{"id":5497,"date":"2005-07-24T00:00:00","date_gmt":"2005-07-23T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5497"},"modified":"2005-07-24T00:00:00","modified_gmt":"2005-07-23T22:00:00","slug":"5497","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/07\/24\/5497\/","title":{"rendered":"Klaus Schulze &#8211; En=Trance (r\u00e9\u00e9d.)"},"content":{"rendered":"<p>En 1988, Klaus Schulze, le \u00ab Pape \u00bb de la musique \u00e9lectronique, sort son vingt-troisi\u00e8me disque <i>En=Trance<\/i> qui avec ce jeu de mot peu subtil, refl\u00e8te parfaitement l\u2019\u00e9tat dans lequel l\u2019auditeur peut se retrouver s\u2019il m\u00e9lange sa musique \u00e0 des produits hautement d\u00e9conseill\u00e9s. Klaus Schulze fut un r\u00e9el pr\u00e9curseur en mati\u00e8re de musique \u00e9lectronique, batteur de Tangerine Dream en 1969 sur <i>Electronic Meditation<\/i> ou fondateur de Ashra Temple en 1970, c\u2019est en 1971 qu\u2019il commence sa carri\u00e8re solo \u00e0 la  discographie bien fournie. Avec les r\u00e9\u00e9ditions propos\u00e9es par Inside Out, voici l\u2019occasion de se remettre en t\u00eate sa musique et de faire le point sur ce qu\u2019il en advient de nos jours. <\/p>\n<p>   Compos\u00e9 en seulement trois semaines, par Schulze seul et sans autre accompagnement que ses synth\u00e9tiseurs, <i>En=Trance<\/i> sort \u00e0 l\u2019\u00e9poque sous forme d\u2019un double LP avec un morceau par face. Autant dire que les morceaux sont longs, en moyenne dix-sept minutes, et laissent le compositeur s\u2019exprimer \u00e0 loisir.<\/p>\n<p>  Klaus Schulze utilise uniquement des claviers analogiques et ses morceaux sont en d\u00e9finitif un th\u00e8me de d\u00e9part. Introduit par des ambiances, celui-ci sert de s\u00e9quence r\u00e9p\u00e9t\u00e9e en boucle, l\u2019\u00e9tirant, la modulant en lui ajoutant des d\u00e9tails rythmiques ou bien m\u00e9lodiques en couches successives. On retrouve alors cet esprit des musiques r\u00e9p\u00e9titives d\u00e9velop\u00e9es par Terry Riley et Steve Reich dans la musique contemporaine, sur qui il a pris en partie mod\u00e8le.<\/p>\n<p>  Musique purement instrumentale et ambiante, on en fait tour rapidement. Les ambiances sont \u00e0 peu pr\u00e8s semblables : \u00e9tranges et futuristes, fluctuant entre le tr\u00e8s lent et le \u00ab un peu plus vigoureux \u00bb, comme sur \u00ab Velvet System \u00bb, morceau le plus r\u00e9ussi des quatre. Les sons utilis\u00e9s sont de type spatial et si, plut\u00f4t que de conseiller sa musique pour une \u00e9coute divertissante, on la proposait pour illustrer un film, elle conviendrait s\u00fbrement \u00e0 merveille.<\/p>\n<p>  Le morceau bonus <i>Elvish Sequencer<\/i>, plus court et ne pouvant tenir sur les vinyls de l\u2019\u00e9poque, attire l\u2019attention \u00e0 la fin du disque par son cot\u00e9 moins abstrait et plus direct : m\u00e9lodie m\u00e9morisable et <i>catchy<\/i>, ambiance sombre, rythme mid-tempo &#8211; plus rapide que le reste de l\u2019album &#8211;  il appara\u00eet au final assez convaincant. <\/p>\n<p> L\u2019\u00e9tat de transe n\u2019est pas atteint malgr\u00e9 toutes les conditions mises en oeuvre pour la bonne \u00e9coute du disque. La musique de Klaus Schulze n\u2019a pas mal vieilli en terme de sonorit\u00e9s, mais en terme de composition. Pr\u00e9curseur d\u2019un genre, sa musique demeure pourtant trop lin\u00e9aire et ennuyeuse. La r\u00e9\u00e9dition rend cependant compte d\u2019une bonne production et valorise la grande qualit\u00e9 des sons analogiques utilis\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9poque.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1988, Klaus Schulze, le \u00ab Pape \u00bb de la musique \u00e9lectronique, sort son vingt-troisi\u00e8me&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":5498,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5497"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5497"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5497\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5498"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5497"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5497"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5497"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}