{"id":5427,"date":"2008-01-25T00:00:00","date_gmt":"2008-01-24T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5427"},"modified":"2008-01-25T00:00:00","modified_gmt":"2008-01-24T22:00:00","slug":"5427","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/01\/25\/5427\/","title":{"rendered":"Dave Corp &#8211; The Sweet Life"},"content":{"rendered":"<p>Il est fr\u00e9quent, en particulier dans la n\u00e9buleuse progressive, d\u2019assister \u00e0 la naissance plus ou moins douloureuse de nouveaux sous-genres, parfois autoproclam\u00e9s. Produits r\u00e9chauff\u00e9s ou r\u00e9elles nouveaut\u00e9s, ces fusions in\u00e9dites et autres m\u00e9tissages improbables alternent entre r\u00e9ussite artistique et hamburger au gras-double. Le trio am\u00e9ricain Dave Corp s\u2019essaie, avec <i>The Sweet Life<\/i>, au jazz-rock industriel <i>(sic)<\/i> et revendique entre autres les influences de Miles Davis, Nine Inch Nails, Fishbone, King Crimson ou encore Herbie Hancock, rien que \u00e7a. <\/p>\n<p>  Sur des structures et des approches m\u00e9lodiques combinant alternativement jazz, jazz rock et jazz fusion, Dave Archer appose diff\u00e9rents types de dissonances, de saturations et d\u2019effets sur les claviers, qui constituent la mati\u00e8re premi\u00e8re de <i>The Sweet Life<\/i>. En effet,  pas la moindre trace de guitare sur cet album, bien que le d\u00e9luge d\u2019effets donne tr\u00e8s souvent le change. Soutenu en outre par une production tr\u00e8s brute, organique, le disque laisse \u00e9chapper \u00e7\u00e0 et l\u00e0 des effluves noisy. <\/p>\n<p>  \u00ab Moron Pills \u00bb, qui ouvre l\u2019album, est peut-\u00eatre le titre le moins repr\u00e9sentatif puisqu\u2019il est domin\u00e9 par un heavy rock industriel qui ne laisse de place au jazz que dans sa seconde moiti\u00e9. De m\u00eame, \u00ab The Sweet Life \u00bb reste en eaux connues, celles d\u2019une fusion assez classique, telle qu\u2019elle \u00e9tait pratiqu\u00e9e il y a de cela un quart de si\u00e8cle d\u00e9j\u00e0, si ce n\u2019est cette production un peu particuli\u00e8re, crispante, m\u00e9tallique. Les compositions de <i>The Sweet Life<\/i>  peuvent donc majoritairement \u00eatre d\u00e9crites par un vocabulaire pr\u00e9existant. N\u00e9anmoins, le terme de \u00ab jazz industriel \u00bb pourra constituer parfois un \u00e9crin favorable. Ainsi, \u00ab Bad Lieutenant \u00bb et \u00ab Disorder \u00bb incarnent peut-\u00eatre le mieux cette appellation, bien que ces deux titres soient tr\u00e8s diff\u00e9rents l\u2019un de l\u2019autre. \u00ab Bad Lieutenant \u00bb est outranci\u00e8rement domin\u00e9 par un clavier satur\u00e9 (\u00e0 moins qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une meuleuse), dissonant, oppressant, et qui conf\u00e8re au titre son statut d\u2019industriel, tandis que \u00ab Disorder \u00bb, beaucoup plus vari\u00e9, notamment dans les sons utilis\u00e9s par Dave Archer, accorde un r\u00f4le plus important \u00e0 la section rythmique, tout en entretenant cette atmosph\u00e8re usini\u00e8re. <\/p>\n<p>  <i>The Sweet Life<\/i> fait partie de ces albums instrumentaux atypiques, vaguement exp\u00e9rimentaux. On saluera la tentative, qui demande \u00e0 \u00eatre r\u00e9it\u00e9r\u00e9e, et la recette, qui n\u00e9cessite quelque peaufinage. Quant au visuel, qu\u2019on pourrait ais\u00e9ment apposer sur un album de punk de la fin des ann\u00e9es soixante-dix, on ne saurait trop recommander au groupe d\u2019y r\u00e9fl\u00e9chir un peu plus longuement la prochaine fois !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est fr\u00e9quent, en particulier dans la n\u00e9buleuse progressive, d\u2019assister \u00e0 la naissance plus ou&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":5428,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5427"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5427"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5427\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5428"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5427"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5427"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5427"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}