{"id":5133,"date":"2006-11-19T00:00:00","date_gmt":"2006-11-18T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5133"},"modified":"2006-11-19T00:00:00","modified_gmt":"2006-11-18T22:00:00","slug":"5133","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/11\/19\/5133\/","title":{"rendered":"Anthropia &#8211; The Ereyn Chronicles part I"},"content":{"rendered":"<p>Le metal fran\u00e7ais assimil\u00e9 progressif se porte d\u00e9cid\u00e9ment \u00e0 merveille ! Ces derniers mois, Venturia, Awacks, Darjeeling et quelques autres auront d\u00e9ferl\u00e9 dans nos pages. Quel contraste par rapport \u00e0 une travers\u00e9e du d\u00e9sert pas si lointaine que \u00e7a\u2026Aujourd\u2019hui, c\u2019est au tour d\u2019Anthropia de venir d\u00e9poser son disque dans nos escarcelles. Pour ne pas d\u00e9roger \u00e0 une tradition franco-fran\u00e7aise qui consiste \u00e0 ignorer royalement ce genre de groupes, Anthropia est sign\u00e9 sur un label \u00e9tranger et non des moindres : Magna Carta. <\/p>\n<p>  En v\u00e9rit\u00e9, le terme de \u00ab groupe \u00bb est quelque peu exag\u00e9r\u00e9, puisqu\u2019Anthropia est avant tout le projet d\u2019un seul homme, Hugues Lefebvre qui s\u2019est charg\u00e9 de composer et d\u2019arranger le tout, d\u2019interpr\u00e9ter les parties de guitare, de basse, de clavier et d\u2019assurer le chant par-dessus le march\u00e9. Il se fait tout de m\u00eame accompagner \u00e0 la batterie par Damien Rainaud et par quelques invit\u00e9s, pour les vocaux essentiellement. <\/p>\n<p>  Avec Anthropia, c\u2019est une arm\u00e9e de nains guerriers, de dragons et de f\u00e9es diverses qui d\u00e9barque bruyamment. <i>A priori<\/i>, de quoi prendre ses jambes \u00e0 son cou. L\u2019introduction laisse d\u2019ailleurs pr\u00e9sager le pire : synth\u00e9tiseurs pompeux, ch\u0153urs glorieux, partie de batterie quasiment similaire \u00e0 celle de \u00ab Under A Glass Moon \u00bb de Dream Theater\u2026 la suite n\u2019est gu\u00e8re plus rassurante : \u00ab Question Of Honor \u00bb semble tout droit sorti d\u2019un album de Kamelot ou de Gamma Ray. Il y a du clonage dans l\u2019air\u2026 Heureusement, le reste de l\u2019album vient infirmer cette inqui\u00e9tante premi\u00e8re impression et l\u2019indigestion sonore tant redout\u00e9e restera dissimul\u00e9e derri\u00e8re un bosquet de cette for\u00eat enchant\u00e9e. M\u00eame si la muse de l\u2019originalit\u00e9 n\u2019a pas b\u00e9ni ce disque, on reste dans l\u2019ensemble assez loin des clich\u00e9s \u00e9cul\u00e9s de Rhapsody Of Fire ou de Stratovarius. <i>The Ereyn Chronicles part I<\/i> ratisse large : aux r\u00e9f\u00e9rences sus-cit\u00e9es on peut ajouter Symphony X, Nightwish, Angra et quelques autres, avec des sp\u00e9cificit\u00e9s plus marqu\u00e9es pour certains titres. Une des grandes r\u00e9ussites de cet album, le quasi-instrumental \u00ab Through The Sleeping Seaweed \u00bb, par exemple, est tr\u00e8s empreint du style de la bande \u00e0 Michael Romeo tandis que les passages typ\u00e9s power metal \u00e9voquent Superior ou Vanden Plas. Quelques breaks bien sympathiques voire plut\u00f4t originaux (sur \u00ab Where The Secrets Lie \u00bb et \u00ab The Desert Of Jewels \u00bb) a\u00e8rent des compositions assez longues en moyenne. Si la production atteint ses limites sur les parties qui n\u00e9cessiteraient un son tr\u00e8s lourd, elle reste n\u00e9anmoins plus qu\u2019honorable dans l\u2019ensemble. La m\u00eame r\u00e9serve peut-\u00eatre imput\u00e9e au chant qui manque de coffre sur les passages les plus agressifs. <\/p>\n<p>  Comme pour la plupart des projets men\u00e9s par un seul cerveau (on pense \u00e0 Genius ou Avantasia), on ne saurait trop conseiller \u00e0 Hugues Lefebvre de d\u00e9l\u00e9guer ne serait-ce qu\u2019un peu le travail de composition. Bien que ses influences soient diverses et habilement distill\u00e9es \u00e0 travers tout l\u2019album, on ne s\u2019aventure jamais hors des autoroutes \u00e0 quatre voies sur laquelle circule ce premier volet de \u00ab The Ereyn Chronicles \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le metal fran\u00e7ais assimil\u00e9 progressif se porte d\u00e9cid\u00e9ment \u00e0 merveille ! 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