{"id":5647,"date":"2011-07-01T00:00:00","date_gmt":"2011-06-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5647"},"modified":"2011-07-01T00:00:00","modified_gmt":"2011-06-30T22:00:00","slug":"5647","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/07\/01\/5647\/","title":{"rendered":"Yes &#8211; Fly From Here"},"content":{"rendered":"\n<p>Yes conna\u00eet une carri\u00e8re en dents de scie depuis 1994, alors que le lumineux <em>Talk<\/em> marquait le retour du <em>line-up<\/em> auteur du succ\u00e8s plan\u00e9taire \u00ab\u00a0Owner of a Lonely Heart\u00a0\u00bb. Les efforts studio suivants furent au mieux passables (<em>The Ladder<\/em>) au pire compl\u00e8tement rat\u00e9s (<em>Open Your Eyes<\/em>). Les fans furent n\u00e9anmoins surpris d\u2019apprendre que Geoff Downes aux claviers (tr\u00e8s inspir\u00e9 sur le dernier Asia) et Trevor Horn aux manettes revenaient \u00e0 l\u2019occasion de ce tr\u00e8s attendu <em>Fly From Here<\/em>. Cette mouture, \u00e0 l\u2019origine de l\u2019excellent <em>Drama<\/em>, il y a plus de trente ans, laissait en effet esp\u00e9rer de grandes choses\u2026Et il est bien inutile de tourner autour du pot : ce retour est une surprise aussi inesp\u00e9r\u00e9e que quasi miraculeuse.<br \/><br \/> \u00ab\u00a0Fly from Here\u00a0\u00bb, le morceau titre, est une ancienne composition apparaissant sur quelques enregistrements plus ou moins officiels de Yes et des Buggles. Elle est ici \u00e9tendue sur une vingtaine de minutes, divis\u00e9e en six parties construites dans la plus pure tradition : une th\u00e9matique d\u00e9velopp\u00e9e par chacun des membres du groupe puis une reprise coll\u00e9giale avec un final en feu d\u2019artifice. C\u2019est brillamment construit, les encha\u00eenements sont remarquables, la guitare de Steve Howe fait des merveilles (les slides floydiens sur \u00ab\u00a0Sad Night at the Airfield\u00a0\u00bb), bref : voil\u00e0 tout simplement la meilleure longue pi\u00e8ce du groupe depuis \u00ab\u00a0Endless Dream\u00a0\u00bb. La production, exemplaire, appara\u00eet ici dans toute sa splendeur : chaque instrument est bien pr\u00e9sent, y compris dans ce maelstr\u00f6m final o\u00f9 les choeurs c\u00f4toient les nappes de clavier, la guitare, la basse avec une pr\u00e9cision redoutable&#8230; \u00c9videmment, comme c\u2019est souvent le cas, on se dit alors que les autres titres, apr\u00e8s un morceau aussi ambitieux, vont fr\u00f4ler le remplissage mais ce n\u2019est pas (trop) le cas. \u00ab\u00a0The Man You Always Wanted To Be\u00a0\u00bb est une ballade tirant agr\u00e9ablement vers la pop, avec un refrain plut\u00f4t r\u00e9ussi, \u00ab\u00a0Line on a Film Set\u00a0\u00bb parvient \u00e0 d\u00e9velopper une atmosph\u00e8re tr\u00e8s particuli\u00e8re et \u00ab\u00a0Into The Storm\u00a0\u00bb boucle ce bel album sur une jolie note, \u00e0 la fois \u00e9pique et virtuose. Quant aux autres&#8230;<br \/><br \/> Petit b\u00e9mol n\u00e9anmoins : \u00ab\u00a0Solitaire\u00a0\u00bb, l\u2019in\u00e9vitable et inutile solo de Steve Howe, in\u00e9galement inspir\u00e9 depuis trop longtemps. On pourrait aussi d\u00e9battre sur la voix de Beno\u00eet David mais le Qu\u00e9b\u00e9cois s\u2019en sort plus qu\u2019avec les honneurs et parvient m\u00eame \u00e0 faire oublier parfois l\u2019absence de Jon Anderson. En conclusion, <em>Fly from Here<\/em> est un v\u00e9ritable retour gagnant, une franche r\u00e9ussite et un disque qui s\u2019inscrit d\u2019embl\u00e9e dans la longue liste des classiques du groupe. Une authentique et v\u00e9n\u00e9rable gageure apr\u00e8s plus de quarante ann\u00e9es d\u2019exercice. Cet album devrait mettre tous les fans de Yes d\u2019accord : ceux de l\u2019\u00e8re Trevor Rabin comme les autres.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Yes conna\u00eet une carri\u00e8re en dents de scie depuis 1994, alors que le lumineux Talk&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":28,"featured_media":5648,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5647"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/28"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5647"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5647\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5648"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5647"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5647"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5647"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}