cardiaques s\u2019abstenir. Mais le tout \u00e9tant relev\u00e9 d\u2019un formidable sens m\u00e9lodique et du burlesque plut\u00f4t rare dans un contexte aussi pointu, jamais l\u2019attention ne d\u00e9croche.<br \/> D\u2019une ma\u00eetrise instrumentale irr\u00e9prochable et servi par une production au son clair et sans artifices, Enhuma nous offre donc un authentique festin de roi. Et c\u2019est l\u2019extraordinaire habilet\u00e9 du groupe que de pouvoir int\u00e9grer dans son chaudron des r\u00e9f\u00e9rences aussi prestigieuses sans jamais manquer pour autant de style et de coh\u00e9sion. L\u2019humour, la vari\u00e9t\u00e9 et une petite touche d\u2019onirisme capable d\u2019accrocher les n\u00e9ophytes du genre, font de cet album un formidable abr\u00e9g\u00e9, original et haut en couleurs, des tendances rock\/metal les plus cr\u00e9atives du moment. <\/p>\n<p>  Avec cet indispensable album, Enhuma, tout en restant accessible, vient de rentrer dans le carr\u00e9 VIP des cadors de la musique d\u2019allum\u00e9s, ce qui pour un premier album est une formidable prouesse. En Gaule, apr\u00e8s Biocide et les tr\u00e8s regrett\u00e9s Zaar, le cru 2006 des irr\u00e9ductibles au rock pasteuris\u00e9 est d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 prestigieux. La cervoise peut couler \u00e0 flot. Trinquons.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Form\u00e9 en 2003 et originaire de Brest, Enhuma se compose de quatre jeunes musiciens hyper-dou\u00e9s&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":566,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/565"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=565"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/565\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/566"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=565"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=565"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=565"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}