{"id":5529,"date":"2011-03-29T00:00:00","date_gmt":"2011-03-28T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5529"},"modified":"2011-03-29T00:00:00","modified_gmt":"2011-03-28T22:00:00","slug":"5529","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/03\/29\/5529\/","title":{"rendered":"Whitesnake &#8211; Forevermore"},"content":{"rendered":"\n<p>Qu\u2019on se le dise, Whitesnake est au metal ce que BHL est \u00e0 la philosophie : une version tr\u00e8s \u00e9dulcor\u00e9e, donc. Le groupe de David Coverdale a rencontr\u00e9 un succ\u00e8s commercial massif outre Atlantique dans les ann\u00e9es quatre-vingt gr\u00e2ce \u00e0 des albums calibr\u00e9s FM, o\u00f9 la part belle \u00e9tait laiss\u00e9e aux claviers et \u00e0 des m\u00e9lodies aussi jubilatoires pour certains que d\u00e9goulinantes de mi\u00e8vrerie pour d\u2019autres. Bref, on adorait ou on d\u00e9testait mais le groupe ne laissait jamais indiff\u00e9rent. Les ann\u00e9es quatre-vingt-dix furent un temps de vaches maigres pour le groupe qui ne sortit qu\u2019un seul album, le tr\u00e8s moyen <em>Restless Heart<\/em>, en 1997, qui succ\u00e9dait pourtant \u00e0 l\u2019excellent <em>Coverdale \/ Page<\/em>, fruit de l\u2019association entre David Coverdale et Jimmy Page de Led Zeppelin, paru quatre ans plus t\u00f4t.<br \/><br \/> Le retour eut lieu en 2008 avec l\u2019album <em>Good To Be Bad<\/em>, soit plus de dix ans apr\u00e8s leur derni\u00e8re sortie, d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9e relativement inaper\u00e7ue. Malheureusement, vingt ans apr\u00e8s ses derniers succ\u00e8s radiophoniques, Whitesnake s\u2019\u00e9tait fait oublier non seulement du grand public, mais aussi de ses fans de l\u2019\u00e9poque, \u00e0 l\u2019instar d\u2019autres formations du m\u00eame style comme Def Leppard ou, dans une moindre mesure, Bon Jovi. Ce fut d\u2019autant plus dommage qu\u2019en fait de retour, c\u2019\u00e9tait une v\u00e9ritable renaissance pour la (nouvelle) bande de Coverdale qui signait l\u00e0 sans doute l\u2019un de ses meilleurs disques : \u00e0 la fois offensif, inspir\u00e9 et m\u00e9lodique. <em>Exit<\/em> les claviers : Whitesnake devenait, cette fois, un groupe qui pouvait revendiquer haut et fort l\u2019\u00e9tiquette de \u00ab\u00a0groupe de metal\u00a0\u00bb. Certes, la voix de Coverdale avait un peu perdu de son panache mais, plus rauque et plus grave, elle seyait \u00e0 merveille \u00e0 cet opus.<br \/><br \/> Alors, l\u2019essai est-il transform\u00e9 sur ce <em>Forevermore<\/em> ? N\u2019y allons pas par quatre chemins\u00a0: h\u00e9las, mille fois h\u00e9las, non. Malgr\u00e9 une mise en bouche tr\u00e8s \u00ab\u00a0rentre dedans\u00a0\u00bb mais plus prometteuse que v\u00e9ritablement r\u00e9jouissante (\u00ab Steal Your Heart Away\u00a0\u00bb), le souffl\u00e9 retombe d\u00e8s le deuxi\u00e8me titre. Plus ennuyeux, le reste du disque est presque p\u00e9nible  tant les titres s\u2019encha\u00eenent et se ressemblent. Ainsi, <em>Forevermore<\/em> donne la d\u00e9sagr\u00e9able impression d\u2019offrir treize fois la m\u00eame chanson. Les m\u00e9lodies sont t\u00e9l\u00e9phon\u00e9es (\u00ab\u00a0Easier Said Than Done\u00a0\u00bb) sinon indigentes (\u00ab\u00a0I Need You (Shine a Light)\u00a0\u00bb). Les refrains sont laborieux (\u00ab\u00a0Love Will Set You Free\u00a0\u00bb) et les paroles idiotes (\u00ab\u00a0I\u2019ve been poor and I\u2019ve been rich, but I\u2019ve always been a son of a bitch\u00a0\u00bb sur \u00ab\u00a0My Evil Ways\u00a0\u00bb). M\u00eame lorsque David Coverdale se livre \u00e0 l\u2019exercice qui fit jadis son succ\u00e8s, la \u00ab\u00a0power ballad\u00a0\u00bb, cela tombe lamentablement \u00e0 l\u2019eau que ce soit sur \u00ab\u00a0Fare Thee Well\u00a0\u00bb ou sur l\u2019insignifiant morceau-titre qui jamais ne d\u00e9colle malgr\u00e9 une deuxi\u00e8me partie tr\u00e8s \u00ab\u00a0metal progressive\u00a0\u00bb dans l\u2019\u00e2me.<br \/><br \/> En conclusion, malgr\u00e9 un gros son et un <em>line-up<\/em> impressionnant, <em>Forevermore<\/em> est un disque d\u2019autant plus d\u00e9cevant que son pr\u00e9d\u00e9cesseur laissait entrevoir un avenir plus souriant. Esp\u00e9rons seulement que ce ne soit qu\u2019un faux pas et que Coverdale nous r\u00e9serve d\u2019autres belles surprises \u00e0 l\u2019avenir.<br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qu\u2019on se le dise, Whitesnake est au metal ce que BHL est \u00e0 la philosophie&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":28,"featured_media":5530,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5529"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/28"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5529"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5529\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5530"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5529"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5529"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5529"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}