{"id":5125,"date":"2006-09-17T00:00:00","date_gmt":"2006-09-16T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5125"},"modified":"2006-09-17T00:00:00","modified_gmt":"2006-09-16T22:00:00","slug":"5125","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/09\/17\/5125\/","title":{"rendered":"Liva &#8211; Requiem"},"content":{"rendered":"<p>Que peut-on attendre d\u2019un disque dont le sticker accueille \u00e0 bras ouverts les fans de Therion, Nightwish et de <i>metal<\/i> n\u00e9o-classique en g\u00e9n\u00e9ral ? Un \u00e9ni\u00e8me ersatz des groupes susnomm\u00e9s, moins inspir\u00e9 et moins bien produit par-dessus le march\u00e9 ? A vrai dire, dans un domaine o\u00f9 la concurrence est rude entre semi-divas et pseudo Mozart m\u00e9talliques, Liva s\u2019en sort avec les honneurs. R\u00e9cemment distribu\u00e9 en Europe, <i>Requiem<\/i> date en r\u00e9alit\u00e9 de 2002. Le groupe qu\u00e9b\u00e9cois, cr\u00e9e en 1997, sort en 2001 une <i>demo<\/i> qui sera suivie de pr\u00e8s par le pr\u00e9sent album. Parall\u00e8lement \u00e0 ce travail de studio, Liva peut se targuer d\u2019avoir une exp\u00e9rience sc\u00e9nique d\u00e9j\u00e0 bien fournie et prestigieuse, en ayant notamment assur\u00e9 les premi\u00e8res parties canadiennes de pointures comme Vo\u00efvod, Therion ou encore Nightwish. <\/p>\n<p>  C\u00f4t\u00e9 textes, Liva a choisi l\u2019option du latin int\u00e9gral. Un choix courageux (un peu pr\u00e9cieux, diront les mauvaises langues) mais obligatoire en regard du th\u00e8me trait\u00e9 : le Requiem, la messe des morts. Tout au long des onze compositions, les borborygmes d\u2019outre-tombe et le baryton de Pier Carlo Liva alternent avec la voix de soprano de Catherine Elvira Chartier qui ne se contente pas de jouer les simples interpr\u00e8tes puisqu\u2019elle assure \u00e9galement les parties de violon alto. <\/p>\n<p>  Contrairement \u00e0 la concurrence, les compositions de <i>Requiem<\/i> n\u2019ont pas pour vocation principale de faire sortir au public un glaive \u00e9tincelant de son fourreau. Liva ne s\u2019encombre pas de refrains faciles \u00e0 retenir, de soli interminables qui permettent aux musiciens de prendre la pose et autres artifices us\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 la corde. Leur musique n\u2019en est pas pour autant difficile d\u2019acc\u00e8s, elle est simplement moins st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9e que de coutume ce qui constitue d\u00e9j\u00e0 en soi une forme d\u2019originalit\u00e9. Au gr\u00e9 du texte, des titres tr\u00e8s limpides dans leur structure (\u00ab&nbsp;Dies Irae&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Hostias&nbsp;\u00bb) c\u00f4toient des compositions plus complexes (\u00ab&nbsp;Tuba Mirum&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Sanctus&nbsp;\u00bb).<\/p>\n<p>  Malheureusement, la production n\u2019est pas tout \u00e0 fait \u00e0 la hauteur des ambitions du groupe et sonne un peu \u00ab&nbsp;juste&nbsp;\u00bb sur certains passages. Il en est de m\u00eame pour les soli de guitare du sieur Pier Carlo Liva qui, s\u2019il assure \u00e0 merveilles les rythmiques les plus diverses, s\u2019emp\u00eatre parfois dans ses d\u00e9bauches de notes. <\/p>\n<p>  Ces quelques b\u00e9mols mis \u00e0 part, le groupe a tout de m\u00eame le m\u00e9rite de vouloir assaisonner diff\u00e9remment une pr\u00e9paration devenue fade au fil des derni\u00e8res ann\u00e9es. Un encouragement franc et massif, voil\u00e0 la moindre des choses qu\u2019on puisse adresser \u00e0 Liva.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Que peut-on attendre d\u2019un disque dont le sticker accueille \u00e0 bras ouverts les fans de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":5126,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5125"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5125"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5125\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5126"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5125"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5125"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5125"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}