{"id":5243,"date":"2005-10-26T00:00:00","date_gmt":"2005-10-25T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5243"},"modified":"2005-10-26T00:00:00","modified_gmt":"2005-10-25T22:00:00","slug":"5243","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/10\/26\/5243\/","title":{"rendered":"Liquid Scarlet &#8211; II"},"content":{"rendered":"<p>Auteur d\u2019un album remarqu\u00e9 l\u2019an pass\u00e9e, les jeunes Su\u00e9dois de Liquid Scarlet reviennent avec un mat\u00e9riel important : un EP et un nouvel opus, succinctement appel\u00e9 <i>II<\/i>. La sortie d\u2019un deuxi\u00e8me disque est toujours une p\u00e9riode d\u2019incertitude, surtout si l\u2019\u0153uvre pr\u00e9c\u00e9dente avait re\u00e7u de nombreux encouragements, malgr\u00e9 d\u2019ind\u00e9niables erreurs de jeunesse. <br \/> Avec <i>II<\/i>, Liquid Scarlet rassure pleinement et va m\u00eame bien au-del\u00e0 des esp\u00e9rances plac\u00e9es en lui. L\u2019approche de l\u2019album n\u2019est pas des plus ais\u00e9es car le groupe propose une musique extr\u00eamement intimiste, avec des arrangements squelettiques qui ne peuvent que mettre en \u00e9vidence les forces comme les faiblesses des compositions. Bref, la bande de Johan Lundstr\u00f6m joue quitte ou double ! <\/p>\n<p>  L\u2019album commence par quelques fr\u00eales accords au piano de Olle Sj\u00f6gren, rempla\u00e7ant Frida Lundstr\u00f6m, et la voix douce et plaintive de Markus Fagervall sur \u00ab\u00a0Lines Are Drawn again\u00a0\u00bb, qui se termine par des nappes planantes de claviers soutenues par une rythmique marqu\u00e9e basse-guitare-batterie. La premi\u00e8re partie de l\u2019album est domin\u00e9e par les deux morceaux, \u00ab\u00a0imposants\u00a0\u00bb du disque, \u00ab\u00a0Rhododendron\u00a0\u00bb et surtout \u00ab\u00a0The Carafe (part II)\u00a0\u00bb. Autant pr\u00e9venir d\u2019embl\u00e9e : \u00ab\u00a0The Carafe\u00a0\u00bb est non seulement le meilleur morceau jamais \u00e9crit par Liquid Scarlet, c\u2019est aussi une petite perle digne de figurer dans tous les manuels de \u00ab\u00a0swedish prog\u00a0\u00bb. Apr\u00e8s une introduction de deux minutes qui n\u2019aurait pas d\u00e9pareill\u00e9 sur le <i>Nucleus<\/i> d\u2019Anekdoten, le morceau s\u2019effondre en une sorte de blues morbide. Imaginez un chanteur ivre d\u00e9ambuler sur un navire en perdition : c\u2019est l\u2019impression que donne Markus Fagervall dans une interpr\u00e9tation qui restera dans les annales. L\u2019ambiance est pour le moins glauque, on y entend \u00e0 peine les instruments (\u00e0 part un r\u00e9veil sporadique \u00e0 la huiti\u00e8me minute) et le final du morceau sombre avec Markus. \u00ab\u00a0Rhododendron\u00a0\u00bb est une pi\u00e8ce \u00e0 tiroirs beaucoup plus classique, mais qui contient n\u00e9anmoins d\u2019excellents passages, tout en restant dans cette ambiance faussement doucereuse, en dehors d\u2019un passage rat\u00e9 \u00e0 la Spock\u2019s Beard, o\u00f9 Olle Sj\u00f6gren se prend pour Ryo Okumoto. <\/p>\n<p>  La suite de l\u2019album est assez originale pour un groupe de progressif th\u00e9oriquement classique. Le son tr\u00e8s vintage de Liquid Scarlet pourrait laisser penser que l\u2019on a affaire \u00e0 un \u00e9ni\u00e8me groupe se r\u00eavant en \u00c4nglag\u00e5rd \u2013 comme tout r\u00e9cemment Wobbler \u2013 ou un \u00e9ni\u00e8me clone de Genesis. Loin s\u2019en faut avec <i>II<\/i>, qui fait non seulement preuve d\u2019une belle personnalit\u00e9, mais aussi d\u2019un sacr\u00e9 culot, celui de pr\u00e9senter ces petites pi\u00e9cettes pop de quatre minutes qui couvrent toute la seconde partie de l\u2019album. L\u2019atmosph\u00e8re y est pour le moins intimiste : Liquid Scarlet \u0153uvre dans un style d\u00e9nud\u00e9 voire d\u00e9charn\u00e9, mais diantre que c\u2019est beau ! Les arrangements y sont r\u00e9duits au maximum, et l\u2019on entend, violons par-ci (\u00ab\u00a0Just Like You\u00a0\u00bb), violoncelle par-l\u00e0 (\u00ab\u00a0Everywhere\u00a0\u00bb). Ne pas s\u2019attendre, donc, \u00e0 des soli interminables et \u00e0 des exploits techniques. Pour autant, le groupe sait redonner du punch \u00e0 sa musique quand il le faut, \u00e0 l\u2019image du tr\u00e8s rock \u00ab\u00a0Killer Couple Strikes again\u00a0\u00bb. L\u2019album se termine par le superbe \u00ab\u00a0Lines\u00a0\u00bb, qui en constitue le r\u00e9sum\u00e9 id\u00e9al, tr\u00e8s intimiste \u00e0 ses d\u00e9buts pour se terminer dans la plus belle tradition su\u00e9doise avec une envol\u00e9e lyrique mellotroneuse \u00e0 souhait ! <\/p>\n<p>  Il est \u00e0 noter par ailleurs que le groupe a sorti un EP, <i>Killer Couple Strikes again<\/i>, sur la lanc\u00e9e de l\u2019album. Celui-ci comprend quatre in\u00e9dits, tous dans la lign\u00e9e de <i>II<\/i>, sans \u00eatre toutefois aussi aboutis. <br \/>   Liquid Scarlet frappe donc fort avec <i>II<\/i>. L\u2019album pourra rebuter au premier abord mais, comme tout grand vin, il se bonifie avec le temps. Sera-t-il consid\u00e9r\u00e9 comme un classique du rock progressif su\u00e9dois ? Seul l\u2019avenir le dira. Mais dans tout les cas, il s\u2019agit d\u2019une des meilleures surprises de cette ann\u00e9e 2005, d\u00e9cid\u00e9ment une tr\u00e8s bonne ann\u00e9e musicale !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur d\u2019un album remarqu\u00e9 l\u2019an pass\u00e9e, les jeunes Su\u00e9dois de Liquid Scarlet reviennent avec un&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":5244,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5243"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5243"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5243\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5244"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5243"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5243"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5243"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}