{"id":5287,"date":"2005-03-16T00:00:00","date_gmt":"2005-03-15T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5287"},"modified":"2005-03-16T00:00:00","modified_gmt":"2005-03-15T22:00:00","slug":"5287","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/03\/16\/5287\/","title":{"rendered":"Metamorphosis &#8211; Then All Was Silent"},"content":{"rendered":"<p>On peut ne pas porter le courant n\u00e9o-progressif dans son c\u0153ur, voire m\u00eame avouer en \u00e9prouver un certain d\u00e9dain, et cependant faire une exception. <i>Then All Was Silent<\/i>, le troisi\u00e8me album de Metamorphosis, est de celles-ci. Jean-Pierre Schenk a donn\u00e9 naissance \u00e0 un album concept ambitieux. Disons-le d\u2019embl\u00e9e : il s\u2019agit de sa plus grande r\u00e9ussite. D\u2019une part. la production un peu faible de  <i>After All These Years<\/i> et le relatif manque de cr\u00e9ativit\u00e9 de <i>Nobody Cares<\/i> (sans parler de cette batterie \u00e9lectronique) sont \u00e0 ranger aux oubliettes, et d\u2019autre part &#8211; et c\u2019est le plus important &#8211; l\u2019album de  Jean-Pierre Schenk pr\u00e9sente une r\u00e9elle progression tant dans la forme (la production) que dans le fond, gr\u00e2ce au grand soin apport\u00e9 aux morceaux. <\/p>\n<p>  Certes, la musique de Metamorphosis ne r\u00e9volutionne pas, tel n\u2019est pas son but. L\u2019influence classique de Genesis, du Floyd et du Marillion des ann\u00e9es quatre-vingt restent tr\u00e8s pr\u00e9sentes, comme l\u2019illustre \u00ab Beyond the Wall \u00bb.  Pour ceux qui recherchent l\u2019originalit\u00e9 \u00e0 tout prix, passez votre chemin ! Par contre, si on veut un tant soit peu se pencher sur ces compositions finement cisel\u00e9es &#8211; quelques \u00e9coutes sont n\u00e9cessaires &#8211; beaucoup de plaisir peut en \u00eatre retir\u00e9. <\/p>\n<p>  Qu\u2019est-ce qui rend cet album si attachant ? Tout d\u2019abord, le concept, s\u2019il est facile d\u2019acc\u00e8s, est int\u00e9ressant et pose des questions tout \u00e0 fait actuelles : guerres, clonage&#8230; Ensuite, il y a voix de Jean-Pierre Schenk. Celle-ci n\u2019a jamais aussi bien sonn\u00e9, d\u00e9voilant une facilit\u00e9 insoup\u00e7onn\u00e9e dans les aigus. L\u2019ombre d\u2019Eric Woolfson (Alan Parsons Project) n\u2019est pas loin (\u00ab When Kenny Was Sad \u00bb) ! A de nombreuses reprises, Jean-Pierre Schenk accompagne sa voix d\u2019un clavier tr\u00e8s l\u00e9ger et apporte la preuve de ses progr\u00e8s dans ce domaine. <\/p>\n<p>  Enfin, il y a les guitares ! L\u2019album prend parfois une teinte metal comme dans \u00ab Confinement \u00bb, ce qui lui donne une sonorit\u00e9 plus moderne que ses deux a\u00een\u00e9s. Giova Esposito et David Grillon ont fait un tr\u00e8s gros travail. Leur son est tellement peaufin\u00e9 (et superbe disons-le) qu\u2019il est impossible de savoir qui joue quelle partie de guitare. Les interventions d\u2019Olivier Guenat, \u00e0 la guitare dans \u00ab The Birth \u00bb et Milena Zaharieva, \u00e0 la fl\u00fbte dans \u00ab The Escape \u00bb, sont \u00e0 mentionner elles aussi ! Contrairement \u00e0 de nombreux classiques de ce genre, les claviers sont habilement mis en retrait et n\u2019emp\u00eatrent pas l\u2019album dans des sonorit\u00e9s lourdingues et inutiles. A quelques exceptions pr\u00e8s, ils accompagnent plus les voix et les guitares qu\u2019ils ne sont au premier plan. On peut en dire autant de la section rythmique : Jean-Pierre Schenk n\u2019est pas un batteur qui fait de la d\u00e9monstration. <\/p>\n<p>  Au total, m\u00eame s\u2019il navigue dans des chemins tr\u00e8s balis\u00e9s et connus, Metamorphosis livre un album plus que recommandable, \u00e0 ranger aux c\u00f4t\u00e9s des meilleures productions de Clepsydra et Shakary, les grands sp\u00e9cialistes helv\u00e8tes du genre. Le progressif suisse semble rena\u00eetre de ses cendres ces derni\u00e8res ann\u00e9es et Metamorphosis en est un des acteurs importants. Il ne reste plus \u00e0 Jean-Pierre Schenk que de transformer son projet en vrai groupe et de partir en tourn\u00e9e !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On peut ne pas porter le courant n\u00e9o-progressif dans son c\u0153ur, voire m\u00eame avouer en&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":5288,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5287"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5287"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5287\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5288"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5287"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5287"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5287"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}