{"id":5557,"date":"2011-04-07T00:00:00","date_gmt":"2011-04-06T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5557"},"modified":"2011-04-07T00:00:00","modified_gmt":"2011-04-06T22:00:00","slug":"5557","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/04\/07\/5557\/","title":{"rendered":"Blackfield &#8211; Welcome to my DNA"},"content":{"rendered":"\n<p>De l\u2019infiniment petit et intime \u00e0 l\u2019\u00e9tendue sans limites d\u2019un ciel couleur m\u00e9lancolie, <em>Welcome To My DNA<\/em> r\u00e9sume en mots et en images l\u2019identit\u00e9 de Blackfield ; un spleen m\u00e9lodieux, musicalement simple qui a cependant la capacit\u00e9 de toucher chaque auditeur. Mais Steven Wilson et Aviv Geffen ont ici un d\u00e9fi \u00e0 relever ; comment conserver l\u2019alchimie des deux premiers albums, sans tomber dans une r\u00e9p\u00e9tition sans saveur ?<br \/><br \/> Une chose est s\u00fbre, Blackfield a chang\u00e9. Le son est plus riche, plus fouill\u00e9 que sur les albums pr\u00e9c\u00e9dents, et cela se sent d\u00e8s la premi\u00e8re piste, \u00ab\u00a0Glass House\u00a0\u00bb ; les cordes sont bien plus pr\u00e9sentes qu\u2019auparavant, et leur int\u00e9gration contribue grandement \u00e0 l\u2019ambiance g\u00e9n\u00e9rale, tr\u00e8s planante.  Mais ce n\u2019est qu\u2019en arrivant \u00e0 \u00ab\u00a0Go To Hell\u00a0\u00bb que le duo surprend avec une atmosph\u00e8re bien plus froide et aust\u00e8re (ne serait-ce que dans les paroles : \u00ab\u00a0Fuck you all, fuck you, I don\u2019t care\u00a0\u00bb \u00e0 faire \u00e9couter aux personnes qui vous sortent par les trous de nez), avant de briser la glace dans une explosion de haine musicale. Ce n\u2019est pas la seule nouveaut\u00e9, puisque la construction classique pop tend vers le progressif sur les pistes \u00ab\u00a0Dissolving With The Night\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Zigota\u00a0\u00bb. Cependant le passage le plus improbable de l\u2019album reste sans aucun doute \u00ab\u00a0Blood\u00a0\u00bb, sorte de m\u00e9tal oriental qui ne sera certainement pas au go\u00fbt de tous.<br \/><br \/> <em>Welcome To my DNA<\/em> n\u2019est cependant pas exempt de faiblesses, et certaines pistes font vraiment office de bouche-trous ; \u00ab\u00a0Oxygen\u00a0\u00bb par exemple, a tout de la ballade radio FM de mauvais go\u00fbt, tandis que \u00ab\u00a0On The Plane\u00a0\u00bb manque de profondeur et est tr\u00e8s en de\u00e7\u00e0 du reste de l\u2019album. La voil\u00e0, la r\u00e9p\u00e9tition sans saveur, l\u2019auto-parodie tant redout\u00e9e. Heureusement, l\u2019autre versant est bien pr\u00e9sent, \u00e0 savoir des morceaux dans la continuit\u00e9 de <em>Blackfield I<\/em> et <em>II<\/em>, mais qui profitent d\u2019une r\u00e9elle originalit\u00e9, comme \u00ab\u00a0DNA\u00a0\u00bb. Enfin, l\u2019album vaut le d\u00e9tour ne serait-ce que pour l\u2019excellent \u00ab\u00a0Waving\u00a0\u00bb, remarquable de simplicit\u00e9 et d\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 \u00e0 tous les niveaux ; efficace, propre, m\u00e9lodieux, il symbolise avec perfection la possibilit\u00e9 d\u2019une musique pop intelligente.<br \/><br \/> Paradoxalement, <em>Welcome To my DNA<\/em> gagne en richesse apr\u00e8s plusieurs \u00e9coutes, et demande une attention certaine malgr\u00e9 son apparente accessibilit\u00e9. In\u00e9gal, imparfait, le dernier Blackfield risque pourtant d\u2019en toucher plus d\u2019un, tant l\u2019\u00e9motion qu\u2019il d\u00e9gage est communicative.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De l\u2019infiniment petit et intime \u00e0 l\u2019\u00e9tendue sans limites d\u2019un ciel couleur m\u00e9lancolie, Welcome To&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":32,"featured_media":5558,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5557"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/32"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5557"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5557\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5558"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5557"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5557"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5557"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}