{"id":5407,"date":"2008-03-10T00:00:00","date_gmt":"2008-03-09T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5407"},"modified":"2008-03-10T00:00:00","modified_gmt":"2008-03-09T22:00:00","slug":"5407","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/03\/10\/5407\/","title":{"rendered":"Caamora &#8211; She"},"content":{"rendered":"<p>Un Clive Nolan sans une demi-douzaine de projets simultan\u00e9s n\u2019est pas un Clive Nolan. Pourtant le productif clavi\u00e9riste s\u2019est fait (relativement) discret ces derniers temps, tout occup\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait \u00e0 pr\u00e9parer son nouveau grand projet : <i>Caamora<\/i>. Si le <i>EP<\/i> <i>Walk on Water<\/i> (voir notre chronique) donnait un vague avant-go\u00fbt de la musique de Caamora, <i>She<\/i>, ambitieux double album, confirme les affinit\u00e9s de Nolan avec le n\u00e9o prog\u2019 symphonique \u00ab&nbsp;\u00e0 histoire&nbsp;\u00bb. <\/p>\n<p>  En effet, entre un album de Pendragon et un autre d\u2019Arena, Nolan continue d\u2019adapter des classiques de la litt\u00e9rature anglo-saxonne. Apr\u00e8s Lewis Caroll (<i>Jabberwocky<\/i>) et Arthur Conan Doyle (<i>The Hound of Baskervilles<\/i>), c\u2019est au tour de Sir Henry Rider Haggard (1856-1925) de passer \u00e0 la casserole. Auteur notamment de romans d\u2019aventures exotiques comme \u00ab&nbsp;Les Mines du Roi Salomon&nbsp;\u00bb (qui a plusieurs fois \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cran), ce romancier a \u00e9galement \u00e9crit <i>She<\/i> (publi\u00e9 en fran\u00e7ais sous le titre de \u00ab&nbsp;Elle ou la source de feu&nbsp;\u00bb), qui raconte comment un professeur de Cambridge et son fils adoptif croisent le chemin de la reine Ayesha. Aussi belle qu\u2019immortelle, elle attend depuis deux mille ans la r\u00e9incarnation de son amant. <\/p>\n<p>   Magie, exotisme, aventures\u2026 si l\u2019histoire de  <i>She<\/i> peut susciter de d\u00e9paysantes images, la musique, elle, reste totalement ancr\u00e9e dans un n\u00e9o-prog\u2019 symphonique assez typique de ce qu\u2019a pu proposer Nolan par le pass\u00e9, et notamment lors de ses collaborations avec Oliver Wakeman : claviers emphatiques, ch\u0153urs, orchestrations grandiloquentes sont les ma\u00eetres du bal. Dans la plupart des cas, les \u0153uvres de rock symphonique interpr\u00e9t\u00e9es aux synth\u00e9tiseurs ont un rendu assez peu convaincant. <i>She<\/i> ne fait pas vraiment exception \u00e0 le r\u00e8gle, m\u00eame si l\u2019oreille n\u2019est franchement froiss\u00e9e qu\u2019\u00e0 de rares moments. Par ailleurs, quelques instruments classiques (hautbois, violoncelle, cor), apportent un appr\u00e9ciable cachet, bien que leurs apparitions soient sporadiques. <br \/> Divis\u00e9 en actes et sc\u00e8nes, <i>She<\/i> se compose de formats assez digestes, entre et quatre et six minutes en moyenne. Seul le second disque se permet quelques fois de doubler la mise. Etonnamment, et bien que ne sortant que rarement du clich\u00e9 symphonique, l\u2019ensemble b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une belle vari\u00e9t\u00e9, flirtant parfois avec le metal, mais de mani\u00e8re moins ostentatoire qu\u2019Arena, par exemple.<br \/> Outre Nolan et Agnieszka Swita, Alan Reed (Pallas) et Christina Booth (Magenta) viennent \u00e9galement pousser la chansonnette. Leurs timbres particuliers et la personnalit\u00e9 de leurs voix contribuent \u00e0 rompre l\u2019impression d\u2019uniformit\u00e9 qui pourrait rapidement se faire sentir sur un album comme celui-ci. <\/p>\n<p>  Comme tous les projets \u00ab&nbsp;d\u2019un seul homme&nbsp;\u00bb, <i>She<\/i> souffre de la monotonie stylistique dans laquelle est enferm\u00e9 son cr\u00e9ateur. Certes, Nolan d\u00e9veloppe l\u2019histoire de fort belle mani\u00e8re, sans raccourcis exp\u00e9ditifs, mais de ce fait il alourdit malheureusement l\u2019ensemble. <i>She<\/i> remportera n\u00e9anmoins l\u2019adh\u00e9sion des inconditionnels de l\u2019op\u00e9ra rock pompeux qui oseront tenter l\u2019aventure, leur copieux livret \u00e0 la main.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un Clive Nolan sans une demi-douzaine de projets simultan\u00e9s n\u2019est pas un Clive Nolan. 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