{"id":5537,"date":"2011-03-30T00:00:00","date_gmt":"2011-03-29T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5537"},"modified":"2011-03-30T00:00:00","modified_gmt":"2011-03-29T22:00:00","slug":"5537","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/03\/30\/5537\/","title":{"rendered":"Death &#8211; The Sound of Perseverance (r\u00e9\u00e9dition)"},"content":{"rendered":"\n<p>Le parcours de Death contient tous les ingr\u00e9dients d\u2019un bon sujet sur un groupe de rock : de la provocation, de la controverse, les d\u00e9buts difficiles, la marginalit\u00e9 avant la reconnaissance artistique et un drame qui met fin \u00e0 une aventure inachev\u00e9e. Ainsi, au milieu des ann\u00e9es quatre-vingt, Chuck Schuldiner d\u00e9finit les contours d&rsquo;un nouveau genre de metal extr\u00eame, sobrement appel\u00e9 death metal, enfant rebelle et caract\u00e9riel du thrash. Tout au long de sa carri\u00e8re musicale, il n&rsquo;aura de cesse de faire \u00e9voluer son art \u00e0 travers une sophistication toujours plus pouss\u00e9e, sans renier la brutalit\u00e9, raison d&rsquo;\u00eatre du genre. Avec Death, il enregistre sept albums studio \u2013 dont le dernier fait l&rsquo;objet de la pr\u00e9sente r\u00e9\u00e9dition \u2013 avant que sa lutte contre le cancer ne se termine tragiquement et brise de nouvelles perspectives \u00e0 peine \u00e9bauch\u00e9es.<br \/><br \/> Si d&rsquo;aucuns consid\u00e8rent <em>Symbolic<\/em> comme l&rsquo;apog\u00e9e du groupe, <em>The Sound of Perseverance<\/em> marque quant \u00e0 lui une tentative d&rsquo;ouverture vers d&rsquo;autres horizons et parach\u00e8ve une d\u00e9marche de perfectionnement entam\u00e9e de longue date. Loin de la fureur primale de <em>Scream Bloody Gore<\/em>, ce septi\u00e8me fils ne laisse n\u00e9anmoins aucune place \u00e0 la compromission. Dix ans apr\u00e8s la mort de son g\u00e9niteur, il confirme plus que jamais son statut d&rsquo;album culte, unique, \u00e0 la fronti\u00e8re de nombreux genres. Progressif dans le sens noble du terme, il ne saurait \u00eatre cantonn\u00e9 \u00e0 un death metal vaguement \u00e9volu\u00e9, sous pr\u00e9texte du <em>grunt<\/em> \u00e9raill\u00e9 de Schuldiner. Pour s&rsquo;en convaincre, il suffit de poser une oreille sur \u00ab\u00a0Flesh and the Power it Holds\u00a0\u00bb, mod\u00e8le du titre \u00e0 multiples facettes, ou tout simplement de constater l&rsquo;\u00e9tonnante unit\u00e9 de l&rsquo;\u0153uvre, qui se discerne autant dans la d\u00e9tresse infinie de \u00ab\u00a0Voice of the Soul\u00a0\u00bb que dans la fureur morbide de \u00ab\u00a0Scavenger of Human Sorrow\u00a0\u00bb.<br \/><br \/> La dur\u00e9e moyenne des pistes s&rsquo;allonge par rapport \u00e0 <em>Symbolic<\/em>, laissant tout le temps et la latitude n\u00e9cessaires aux compositions pour exprimer leur substance, leurs subtilit\u00e9s. Les cassures et changements de rythme se r\u00e9pandent un peu partout, men\u00e9s par la batterie \u00e0 la fois d\u00e9routante et sans piti\u00e9 de Richard Christy. Le niveau technique des musiciens ne laisse d&rsquo;ailleurs pas d&rsquo;\u00e9tonner aujourd&rsquo;hui encore. Parall\u00e8lement, un travail cons\u00e9quent sur les m\u00e9lodies et les harmonies se dessine clairement sur la plupart des titres, t\u00e9moin suppl\u00e9mentaire de cette \u00e9volution. La reprise du classique de Judas Priest \u00ab\u00a0Painkiller\u00a0\u00bb ne fait que confirmer cette volont\u00e9 de se rapprocher d&rsquo;un bras plus accessible (et gratifiant ?) du m\u00e9tal. En effet, Schuldiner aspirait depuis longtemps d\u00e9j\u00e0 \u00e0 se d\u00e9marquer des connotations et des limitations du death metal, genre qu&rsquo;il a consid\u00e9rablement fait \u00e9voluer. Son \u00e9mancipation se concr\u00e9tisera d\u00e8s l&rsquo;ann\u00e9e suivante avec le projet heavy metal Control Denied.<br \/><br \/> Relapse n&rsquo;a pas fait les choses \u00e0 moiti\u00e9, bien que l&rsquo;album seul, dot\u00e9 d&rsquo;une seconde jeunesse sonore, se suffise \u00e0 lui-m\u00eame. Le ou les disques suppl\u00e9mentaires (selon qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la version 2 ou 3 CD) contiennent les demos, des plus primitives aux plus r\u00e9centes. Leur int\u00e9r\u00eat reste comme souvent tout relatif, mais donne un bon aper\u00e7u du chemin parcouru entre les \u00e9bauches et la version finale qui a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e.<br \/><br \/> Aucun amateur de musique extr\u00eame ou tout simplement ambitieuse ne peut d\u00e9cemment passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cet \u00e9difice aux multiples architectures sans s&rsquo;en \u00e9merveiller ou tout du moins s&rsquo;en \u00e9mouvoir d&rsquo;une mani\u00e8re ou d&rsquo;une autre. En d\u00e9finitive, cette r\u00e9\u00e9dition, dont le seul v\u00e9ritable int\u00e9r\u00eat, avouons-le, est de remettre en lumi\u00e8re un disque majeur, ne devrait pas manquer d&rsquo;attirer l&rsquo;attention du jeune public metal qui en 1998, \u00e0 d\u00e9faut de <em>death<\/em>, \u00e9coutait peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 Henri D\u00e8s.<br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le parcours de Death contient tous les ingr\u00e9dients d\u2019un bon sujet sur un groupe de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":5538,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5537"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5537"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5537\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5538"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5537"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5537"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5537"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}