{"id":5127,"date":"2006-09-17T00:00:00","date_gmt":"2006-09-16T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5127"},"modified":"2006-09-17T00:00:00","modified_gmt":"2006-09-16T22:00:00","slug":"5127","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/09\/17\/5127\/","title":{"rendered":"Mythological Cold Towers &#8211; The Vanished Pantheon"},"content":{"rendered":"<p>On connaissait le rock progressif en provenance du Barhein, le <i>grind core<\/i> mexicain, le <i>RIO<\/i> indon\u00e9sien, le <i>black metal<\/i> camerounais, voici maintenant le <i>doom<\/i> br\u00e9silien. Il s\u2019appelle Mythological Cold Towers, il n\u2019en est pas \u00e0 son coup d\u2019essai et se d\u00e9fend plut\u00f4t bien.<\/p>\n<p>  Sign\u00e9 r\u00e9cemment sur Firedoom, label finlandais r\u00e9put\u00e9 dans le microcosme du <i>doom metal<\/i>, MCT sort avec <i>The Vanished Pantheon<\/i> d\u2019un anonymat jusque l\u00e0 quasi-total. Auteurs de deux albums quelconques datant de 1996 et 2000, les br\u00e9siliens passent tr\u00e8s nettement dans la cat\u00e9gorie sup\u00e9rieure avec cet album. L\u2019imagerie mortuaire, les pseudonymes \u00e9sot\u00e9riques et le th\u00e8me des civilisations perdues et de leurs divinit\u00e9s restent \u00e9videmment de rigueur, mais musicalement parlant, MCT essaie de se d\u00e9marquer \u2013 de se d\u00e9p\u00eatrer, devrait-on dire \u2013 des nombreux clich\u00e9s du genre. Tout d\u2019abord, le groupe prend son temps pour faire entrer l\u2019auditeur dans des atmosph\u00e8res symphoniquement macabres : l\u2019album totalise cinq titres s\u2019\u00e9talant sur sept \u00e0 douze minutes. Tempos g\u00e9n\u00e9ralement moyens, murs de guitares\/rouleaux compresseurs, nappes de claviers inqui\u00e9tantes, double p\u00e9dale martelant quasi-incessamment et ambiances angoissantes sont les caract\u00e9ristiques principales de <i>The Vanished Pantheon<\/i>. L\u2019ensemble peut \u00e9voquer My Dying Bride ou certains groupes de <i>black metal<\/i> symphonique. Le chant \u2013 ou plut\u00f4t le r\u00e2le &#8211; n\u2019est aussi bon que lorsque le d\u00e9nomm\u00e9 Samej donne l\u2019impression qu\u2019on \u00e9gorge des chats (sans doute qu\u2019ils ne sentaient pas bon, ces chats-l\u00e0) ou qu\u2019il tente vainement de r\u00e9gurgiter une tron\u00e7onneuse qu\u2019il aurait aval\u00e9 par m\u00e9garde. Il n\u2019est d\u00e8s lors que plus reposant d\u2019entendre au d\u00e9tour de ses vomissements de vagues ch\u0153urs ou un nuage de chant, disons \u00ab plus clair \u00bb, dans un style incantatoire. C\u2019est le cas plus particuli\u00e8rement sur les deux derni\u00e8res compositions, \u00ab Ancestral Solar Emblem \u00bb et \u00ab The Vanished Pantheon \u00bb. Si l\u2019aspect monolithique, pour ne pas dire soporifique de certains morceaux  peut s\u00e9v\u00e8rement rebuter (\u00ab When The Boredom\u2026 \u00bb, pardon, \u00ab When The Solstice Reaches The Apogee  \u00bb), quelques compositions contiennent des variations int\u00e9ressantes, qu\u2019il s\u2019agisse de changements de rythmes ou d\u2019accalmies mystiques (l\u00e0 encore sur \u00ab Ancestral Solar Emblem \u00bb et \u00ab The Vanished Pantheon \u00bb).<\/p>\n<p>  Reste que l\u2019album souffre d\u2019une production un peu fluette qui diminue sensiblement l\u2019impact de l\u2019ensemble. Mais ces bougres de grosses brutes br\u00e9siliennes parviennent malgr\u00e9 tout \u00e0 tenir la drag\u00e9e haute \u00e0 nombre de leurs concurrents et \u00e0 d\u00e9faut d\u2019\u00eatre originaux, ils ne sombrent jamais dans la mauvaise imitation. Le <i>doom<\/i> latino-am\u00e9ricain semble donc avoir de beaux jours devant lui. A quand le <i>post-jazz<\/i>-musette paraguayen ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On connaissait le rock progressif en provenance du Barhein, le grind core mexicain, le RIO&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":5128,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5127"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5127"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5127\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5128"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5127"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5127"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5127"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}