{"id":5551,"date":"2012-10-23T00:00:00","date_gmt":"2012-10-22T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5551"},"modified":"2012-10-23T00:00:00","modified_gmt":"2012-10-22T22:00:00","slug":"5551","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2012\/10\/23\/5551\/","title":{"rendered":"M\u00f6rglbl &#8211; Br\u00fctal R\u00f6mance"},"content":{"rendered":"\n<p>Les trois clowns du metal-comique fran\u00e7ais sont de retour ! Le M\u00f6rglbl Trio, dirig\u00e9 par le fabuleux Christophe Godin donne enfin suite \u00e0 <em>Jazz for the Deaf<\/em> dans une nouvelle production toute en finesse et tendrement intitul\u00e9e <em>Br\u00fctal R\u00f6mance<\/em>. Ici, pas de surprise, nous sommes en terrain connu : du <em>groove<\/em> et du solo \u00e0 gogo. Le principal d\u00e9faut des productions de Godin (le chant) \u00e9tant bien heureusement absent du trio, il ne reste que l\u2019essentiel : virtuosit\u00e9 et tranches de rire. <br \/><br \/> Une fois de plus, les trois acolytes nous prouvent leur diversit\u00e9 en proposant onze pistes toutes plus diff\u00e9rentes les unes que les autres. La composante constante r\u00e9side dans ce metal \u00e0 la fois loufoque et joyeux auquel nous a habitu\u00e9 Godin depuis un certain nombre d\u2019ann\u00e9es. Cette bonne humeur est omnipr\u00e9sente sur l\u2019album, qu\u2019il s\u2019agisse de la musique ou des titres tous plus comiques les uns que les autres (\u00ab\u00a0Cantal Goyave\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Le Surfer d\u2019Argentine\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Oh P1 Can Not Be\u00a0\u00bb, etc.)<br \/><br \/> Effet garanti, qu\u2019il s\u2019agisse du riff d\u00e9vastateur de \u00ab\u00a0Br\u00fctal R\u00f6mance\u00a0\u00bb ou des <em>grooves<\/em> de \u00ab\u00a0Gnocchis on the Block\u00a0\u00bb et de \u00ab\u00a0Glucids in the Sky\u00a0\u00bb, le trio nous emporte sur les routes de la virtuosit\u00e9 sans jamais se r\u00e9p\u00e9ter. Et il faut avoue que \u00e7a joue dur ! <em>Br\u00fctal R\u00f6mance<\/em> a cette facult\u00e9 de donner envie de prendre un instrument et de pratiquer pendant des heures pour jouer les milles et un plans de l\u2019album. En ressort sur certains titres cette facilit\u00e9 jazzy que Godin avait d\u00e9j\u00e0 d\u00e9montr\u00e9e maintes fois depuis les premiers affres du Trio, sur d\u2019autres ces penchants au metal au <em>shred<\/em> d\u00e9j\u00e0 exprim\u00e9s par le pass\u00e9 sur Metal Kartoon.<br \/><br \/> Pourtant, on est loin ici d\u2019une simple d\u00e9monstration de technique, l\u2019enrobage est tellement bon que ce n\u2019est pas qu\u2019un \u00e9ni\u00e8me album de <em>guitar hero<\/em>, loin de l\u00e0. Non, il s\u2019agit bien d\u2019un trio o\u00f9 chaque instrument a sa place bien d\u00e9finie. Que seraient les solos de Godin sans les \u00e9normes lignes de basse d\u2019Ivan Rougny ? Que seraient ces lignes de basses sans le <em>groove<\/em> de batterie d\u2019Aur\u00e9lien Ouzoulias pr\u00e9dominant sur toutes les pistes ? Que serait ce g\u00e2teau sans la cerise des solos de Godin ? La boucle est boucl\u00e9e. Pas besoin de chant ou d\u2019autres instruments, le trio se suffit \u00e0 lui-m\u00eame. Si l\u2019on devait y regretter une chose, ce serait cette patte omnipr\u00e9sente du leader qui, bien qu\u2019elle sait toujours taper l\u00e0 o\u00f9 il faut, ne surprend plus par sa loufoquerie. Et si tout est plus ou moins attendu, sans jamais \u00eatre r\u00e9chauff\u00e9, il faut tout de m\u00eame avouer le manque d\u2019un certain effet de surprise. <br \/><br \/> Br\u00fctal R\u00f6mance reste fid\u00e8le \u00e0 l\u2019image que l\u2019on attend du trio : un pot pourri de mille influences extr\u00eamement bien dig\u00e9r\u00e9es. Cette esp\u00e8ce d\u2019idylle o\u00f9 Dimebag Darell rencontre Marcus Miller dans un d\u00e9cor dessin\u00e9 avec un gros feutre fluo.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les trois clowns du metal-comique fran\u00e7ais sont de retour ! 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