{"id":5221,"date":"2006-12-10T00:00:00","date_gmt":"2006-12-09T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5221"},"modified":"2006-12-10T00:00:00","modified_gmt":"2006-12-09T22:00:00","slug":"5221","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/12\/10\/5221\/","title":{"rendered":"Sigurd &#8211; Doppelg\u00e4nger"},"content":{"rendered":"<p>De sa main sans vergogne, un estim\u00e9 confr\u00e8re s\u2019est pos\u00e9 la question suivante \u00e0 propos de l\u2019album de Sigurd : \u00ab\u00a0Mais cela suffit-il de pomper et repomper le c\u00e9l\u00e9brissime <i>Red<\/i> de King Crimson, paru en 1974 d\u00e9j\u00e0 ?\u00a0\u00bb. De sa main alerte (encore une histoire de \u00ab\u00a0sa main\u00a0\u00bb), votre humble serviteur se pose la question suivante : \u00ab\u00a0Ah bon ?\u00a0\u00bb. La bande de Robert Fripp serait-elle \u00e0 ce point d\u00e9terminante qu\u2019il faille la citer sur quasi chaque chronique d\u2019un album plus ou moins prog qui contient quelques dissonances guitaristes ? Si c\u2019est parfois (souvent) n\u00e9cessaire (voir notre chronique de La Diagonale du Fou), de nombreux abus de <i>crimso\u00efte<\/i> journalistique sont \u00e0 signaler, \u00e0 commencer par ce tr\u00e8s int\u00e9ressant <i>Doppelg\u00e4nger<\/i>. <\/p>\n<p>  Sigurd fait partie de la d\u00e9ferlante indie et post rock qui secoue actuellement la Suisse romande. Le groupe est un duo form\u00e9 par Mathieu Urfer et S\u00e9bastien Altevogt, tous deux ex-Chewy, groupe indie rock auteur de trois albums parus entre 1998 et 2003. Sur la base d&rsquo;une simple alliance entre une guitare \u00e9lectrique et une batterie, les deux comp\u00e8res ont toutefois trouv\u00e9 le moyen de se distinguer d&rsquo;autres projets adoptant cette forme. Ainsi, tandis que l&rsquo;un utilise une p\u00e9dale de basse Hammond, l&rsquo;autre manipule un octopad pour conf\u00e9rer un suppl\u00e9ment m\u00e9lodique inattendu. Ajoutons-y un glockenspiel pour apposer une teinte faussement enfantine, et nous voici avec une dizaine de comptines o\u00f9 l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 gronde et se r\u00e9pand en torrents furibonds. Les influences sont claires : Honey For Petzi, Chevreuil, Shellac. Et King Crimson dans tout cela ? Une sorte d\u2019anc\u00eatre tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9, un background lointain, au m\u00eame titre que les Who, Led Zeppelin, Nirvana ou tant d\u2019autres qui aimaient saturer leurs guitares. <\/p>\n<p>  Plus important, Sigurd est parvenu \u00e0 varier sa musique entre des compositions alambiqu\u00e9es et des titres plus imm\u00e9diats. La musique est essentiellement instrumentale, sans fioriture, directe, sans pour autant \u00eatre simpliste, et surtout, elle a une composante tr\u00e8s claustrophobique ! N\u00e9anmoins, cach\u00e9e derri\u00e8re cette impression de facilit\u00e9 faussement accentu\u00e9e \u00e0 renfort de guitares tr\u00e8s noisy, cette musique demande une ma\u00eetrise de tous les instants. A ce titre, la structure des morceaux rappelle les complexifications d\u2019un Honey For Petzi. Sur quelques pi\u00e8ces, Mathieu Urfer pousse la chansonnette. Loin des voix fluettes propres \u00e0 la majorit\u00e9 des groupes du genre, Mathieu Urfer a une vraie personnalit\u00e9 et apporte un ind\u00e9niable <i>plus<\/i> vocal \u00e0 Sigurd (\u00e9coutez \u00ab\u00a0Sonar, Sonar\u00a0\u00bb). Il apporte aussi une touche d\u2019humour bien grin\u00e7ante (\u00ab\u00a0No Sex, No Drug, No Rock\u2019n\u2019Roll\u00a0\u00bb).  <\/p>\n<p>  En quarante-cinq minutes, <i>Doppelg\u00e4nger<\/i> d\u00e9montre que la sc\u00e8ne indie est encore tr\u00e8s vivace en Suisse romande. L\u2019album, loin d\u2019\u00eatre un clone de King Crimson, a une r\u00e9elle personnalit\u00e9 et s\u2019\u00e9coutera encore avec plaisir dans plusieurs ann\u00e9es. De nombreux morceaux de l\u2019album risque de faire tr\u00e8s mal en concert. A ce titre, les amateurs qui ont pu suivre Sigurd dans sa r\u00e9cente tourn\u00e9e avec Honey for Petzi ont eu l\u2019occasion de se rendre compte de l\u2019impact sc\u00e9nique du duo lausannois !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De sa main sans vergogne, un estim\u00e9 confr\u00e8re s\u2019est pos\u00e9 la question suivante \u00e0 propos&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":5222,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5221"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5221"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5221\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5222"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5221"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5221"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5221"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}