{"id":5503,"date":"2004-08-21T00:00:00","date_gmt":"2004-08-20T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5503"},"modified":"2004-08-21T00:00:00","modified_gmt":"2004-08-20T22:00:00","slug":"5503","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/08\/21\/5503\/","title":{"rendered":"Univers Zero &#8211; Heatwave"},"content":{"rendered":"<p><i>Heatwave<\/i> est curieusement l\u2019album d\u2019Univers Zero qui r\u00e9unit le plus grand nombre de musiciens et qui contient le moins de morceaux. Ne dit-on pas que la qualit\u00e9 ne se mesure pas \u00e0 la quantit\u00e9 ? Cette notion semble bien comprise ou plut\u00f4t adapt\u00e9e par ce groupe belge qui s\u00e9vit alors, en 1986, depuis un petit moment sur le terrain du rock in opposition. Pour Daniel Denis, tous les moyens sont bons pour cr\u00e9er des atmosph\u00e8res et \u00e9largir certains horizons musicaux. C\u2019est donc sans compromis qu\u2019Univers Zero propose une nouvelle fois d\u2019explorer son monde.<\/p>\n<p>  Quatre morceaux en tout et pour tout, dont les trois premiers naviguent entre cinq et huit minutes, cela peut para\u00eetre un peu court. Mais le dernier titre est un monument d\u2019une bonne vingtaine. Pour ce cinqui\u00e8me album studio, l\u2019id\u00e9e premi\u00e8re semble donc \u00eatre la mise en place d\u2019un climat particulier, d\u2019une ambiance myst\u00e9rieuse et froide, \u00e9tir\u00e9e dans de longues structures \u00e9volutives. Si les instruments restent les m\u00eames que sur les albums pr\u00e9c\u00e9dents, force est de constater que leur utilisation est unique : chaque son est d\u00e9fini dans son entit\u00e9 propre, c\u2019est-\u00e0-dire que la palette de sonorit\u00e9s s\u2019arr\u00eate aux contours fix\u00e9s par le concept de l\u2019album. Les morceaux, aux titres \u00e9vocateurs, plongent l\u2019auditeur dans une atmosph\u00e8re oppressante aux accents \u00ab industriels \u00bb (utilisation de sons particuliers), gla\u00e7ant le sang \u00e0 chaque d\u00e9viation rythmique. Certains passages sont lancinants et presque hypnotiques, tandis que certains moments sont remplis d\u2019une force presque agressive. L\u2019ensemble est rendu plus angoissant encore par des tempi lents sur la totalit\u00e9 de l\u2019album.<\/p>\n<p>  Si \u00ab atmosph\u00e8re \u00bb est le ma\u00eetre mot de <i>Heatwave<\/i>, la vague de chaleur (titre totalement paradoxal quand on entend le contenu du disque) se d\u00e9ploie au sein de l\u2019instrumentation : les prouesses techniques, musicales et sonores sont impressionnantes ! Chaque membre d\u2019Univers Zero, dont le talent n\u2019est plus \u00e0 d\u00e9montrer, d\u00e9ploie une \u00e9nergie consid\u00e9rable pour \u00e9veiller les sens de l\u2019auditeur : ralentissements, acc\u00e9l\u00e9rations progressives, nuances et gradations expressives, accentuations, phras\u00e9s, etc\u2026 Tout est \u00e9tudi\u00e9 dans les moindres d\u00e9tails et cela ne s\u2019arr\u00eate pas l\u00e0. Comment rendre une musique encore plus froide qu\u2019elle ne l\u2019est d\u00e9j\u00e0 ? Daniel Denis s\u2019est appliqu\u00e9 la produire de telle mani\u00e8re qu\u2019une nette distinction se fasse entre les sonorit\u00e9s chaudes ou rondes comme celles de la basse ou du basson et les sonorit\u00e9s plus froides ou claquantes de la batterie, au son tr\u00e8s creus\u00e9 et sec, ou de la guitare l\u00e9g\u00e8rement satur\u00e9e. Ces alliages de mati\u00e8re poussent \u00e0 l\u2019extr\u00eame la qualit\u00e9 de cette \u0153uvre.<\/p>\n<p>  Univers Zero a gard\u00e9 son c\u00f4t\u00e9 sombre, le rendant l\u00e9g\u00e8rement plus lourd et froid. Mais ce qui frappe finalement, c\u2019est la surprenante technicit\u00e9 de ses compostions, toutes plus complexes et cr\u00e9atives les unes que les autres. Avec <i>Heatwave<\/i>, Univers Zero touche la perfection.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Heatwave est curieusement l\u2019album d\u2019Univers Zero qui r\u00e9unit le plus grand nombre de musiciens et&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":5504,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5503"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5503"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5503\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5504"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5503"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5503"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5503"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}