{"id":5199,"date":"2007-05-15T00:00:00","date_gmt":"2007-05-14T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5199"},"modified":"2007-05-15T00:00:00","modified_gmt":"2007-05-14T22:00:00","slug":"5199","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/05\/15\/5199\/","title":{"rendered":"Beardfish &#8211; The Sane Day"},"content":{"rendered":"<p>Un groupe su\u00e9dois de rock progressif inconnu qui se pointe avec un double album sous le bras\u2026 a\u00efe ! On songe de suite aux Flower Kings et \u00e0 la redondance dans laquelle ils se sont perdus dans leurs derni\u00e8res productions. Qu\u2019on se rassure : Beardfish, s\u2019il ma\u00eetrise \u00e0 la perfection les canons du rock progressif des ann\u00e9es 70, est loin d\u2019en \u00eatre un clich\u00e9. <i>The Sane Day<\/i> dig\u00e8re et r\u00e9gurgite certes de nombreuses influences mais conserve \u00e9galement quelques touches d\u2019originalit\u00e9. <\/p>\n<p>  Pour parler bri\u00e8vement du concept \u2013 car concept il y a, bien que de l\u2019aveu m\u00eame du ma\u00eetre d\u2019oeuvre Rikard Sj\u00f6blom il soit un peu flou et n\u2019ait \u00e9merg\u00e9 que tardivement dans le processus de composition &#8211; il s\u2019agit de l\u2019histoire d\u2019un jeune homme victime d\u2019une rupture qui d\u00e9cide de retourner dans sa ville natale. Chemin faisant, il fait une halte \u00e0 Gobberville, petite bourgade dans laquelle il va rencontrer des personnages \u00e9tranges et hauts en couleurs. <\/p>\n<p>  D\u00e8s l\u2019ouverture de l\u2019album, une vision assez compl\u00e8te de ce qui attend l\u2019auditeur se dessine : Genesis, Yes, Gentle Giant et dans une moindre mesure King Crimson et Van Der Graaf Generator. Sans oublier les Beatles. Beardfish s\u00e9duira (ou non) par l\u2019alternance de phases \u00ab&nbsp;bien comme il faut&nbsp;\u00bb, respectueuses de la biens\u00e9ance du prog classique, avec des passages plus frais comme \u00ab&nbsp;The Gooberville Ballroom Dancer&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;The Basic Blues&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Blue Moon&nbsp;\u00bb. Autre atout du groupe : la voix polymorphe de Rikard Sj\u00f6blom, d\u00e9finitivement l\u2019une des plus rock du microcosme progressif, \u00e9voque autant Peter Hammill que Kevin Gilbert. Tr\u00e8s expressive et bien loin du mani\u00e9risme caricatural qui a pu caract\u00e9riser les mod\u00e8les de Beardfish, elle donne une v\u00e9ritable dynamique \u00e0 des titres qui, musicalement, sont plus convenus, tels \u00ab&nbsp;A Love Story&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Mystique Of The Beauty Queen&nbsp;\u00bb par exemple. <i>The Sane Day<\/i> \u00e9vite ainsi l\u2019effet soporifique qu\u2019aurait pu produire un album au classicisme trop lisse. <\/p>\n<p>  L\u2019\u00e9cueil du double album n\u2019est cependant pas enti\u00e8rement \u00e9vit\u00e9 et des titres d\u2019un int\u00e9r\u00eat discutable auraient gagn\u00e9 \u00e0 ne pas figurer sur cet album : le reposant mais longuet \u00ab&nbsp;The Sane Day&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Igloo On Two&nbsp;\u00bb, patchwork instrumental un peu vain de ce que Genesis proposait sur <i>The Lamb\u2026<\/i>. Pour tout dire, c\u2019est souvent la voix attachante de Sj\u00f6blom qui fait d\u00e9faut sur des passages instrumentaux parfois peu passionnants. <\/p>\n<p>  Sign\u00e9 r\u00e9cemment chez Insideout \u00e0 la suite d\u2019une recommandation de\u2026 Roine Stolt, Beardfish a trouv\u00e9 une excellente rampe de lancement pour sa musique. Reste \u00e0 savoir si le prochain album rimera avec renouvellement plut\u00f4t qu\u2019avec redite inutile, cette derni\u00e8re option \u00e9tant la plus couramment observ\u00e9e chez les groupes \u00e9voluant dans le registre tr\u00e8s sp\u00e9cifique de Beardfish.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un groupe su\u00e9dois de rock progressif inconnu qui se pointe avec un double album sous&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":5200,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5199"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5199"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5199\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5200"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5199"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5199"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5199"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}