{"id":5289,"date":"2005-02-13T00:00:00","date_gmt":"2005-02-12T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5289"},"modified":"2005-02-13T00:00:00","modified_gmt":"2005-02-12T22:00:00","slug":"5289","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/02\/13\/5289\/","title":{"rendered":"Cinema &#8211; Mindscape"},"content":{"rendered":"<p>Au cours des ann\u00e9es quatre-vingt, alors qu\u2019en Europe le courant n\u00e9o-progressif s\u2019enfon\u00e7ait dans la pop mi\u00e8vre et s\u2019acharnait en vain \u00e0 trouver une l\u00e9gitimit\u00e9 aupr\u00e8s du grand public, des Japonais continuaient \u00e0 produire avec une ferveur stakhanoviste des albums d\u2019un rock symphonique outrancier au m\u00e9pris du temps et des modes. Ils ont pour noms Pageant, Vermillon Sands, Outer Limits, Fromage. Cinema, dont quatre des membres faisaient partie de Fromage, est en quelque sorte l\u2019h\u00e9ritier de cette mouvance. <\/p>\n<p>  Avec son troisi\u00e8me album, <i>Mindscape<\/i>, Cinema plonge l\u2019auditeur dans un monde fait de r\u00eaverie et d\u2019onirisme exacerb\u00e9s. L\u2019orchestration symphonique de nombreux passages de l\u2019album li\u00e9e \u00e0 l\u2019instrumentation tr\u00e8s soign\u00e9e &#8211; violon, violoncelle, ocarina, piano, fl\u00fbte &#8211; explique ce climat. Le chant classicisant et en japonais de Hiromi Fujimoto, ajoute encore au lyrisme ambiant, le tr\u00e8s enchanteur \u00ab A Gentle Scenery \u00bb en t\u00e9moigne. \u00ab A Breeze \u00bb, le court instrumental, enfonce le clou. Par ailleurs, ces deux morceaux se passent totalement des guitare \u00e9lectrique, basse et batterie habituels de la musique rock. <\/p>\n<p>    Quid de rock, qui plus est progressif ? Il est pr\u00e9sent mais admirablement confin\u00e9, et par l\u00e0 m\u00eame, \u00e9vite que l\u2019album se transforme en mi\u00e8vrerie insipide. Certains passages claviers \/ guitares sont absolument succulents, m\u00eame si tr\u00e8s n\u00e9o-prog dans la forme. La section rythmique n\u2019en impose jamais, ce qui est bienvenu pour ce genre de musique. Et cette guitare, cette guitare ! Tohru Ohta est souvent plus Steve Rothery que Rothery lui-m\u00eame ! Cinema ne pr\u00e9sente pas une musique barr\u00e9e et exp\u00e9rimentale, loin de l\u00e0. Il privil\u00e9gie plut\u00f4t les ambiances feutr\u00e9es. Les morceaux de l\u2019album coulent en un long fleuve tranquille \u00e0  l\u2019instar de l\u2019instrumental \u00ab The Corridor of Time \u00bb. <\/p>\n<p>  Tout n\u2019est pas parfait, n\u00e9anmoins. Les sonorit\u00e9s de clavier &#8211; quelques soli en particulier &#8211; trop typ\u00e9es n\u00e9o-progressif, ne sont parfois pas en ad\u00e9quation avec la qualit\u00e9 sonore des instruments classiques et de la guitare. La chanteuse use abondamment du tremolo, ce qui s\u2019av\u00e8re parfois pesant comme dans \u00ab The Hill of Water \u00bb. <\/p>\n<p>  Ces menus d\u00e9tails mis \u00e0 part, la musique de Cinema \u00e9blouit par sa beaut\u00e9 lyrique. Elle apporte aussi un cinglant d\u00e9menti aux habituels d\u00e9tracteurs du rock progressif japonais. Amoureux du symphonisme torride, ces Nippons (et surtout pas mauvais) ont de quoi vous s\u00e9duire !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au cours des ann\u00e9es quatre-vingt, alors qu\u2019en Europe le courant n\u00e9o-progressif s\u2019enfon\u00e7ait dans la pop&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":5290,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5289"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5289"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5289\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5290"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5289"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5289"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5289"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}