{"id":5625,"date":"2011-06-14T00:00:00","date_gmt":"2011-06-13T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5625"},"modified":"2011-06-14T00:00:00","modified_gmt":"2011-06-13T22:00:00","slug":"5625","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/06\/14\/5625\/","title":{"rendered":"Symphony X &#8211; Iconoclast"},"content":{"rendered":"\n<p>Apr\u00e8s un d\u00e9part tonitruant (six albums entre 1994 et 2002 !), Symphony X a consid\u00e9rablement ralenti son rythme de production depuis <em>The Odyssey<\/em>.  Une attente interminable avait abouti \u00e0 <em>Paradise Lost<\/em> en 2007 et il aura encore fallu quatre longues ann\u00e9es pour entendre aujourd&rsquo;hui son successeur. Fort d&rsquo;une signature chez Nuclear Blast et d&rsquo;une r\u00e9putation de b\u00eate de sc\u00e8ne, le quintette du New Jersey affiche des ambitions m\u00e9rit\u00e9es, en proposant <em>Iconoclast<\/em> sous trois formats diff\u00e9rents : standard, disque double et vinyle.<br \/><br \/> \u00ab\u00a0Efficacit\u00e9\u00a0\u00bb. C&rsquo;est le premier mot qui vient \u00e0 l&rsquo;esprit pour qualifier le huiti\u00e8me album studio de Symphony X. Aussi imm\u00e9diats que pr\u00e9visibles, \u00ab\u00a0The End of Innocence\u00a0\u00bb  et \u00ab\u00a0Bastards of The Machine\u00a0\u00bb repr\u00e9sentent la face jouissive d&rsquo;<em>Iconoclast<\/em>, celle qui provoque des mont\u00e9es d&rsquo;adr\u00e9naline et rend les mouvements de t\u00eate incontr\u00f4lables. Non moins efficaces, d&rsquo;autres titres affichent une v\u00e9ritable personnalit\u00e9 ou, \u00e0 d\u00e9faut, une propension \u00e0 tout \u00e9craser sur leur passage, comme l&rsquo;\u00e9ponyme \u00ab\u00a0Iconoclast\u00a0\u00bb, seule composition un tantinet progressive, ou encore les tr\u00e8s pesants \u00ab\u00a0Dehumanized\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Heretic\u00a0\u00bb. <br \/><br \/> Ceux qui pensaient que l&rsquo;attirail du guitariste de metal ne pouvait plus gu\u00e8re \u00eatre \u00e9toff\u00e9 en seront pour leurs frais : Michael Romeo a encore des id\u00e9es \u00e0 revendre et ne se fait pas prier pour ass\u00e9ner sans discontinuer des riffs assassins \u00e0 l&rsquo;\u00e9c\u0153urante efficience, aux c\u00f4t\u00e9s de Michael Pinella, qui reprend enfin du poil de la b\u00eate et impose sa pr\u00e9sence aux claviers. \u00c9gal \u00e0 lui-m\u00eame, l&rsquo;impressionnant <em>frontman<\/em> Russel Allen commence n\u00e9anmoins \u00e0 souffrir du syndrome Jorn Lande : intouchable mais prisonnier de son style. <br \/><br \/> Le disque s&rsquo;essouffle quelque peu dans sa seconde moiti\u00e9, car m\u00eame si \u00ab\u00a0Children of a Faceless God\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Electric Messiah\u00a0\u00bb parviennent \u00e0 faire bonne figure gr\u00e2ce \u00e0 quelques bonnes id\u00e9es, \u00ab\u00a0Prometheus\u00a0\u00bb n&rsquo;en distille que trop rarement, tandis que \u00ab\u00a0When All Is Lost\u00a0\u00bb, power ballade grandiloquente min\u00e9e par des paroles indigentes, s&rsquo;\u00e9tire p\u00e9niblement sur les neuf minutes finales sans r\u00e9el moment de gloire. <br \/><br \/> Ironiquement, l\u2019oeuvre n&rsquo;a d&rsquo;iconoclaste que le nom, en ce sens qu&rsquo;elle respecte \u00e0 peu de choses pr\u00e8s la tradition musicale du groupe. <em>Paradise Lost<\/em>, avec son lot de concessions, conf\u00e9rait enfin \u00e0 Symphony X le statut qu&rsquo;il m\u00e9ritait depuis longtemps, \u00e0 savoir celui d&rsquo;acteur majeur de la sc\u00e8ne metal, et <em>Iconoclast<\/em> poursuit fort logiquement sur la m\u00eame lanc\u00e9e, flatte son nouveau public, m\u00e9nage l&rsquo;ancien, et ne prend donc gu\u00e8re de risque susceptible de s&rsquo;ali\u00e9ner l&rsquo;un ou l&rsquo;autre. De plus en plus nombreux au fil d&rsquo;une carri\u00e8re sans r\u00e9elle fausse note, les fid\u00e8les ne trouveront donc pas grand chose \u00e0 redire. Ceux qui ont fr\u00e9mi avec <em>The Divine Wings of Tragedy<\/em> et <em>V<\/em> devront prendre leur mal en patience dans l&rsquo;attente d&rsquo;une nouvelle pi\u00e8ce ma\u00eetresse.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s un d\u00e9part tonitruant (six albums entre 1994 et 2002 !), Symphony X a consid\u00e9rablement&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":5626,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5625"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5625"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5625\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5626"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5625"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5625"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5625"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}