{"id":5241,"date":"2005-11-03T00:00:00","date_gmt":"2005-11-02T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5241"},"modified":"2005-11-03T00:00:00","modified_gmt":"2005-11-02T22:00:00","slug":"5241","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/11\/03\/5241\/","title":{"rendered":"Roine Stolt &#8211; Wall Street Voodoo"},"content":{"rendered":"<p>Au sein des actualit\u00e9s publi\u00e9es par Progressia, Roine Stolt appara\u00eet vingt-huit fois depuis le milieu de l\u2019ann\u00e9e 2003, soit une fois par mois environ ! Le su\u00e9dois ne sait pas se faire d\u00e9sirer et encore moins cr\u00e9er la surprise. Inlassablement, il livre chaque ann\u00e9e son album \u2013 voire plusieurs \u2013 \u00e0 ses fans : si ce n\u2019est pas un album studio avec son groupe, les Flower Kings, il s\u2019agit d\u2019un <i>side project<\/i> ou alors d\u2019un concert incluant des versions longues ou enti\u00e8rement instrumentales de titres existants etc\u2026 . Et voici qu\u2019arrive <i>Wall Street Voodoo<\/i>, un double album de 115 minutes, histoire de faire comme d\u2019habitude, \u00e0 la seule diff\u00e9rence pr\u00e8s que, cette fois, c\u2019est le nom de Roine Stolt qui est inscrit sur la pochette. Il s\u2019agit de son troisi\u00e8me album sous son nom propre. <\/p>\n<p>  Qu\u2019on se rassure tout de suite, il n\u2019y aura pas de morceau de trente-trois minutes \u00e0 devoir ingurgiter. C\u2019est d\u00e9j\u00e0 \u00e7a de pris ! Donc, dans <i>Wall Street Voodoo<\/i>, Roine Stolt s\u2019essaie \u00e0 imiter ses grands h\u00e9ros des ann\u00e9es 1960 et 1970 dans un style blues-rock, un peu groovy parfois, un peu jazzy aussi. P\u00eale-m\u00eale, on y retrouve Peter Green, Jimi Hendrix, Robin Trower, Frank Zappa, les Allman Brothers, Cream, les Beatles, Procol Harum et m\u00eame une petite touche de Traffic : une liste qui donne envie. D\u2019autant plus que Neal Morse pousse la chansonnette et pianote sur son orgue Hammond et que trois invit\u00e9s prestigieux ont, semble-t-il, particip\u00e9 activement au disque. Je dis bien \u00ab\u00a0semble-t-il\u00a0\u00bb, car ils ont pris des noms d\u2019emprunt pour des raisons contractuelles. Et il ne faut pas oublier le reliquat provenant des Flower Kings, Hasse Bruniusson et le nouveau batteur du groupe, Marcus Liliequist. En fait, n\u2019y allons pas par quatre chemins, cet album ressemble au Gary Moore du d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, mais en moins bien et avec du mellotron dessus. Force est n\u00e9anmoins de constater que l\u2019orgue Hammond sied mieux \u00e0 ce genre de musique. <\/p>\n<p>  Quid de l\u2019album ? Rien de bien particulier. Comme d\u2019habitude, cet album est bien trop long pour captiver l\u2019auditeur. Comme d\u2019habitude, Roine Stolt en fait trop : trop de morceaux, trop de claviers, trop de soli de guitare avec un abus manifeste de la p\u00e9dale wah-wah. Certains passages sont superbes au demeurant, mais souvent noy\u00e9s par cette volont\u00e9 inlassable de remplir tout le spectre sonore. De plus, la voix de Stolt n\u2019est pas faite pour le blues-rock. Dans cet exercice, Neal Morse est bien meilleur (\u00ab\u00a0Head Above Water\u00a0\u00bb). Certains morceaux valent toutefois le d\u00e9placement, particuli\u00e8rement sur le premier CD de l\u2019album (\u00ab\u00a0The Observer\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Sex Kills\u00a0\u00bb). <\/p>\n<p>  Au total, Roine Stolt aurait sans doute livr\u00e9 un album plus int\u00e9ressant s\u2019il avait mod\u00e9r\u00e9 son propos et pu le r\u00e9duire \u00e0 une cinquantaine de minutes maximum. Ici, l\u2019indigestion guette. Certes, Stolt s\u2019est sans doute fait plaisir en sortant ces morceaux, dont plusieurs frisent la s\u00e9ance d\u2019improvisation inachev\u00e9e, mais une plus grande concision aurait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9f\u00e9rable. Pour ce qui est des sorties de blues rock \u00e0 l\u2019ancienne, on lorgnera donc plut\u00f4t du c\u00f4t\u00e9 de Cream, qui vient de sortir un superbe DVD de leurs prestations au Royal Albert Hall de cette ann\u00e9e.  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au sein des actualit\u00e9s publi\u00e9es par Progressia, Roine Stolt appara\u00eet vingt-huit fois depuis le milieu&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":5242,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5241"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5241"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5241\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5242"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5241"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5241"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5241"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}