{"id":5571,"date":"2011-04-25T00:00:00","date_gmt":"2011-04-24T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5571"},"modified":"2011-04-25T00:00:00","modified_gmt":"2011-04-24T22:00:00","slug":"5571","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/04\/25\/5571\/","title":{"rendered":"TesseracT &#8211; One"},"content":{"rendered":"\n<p>Enti\u00e8rement noire et orn\u00e9e d\u2019un sobre hypercube, la pochette du premier LP de TesseracT laisse pr\u00e9sager une musique froide et calcul\u00e9e, un concentr\u00e9 de riffs math\u00e9matiques \u00e0 la sauce Meshuggah. Et pourtant, il n\u2019en est rien. Form\u00e9 en 2003, ce groupe britannique a su se faire remarquer au sein du courant \u00ab\u00a0djent\u00a0\u00bb gr\u00e2ce \u00e0 son identit\u00e9 sonore atypique, tr\u00e8s ax\u00e9e sur l\u2019\u00e9motion.<br \/><br \/> D\u00e8s les deux premiers morceaux, \u00ab\u00a0Lament\u00a0\u00bb et  \u00ab\u00a0Nascent\u00a0\u00bb, le quintet annonce la couleur en alternant sans concession les nappes atmosph\u00e9riques et les charges de riffs en furie. Le tout est mis en valeur par une excellente section rythmique, particuli\u00e8rement expressive dans les passages planants, gr\u00e2ce \u00e0 une batterie bien <em>groovy<\/em> et \u00e0 une basse au slap discret mais efficace.<br \/><br \/> La piste suivante est en r\u00e9alit\u00e9 une suite en six parties, d\u00e9j\u00e0 connue de certains puisqu\u2019il s\u2019agit de l\u2019EP du groupe sorti en 2010, <em>Concealing Fate<\/em>. Pi\u00e8ce ma\u00eetresse de l\u2019album, elle raconte le long voyage de la vie, \u00e0 travers les \u00e9motions ressenties par tout un chacun. C\u2019est ici que la formation r\u00e9v\u00e8le vraiment sa trinit\u00e9 musicale ; les passages a\u00e9riens (\u00ab\u00a0Acceptance\u00a0\u00bb), les trips orientaux (\u00ab\u00a0The Impossible\u00a0\u00bb) et les attaques de guitares acerbes (\u00ab\u00a0Epiphany\u00a0\u00bb) r\u00e9alisent une gigue endiabl\u00e9e, une valse \u00e0 trois dirig\u00e9e par la voix magistrale de Daniel Tompkins. Car c\u2019est en effet le chant qui m\u00e8ne la danse ; tant\u00f4t mordant, tant\u00f4t passionn\u00e9, il participe tout autant \u00e0 la construction sonore du groupe.<br \/><br \/> \u00ab\u00a0Sunrise\u00a0\u00bb, qui fait suite \u00e0 la longue pi\u00e8ce, est le morceau le plus violent de <em>One<\/em>, et sans doute le moins int\u00e9ressant. En revanche, \u00ab\u00a0April\u00a0\u00bb marque le pas, tant l\u2019agressivit\u00e9 apathique de la guitare satur\u00e9e est mise en retrait, derri\u00e8re l\u2019exaltation vocale du chanteur. Le break, sans doute le meilleur passage du LP, en fera bondir plus d\u2019un, et les musiciens en herbe pourront s\u2019arracher les cheveux en essayant de reproduire ce son de guitare compl\u00e8tement surr\u00e9aliste. \u00ab\u00a0Eden\u00a0\u00bb cl\u00f4t l\u2019album, nous rappelant en neuf minutes les th\u00e9matiques soulev\u00e9es tout au long de l\u2019opus ; rien d\u2019exceptionnel, mais terriblement efficace tout de m\u00eame.<br \/><br \/> TesseracT est peut-\u00eatre \u00e0 ce jour le groupe de djent le plus abouti ; malgr\u00e9 un c\u00f4t\u00e9 r\u00e9p\u00e9titif typique dans ce milieu, il parvient \u00e0 se forger une identit\u00e9 originale et plaisante. Plus qu\u2019une musique m\u00e9canique,  les britanniques ont construit un octachore exaltant et empathique\u2026 en somme, une science humaine.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Enti\u00e8rement noire et orn\u00e9e d\u2019un sobre hypercube, la pochette du premier LP de TesseracT laisse&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":32,"featured_media":5572,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5571"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/32"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5571"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5571\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5572"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5571"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5571"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5571"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}