{"id":5111,"date":"2006-06-03T00:00:00","date_gmt":"2006-06-02T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5111"},"modified":"2006-06-03T00:00:00","modified_gmt":"2006-06-02T22:00:00","slug":"5111","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/06\/03\/5111\/","title":{"rendered":"Silent Voices &#8211; Building Up The Apathy"},"content":{"rendered":"<p>La Finlande, l\u2019autre pays du <i>heavy metal<\/i> glorieux \u00e0 pr\u00e9tention progressive. Apr\u00e8s Stratovarius, Nightwish, Sonata Arctica, voici ces messieurs de Silent Voices. Ce projet parall\u00e8le de Henrik Klingenberg (clavi\u00e9riste de Sonata Arctica) n\u2019en est pas \u00e0 son coup d\u2019essai puisque <i>Building Up The Apathy<\/i> n\u2019est rien de moins que leur troisi\u00e8me album studio. <i>Infernal<\/i>, le pr\u00e9c\u00e9dent, ayant recueilli d\u2019\u00e9logieuses critiques, on \u00e9tait en droit de s\u2019attendre \u00e0 ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler un \u00ab album de la maturit\u00e9 \u00bb pour ce troisi\u00e8me essai. Il s\u2019agit en l\u2019occurrence plut\u00f4t de l\u2019album de la continuit\u00e9 o\u00f9 la prise de risque est quasi-nulle. <\/p>\n<p>  Silent Voices, disons-le d\u2019embl\u00e9e, n\u2019a pas davantage avec <i>Building Up The Apathy<\/i> qu\u2019avec ses deux pr\u00e9d\u00e9cesseurs une quelconque chance de tirer son \u00e9pingle du jeu de la fourmili\u00e8re des combos concurrents. Cet album aurait pu voir le jour au lendemain de la sortie d\u2019<i>Awake<\/i> de Dream Theater. Il ne s\u2019agit ni plus ni moins que d\u2019un \u00e9ni\u00e8me croisement entre metal progressif et metal symphonique. Il est m\u00eame surr\u00e9aliste d\u2019associer le terme progressif \u00e0 un album qui accuse une bonne d\u00e9cennie de retard sur les canons du genre. Tous les clich\u00e9s propres \u00e0 ce style sont en effet  pr\u00e9sents : riffs interpr\u00e9t\u00e9s \u00e0 la tron\u00e7onneuse, duels guitare-clavier, alternance de passages calmes et puissants, nappes de claviers atmosph\u00e9riques, cassures de rythmes, titres \u00e0 rallonge (entre 6 et 10 minutes), quelques refrains-hymnes, ballade obligatoire (\u00ab Hollowed \u00bb)\u2026 Le sommet ultime est atteint avec \u00ab Into The Flow \u00bb, compilation de dix minutes contenant la quasi-totalit\u00e9 des ingr\u00e9dients de tout bon rago\u00fbt de metal progressif qui se respecte. Cette accumulation de gimmicks est tr\u00e8s rapidement soporifique. Le pire d\u00e9faut de cet album \u2013 et c\u2019est une tare particuli\u00e8rement r\u00e9pandue chez les suiveurs \u2013 est donc de souffrir d\u2019une totale absence de personnalit\u00e9. On ne retient rien (ou pas grand-chose) des huit compositions, bien qu\u2019elles soient loin d\u2019\u00eatre simplistes mais \u00e0  force de trop vouloir en faire, nos finlandais ne parviennent qu\u2019\u00e0 produire des morceaux surcharg\u00e9s et patauds. <\/p>\n<p>  Silent Voices n\u2019est pourtant pas un cas d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9, de bonnes choses flottent tant bien que mal sur cet oc\u00e9an de conformisme, \u00e0 commencer par la ma\u00eetrise instrumentale incontestable des musiciens. Une vague tentative dans la recherche de sonorit\u00e9s moins convenues peut \u00e9galement \u00eatre soulign\u00e9e (Grand jeu-concours printanier : un piano jazzy s\u2019est timidement gliss\u00e9 dans l\u2019une des compositions. A vous de le retrouver !). C\u00f4t\u00e9 chant, on \u00e9vite l\u2019arch\u00e9type des chanteurs scandinaves \u00e9voluant dans cette cat\u00e9gorie : chant \u00ab lyrique \u00bb haut perch\u00e9, mani\u00e9risme, accent \u00e0 couper au couteau. Michael Henneken, dont le  timbre est proche de celui d\u2019Andy Kuntz (Vanden Plas), s\u2019en sort fort honorablement, \u00e9vitant la plupart du temps les ultrasons. Par ailleurs, tout cela est fort bien produit. Mais il ne s\u2019agit que d\u2019emballage. Et c\u2019est l\u00e0 que r\u00e9side le paradoxe de ce genre de groupes : talentueux, tr\u00e8s professionnels, mais sans originalit\u00e9. Silent Voices n\u2019est pour le moment pas autre chose qu\u2019un ersatz de Dream Theater \u00e0 la sauce nordique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Finlande, l\u2019autre pays du heavy metal glorieux \u00e0 pr\u00e9tention progressive. Apr\u00e8s Stratovarius, Nightwish, Sonata&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":5112,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5111"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5111"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5111\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5112"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5111"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5111"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5111"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}