{"id":5471,"date":"2008-04-14T00:00:00","date_gmt":"2008-04-13T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5471"},"modified":"2008-04-14T00:00:00","modified_gmt":"2008-04-13T22:00:00","slug":"5471","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/04\/14\/5471\/","title":{"rendered":"John Zorn &#8211; The Dreamers"},"content":{"rendered":"<p>John Zorn n\u2019en est plus \u00e0 son coup d\u2019essai. Pour lui, arriver \u00e0 jongler entre tous ses projets rel\u00e8ve de la performance, mais pour nous, pauvres p\u00eacheurs, c\u2019est parfois plus difficile. R\u00e9ussir \u00e0 discerner dans l\u2019ensemble de sa discographie si h\u00e9t\u00e9roclite ce qui conviendra ou plaira \u00e0 notre propre \u00e9coute demande du temps et de la patience, investissement n\u00e9cessaire pour \u00e9viter de finir enseveli sous une montagne de disques qui ressemblerait plus \u00e0 du fanatisme ou de la collectionnite aigu\u00eb qu\u2019\u00e0 une v\u00e9ritable admiration artistique globale. 2008 se voit d\u00e9j\u00e0 bien accapar\u00e9e par le saxophoniste, puisqu\u2019en dehors de la sortie de ce <i>The Dreamers<\/i>, il occupera tel un conqu\u00e9rant la Cit\u00e9 de la Musique \u00e0 Paris durant une semaine au mois de juin, avec sa clique de fid\u00e8les g\u00e9n\u00e9raux.<\/p>\n<p>   Parmi la multitude de styles abord\u00e9s par Zorn se trouve ce que l\u2019on appelle commun\u00e9ment l\u2019<i>easy-listening<\/i> : des morceaux simples, tournant autour d\u2019une unique id\u00e9e, facile \u00e0 retenir et fredonner, permettant \u00e0 l\u2019auditeur de reposer ses petites oreilles fragiles au son de douces m\u00e9lodies. Dans <i>The Dreamers<\/i>, Zorn, accompagn\u00e9 de Joey Baron, Marc Ribot ou encore Cyro Baptista pour ne citer qu\u2019eux &#8211; membres de l\u2019Electric Masada, comme son nom l\u2019indique, branche \u00e9lectrique de son fameux groupe Masada &#8211; expose sa vision de la <i>surf-music<\/i> (\u00ab\u00a0Mow-Mow\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Exodus\u00a0\u00bb), du jazz \u00e9l\u00e9mentaire (\u00ab\u00a0A Ride on Cottonfair\u00a0\u00bb), du rock psych\u00e9d\u00e9lique (\u00ab\u00a0Mystic Circles\u00a0\u00bb) ou bien encore du klezmer moderne (\u00ab\u00a0Toys\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Nekashim\u00a0\u00bb). On notera aussi, ais\u00e9ment, l\u2019\u00e9trange ressemblance d\u2019\u00ab\u00a0Anulikwutsayl\u00a0\u00bb avec \u00ab\u00a0The Torture Never Stops\u00a0\u00bb de Frank Zappa. Il poursuit ainsi ce qu\u2019il avait entrepris en 2001 avec <i>The Gift<\/i> : un tiroir fourre-tout \u00e0 l\u2019oppos\u00e9e de ses complexes pi\u00e8ces contemporaines (<i>The String Quartets<\/i>) ou bien de ses groupes \u00ab\u00a0arrache-tympans\u00a0\u00bb Naked City et Painkiller.<br \/>  Durant un peu plus de cinquante minutes, les morceaux d\u00e9filent sans se ressembler dans une joyeuse ambiance. Certes, tout ce beau monde joue fort bien et la production est propre et bien r\u00e9alis\u00e9e, mais malheureusement, elle est tellement aseptis\u00e9e qu\u2019elle en devient identique sur chaque morceau quel que soit le style abord\u00e9. Mais peu importe, car de toute mani\u00e8re, ce disque n\u2019est pas de ceux pour lesquels on se creuse les m\u00e9ninges : il s\u2019agit de le mettre dans la platine pour d\u00eener entre amis ou se reposer, allong\u00e9 dans un transat.<\/p>\n<p>   Si <i>The Dreamers<\/i>, aux \u00e9motions \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, illustre l\u2019une des nombreuses facettes de l\u2019incroyable John Zorn, il ne refl\u00e8te en rien son g\u00e9nie. Voici un \u00e9ni\u00e8me disque qui n\u2019apporte rien \u00e0 sa gigantesque et si admirable discographie. Un plaisir de plus pour le musicien et compositeur, une l\u00e9g\u00e8re d\u00e9ception pour l\u2019auditeur convaincu.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>John Zorn n\u2019en est plus \u00e0 son coup d\u2019essai. 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