{"id":5217,"date":"2007-01-09T00:00:00","date_gmt":"2007-01-08T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5217"},"modified":"2007-01-09T00:00:00","modified_gmt":"2007-01-08T22:00:00","slug":"5217","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/01\/09\/5217\/","title":{"rendered":"Sebkha-Chott &#8211; Nagah Mahdi"},"content":{"rendered":"<p>Tiens, tu es l\u00e0 ? Tu es parvenu au bout de cette liste de morceaux sans t\u2019effondrer ? Magnifique ! Reprends quelques secondes ton souffle car cela va reprendre de plus belle ! Bienvenue dans le monde compl\u00e8tement barje de Sebkha-Chott qui, apr\u00e8s <i>De l&rsquo;existence&#8230; de la mythologie chottienne en 7 cycles<\/i> en 2003, a sorti son deuxi\u00e8me album, <i>Nagah Mahdi \u2013 Opuscrits en 48 rouleaux<\/i> il y a quelques mois. Qui est Sebkha-Chott ? Plus qu\u2019un groupe, il s\u2019agit d\u2019une entit\u00e9 (s\u2019int\u00e9grant dans plusieurs autres par ailleurs), une sorte de th\u00e9\u00e2tre musical qui, forc\u00e9ment, doit \u00eatre vu dans un contexte <i>live<\/i> pour \u00eatre pleinement appr\u00e9ci\u00e9. Ils sont plus ou moins huit dans Sebkha-Chott, tous plus ou moins cagoul\u00e9s ou masqu\u00e9s, avec plus ou moins beaucoup d\u2019invit\u00e9s, sous la houlette d\u2019un certain Wladimir Ohrelianov II. <\/p>\n<p>  Ce premier paragraphe laisse penser que c\u2019est un sacr\u00e9 bordel musical, Sebkha-Chott. Certes, c\u2019est un v\u00e9ritable Capharna\u00fcm mais en grattant quelque peu le vernis, on remarque que c\u2019est tr\u00e8s structur\u00e9 et tr\u00e8s organis\u00e9. La section rythmique m\u00e8ne la barque d\u2019une main de fer dans un gant de velours. Oui, c\u2019est vrai, il n\u2019y a que peu de velours. Sur ce soubassement massif se place un certain nombre de tonnes d\u2019instruments divers (cuivres, claviers, samples et autres claquettes). Bref, vous n\u2019en savez pas beaucoup plus. <br \/> Le groupe d\u00e9finit sa musique comme du Mekanik Metal Disco dont le r\u00e9cit fondateur se d\u00e9roule dans un monde imaginaire, Ohreland \u2013 est-ce pour pr\u00e9venir que les spectateurs en sortiront \u00ab ab-assourdis \u00bb ? \u2013, qui est \u00e0 Sebkha-Chott ce que Koba\u00efa est \u00e0 Magma. Jolie expression pour dire qu\u2019on m\u00e9lange sans vergogne Zappa, Zorn, Patton, Estradasphere et compagnie, le tout enrob\u00e9 de bossa nova, de salsa, de disco, de samba, d\u2019electro, ceci dans un voyage en 48 opuscrits (l\u2019opuscrit est \u00e0 la musique ce que le manuscrit est \u00e0 la litt\u00e9rature). On y passe all\u00e9grement du militantisme \u00e9cologique au ravalement de fa\u00e7ade au Botox sans oublier de nombreux passages \u00e0 caract\u00e8re sexuel (\u00e9videmment !).  <\/p>\n<p>  Bref, Sebkha-Chott fait passer un moment totalement fou et humoristique \u00e0 l\u2019auditeur qui, contrairement \u00e0 certains albums de Fant\u00f4mas, ne sera pas rebut\u00e9 par l\u2019aspect hache-paille de l\u2019album. Au contraire, les morceaux sont mis en place dans une sorte de fondu encha\u00een\u00e9 du meilleur effet, en tout cas pour 47 d\u2019entre eux. Quid du quarante-huiti\u00e8me ? En fait, il s\u2019agit de la seule longue plage de l\u2019album, ad\u00e9quatement intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;Soul Co\u00eft&nbsp;\u00bb, qui vient l\u00e0, un peu comme un cheveu sur la soupe. Morceau enti\u00e8rement improvis\u00e9, on a affaire \u00e0 de l\u2019accordage d\u2019instrument pour l\u2019essentiel. Et c\u2019est l\u00e0, dans une soir\u00e9e entre amis, qu\u2019on te dit : \u00ab&nbsp;t\u2019as rien compris, c\u2019est conceptuel ! &nbsp;\u00bb ou encore : \u00ab&nbsp;c\u2019est avec ce genre de morceau qu\u2019on reconna\u00eet les grands albums ! &nbsp;\u00bb. En effet, qui oserait dire du mal aujourd\u2019hui des huit minutes de bruitages dans le \u00ab&nbsp;Moonchild&nbsp;\u00bb de <i>In the Court of the Crimson King<\/i> ? Rassurez-vous, pour une fois, il existe une r\u00e9ponse imparable et on vous la donne gratuitement : \u00ab&nbsp;Soul Co\u00eft&nbsp;\u00bb est en fait l\u2019\u0153uvre du Collectif Genbaku Orchestra (dont les membres de Sebkha-Chott font partie pour la plupart), c\u2019est un d\u00e9lire th\u00e9\u00e2tral en concert. Ce qui passe bien en concert n\u2019est pas forc\u00e9ment ad\u00e9quat sur CD. <\/p>\n<p>  On ne va pas s\u2019\u00e9tendre sur un morceau que l\u2019on peut zapper ais\u00e9ment alors que le reste de l\u2019album est une vraie r\u00e9ussite, compl\u00e8tement barje certes, mais r\u00e9ussite quand m\u00eame ! D\u2019une certaine fa\u00e7on, on peut rapprocher <i>Nagah Mahdi \u2013 Opuscrits en 48 rouleaux<\/i> d\u2019un autre album d\u00e9bilement g\u00e9nial du rock fran\u00e7ais, <i>Houl\u00e0l\u00e0 II : La Mission<\/i> de Ludwig von 88. Qu\u2019on ne se m\u00e9prenne pas, il s\u2019agit d\u2019un r\u00e9el compliment ! Et que l\u2019on n\u2019oublie pas non plus que Sebkha-Chott est compos\u00e9 de musiciens extr\u00eamement talentueux qui font tournoyer l\u2019auditeur avec une facilit\u00e9 d\u00e9concertante dans les passages complexes ! A ne rater sous aucun pr\u00e9texte en concert !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tiens, tu es l\u00e0 ? 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