{"id":5409,"date":"2008-03-03T00:00:00","date_gmt":"2008-03-02T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5409"},"modified":"2008-03-03T00:00:00","modified_gmt":"2008-03-02T22:00:00","slug":"5409","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/03\/03\/5409\/","title":{"rendered":"The Tangent &#8211; Not as Good as the Book"},"content":{"rendered":"<p>Refiler des \u00e9ruptions cutan\u00e9es \u00e0 Nicolas Ungemuth est sans doute le seul plaisir qu\u2019il reste aux babas cools crasseux, amateurs d\u2019albums conceptuels et de pochettes ridicules. Un plaisir fantasm\u00e9, toutefois, puisque que cette \u00e9minence grise de Rock &#038; Folk ne lira sans doute jamais le pr\u00e9sent article, \u00e9crit par l\u2019un de ces consanguins \u00e9voluant dans son microcosme d\u2019attard\u00e9s anachroniques\u2026 trop occup\u00e9, le Nico, \u00e0 relever son patron, parti temporairement vers d\u2019autres aventures dans le royaume du bon go\u00fbt. <\/p>\n<p>  Et puis, le petit Nicolas fr\u00f4lerait l\u2019alerte cardio-vasculaire rien qu\u2019avec la pochette de ce <i>Not as Good as the Book<\/i>. Pensez donc ! Un hippie ! Cheveux longs, bonnet, pendentif <i>peace &#038; love<\/i>. Et c\u2019est \u00e0 peine si on ose songer \u00e0 la crise d\u2019apoplexie que provoquerait l\u2019\u00e9coute de l\u2019album ! Deux disques de pur rock progressif \u00e0 l\u2019ancienne ! Et dans l\u2019\u00e9dition limit\u00e9e, le roman inspir\u00e9 par la musique (car, oui, par-dessus le march\u00e9, il y a un concept !), \u00e9crit par le cerveau du groupe, Andy Tillison. Mais non. Il serait mesquin de souhaiter une jaunisse \u00e0 cet ambassadeur du <i>true rock and roll<\/i>. <\/p>\n<p>  Revenons \u00e0 nos moutons. C\u2019est par un n\u00e9o prog en bonne et due forme (\u00ab\u00a0A Crisis in Mid Life\u00a0\u00bb) que s\u2019ouvre <i>Not as Good as the Book<\/i>. Circonscrit en majorit\u00e9 dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 des ann\u00e9es soixante-dix, l\u2019album pioche sans \u00e9tats d\u2019\u00e2me dans l\u2019art rock et le Canterbury, entre Yes, Jethro Tull, Caravan (\u00ab\u00a0Lost in London Twenty Five Years Later\u00a0\u00bb), Genesis (\u00ab\u00a0The Full Gamut\u00a0\u00bb) mais aussi Pink Floyd, Renaissance et quelques autres. Parfois, au milieu de cette d\u00e9ferlante de lyrisme et d\u2019envol\u00e9es en tous genres, la machine s\u2019emballe r\u00e9ellement (\u00ab\u00a0Celebrity Pur\u00e9e\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Bat Out of Basildon\u00a0\u00bb) pour mieux revenir se poser ensuite sur les territoires de la grandiloquence. Quelques retours \u00e0 la case n\u00e9o prog (\u00ab\u00a0The Ethernet\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Not as Good as the Book\u00a0\u00bb), et le tour est jou\u00e9 : <i>Not as Good as the Book<\/i> d\u00e9fie par sa superbe les lois de l\u2019\u00e9volution musicale. <\/p>\n<p>  Comme de coutume chez The Tangent, une belle artillerie est d\u00e9ploy\u00e9e : de la fl\u00fbte, du saxophone, de l\u2019\u00e9lectrique, de l\u2019acoustique, des ch\u0153urs bien sentis, une voix f\u00e9minine franchement bienvenue (d\u2019autant que celle de Tillison, assez quelconque, n\u2019est pas le meilleur vecteur pour la musique qu\u2019il compose)\u2026 et m\u00eame un sang neuf dans le groupe en la personne du guitariste Jakko M Jakszyk. Il est malgr\u00e9 tout cela difficile de s\u2019enthousiasmer v\u00e9ritablement pour cette heure et demie de musique qui, en plus de tourner en rond, contient in\u00e9vitablement du d\u00e9chet. En somme, cet album r\u00e9alise un tr\u00e8s esth\u00e9tique surplace, propre \u00e0 \u00e9mouvoir les amateurs de prog\u2019 classique, et eux seuls. <\/p>\n<p>  The Tangent \u2013 mais il serait plus juste de dire Andy Tillison \u2013 souffre du syndrome Flower Kings : le groupe a tendance, avec gr\u00e2ce et dignit\u00e9, certes, \u00e0 se mordre la queue, \u00e0 la diff\u00e9rence d\u2019autres formations comme Phideaux, qui elles, savent apporter une touche de modernisme \u00e0 un rago\u00fbt cuit et recuit. Nicolas sourirait probablement, s\u2019il nous lisait\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Refiler des \u00e9ruptions cutan\u00e9es \u00e0 Nicolas Ungemuth est sans doute le seul plaisir qu\u2019il reste&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":5410,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5409"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5409"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5409\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5410"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5409"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5409"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5409"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}