{"id":5107,"date":"2006-03-23T00:00:00","date_gmt":"2006-03-22T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5107"},"modified":"2006-03-23T00:00:00","modified_gmt":"2006-03-22T22:00:00","slug":"5107","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/03\/23\/5107\/","title":{"rendered":"Cerebus Effect &#8211; Acts Of Deception"},"content":{"rendered":"<p>Les am\u00e9ricains de Cerebus Effect se d\u00e9finissent eux-m\u00eames comme un groupe de fusion\/rock progressif proposant un large spectre musical o\u00f9 chaque membre s\u2019exprime tour \u00e0 tour en solo tandis que les autres l\u2019accompagnent. Rythmes complexes, agressivit\u00e9, improvisation, tels sont les ma\u00eetres mots qui caract\u00e9risent le premier album de ce groupe de Baltimore. A la seule lecture de cette d\u00e9finition, on serait tent\u00e9 de dire que l\u2019\u00e9coute d\u2019<i>Act Of Deception<\/i> risque d\u2019\u00eatre ardue. C\u2019est un peu le cas, \u00e0 vrai dire. <\/p>\n<p>  Il faut reconna\u00eetre que Cerebus Effect est \u00e0 l\u2019aise autant dans les pi\u00e8ces directes et m\u00e9lodiques (\u00ab&nbsp;Unconsoled&nbsp;\u00bb) que dans le prog-metal le plus effr\u00e9n\u00e9 (\u00ab&nbsp;Nine Against Ten&nbsp;\u00bb) ou les improvisations free-jazz (\u00ab&nbsp;Neutrino Flux&nbsp;\u00bb). \u00ab&nbsp;Y&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;W&nbsp;\u00bb qui respectivement ouvrent et closent l\u2019album sont assez repr\u00e9sentatifs de sa teneur g\u00e9n\u00e9rale. Sur un ou deux th\u00e8mes centraux, chaque instrument s\u2019exprime par alternance, souvent de fa\u00e7on virtuose, plus rarement par touches m\u00e9lodiques, occasionnellement sous forme d\u2019improvisations. Les influences et r\u00e9f\u00e9rences de Cerebus Effect sont ainsi assez vite cern\u00e9es : un peu de Yes et de National Health par ci, de Dream Theater et d\u2019ELP par l\u00e0, parmi d\u2019autres. L\u2019emphase, la tension musicale et vocale de Sleepytime Gorilla Museum ne sont pas tr\u00e8s loin non plus dans les deux titres chant\u00e9s (\u00ab&nbsp;Identity Crisis&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Operation Midnight Climax&nbsp;\u00bb). Ces alternances de soli, tous instruments confondus, sont pour certains plac\u00e9s avec pertinence, dans la dynamique de la composition, tandis que d\u2019autres rel\u00e8vent davantage du collage, de la vaine d\u00e9monstration voire de l\u2019autosatisfaction. Quelques interludes moins denses et plus calmes, mais aussi parfois bruitistes et pas toujours reposants (\u00ab&nbsp;Dark At The End Of The Tunnel&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Fine Lines Between Science And Art&nbsp;\u00bb), offrent n\u00e9anmoins une rupture salvatrice dans ce maelstr\u00f6m de notes qui \u00e0 force confine \u00e0 l\u2019indigestion. <\/p>\n<p>  Le mot d\u2019ordre dans la r\u00e9alisation de cet album a vraisemblablement \u00e9t\u00e9 \u00ab&nbsp;diversit\u00e9&nbsp;\u00bb. <i>Acts Of Deception<\/i> n\u2019en est pas pour autant un mod\u00e8le d\u2019\u00e9clectisme \u00e9quilibr\u00e9. Cerebus Effect n\u2019\u00e9merge donc gu\u00e8re de l\u2019oc\u00e9an de groupes instrumentaux virtuoses \u00e9voluant dans ce registre. On lui pr\u00e9f\u00e9rera Dysrythmia, Niacin ou Attention Deficit selon qu\u2019on soit plus attir\u00e9 par le m\u00e9tal, le jazz ou les improvisations. Ce bouillonnement pas toujours contr\u00f4l\u00e9 d\u2019id\u00e9es est par ailleurs desservi par une production manquant un peu de clart\u00e9 et de puissance, d\u00e9faut propre \u00e0 de nombreuses autoproductions, il est vrai. <\/p>\n<p>  Cerebus Effect est \u00e0 l\u2019\u00e9vidence capable de balayer un spectre tr\u00e8s large. Cependant, pour \u00e9viter de laisser un sentiment de \u00ab&nbsp;nous savons tout faire&nbsp;\u00bb un peu vain, un recentrage s\u2019impose dans l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 d\u2019un album futur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les am\u00e9ricains de Cerebus Effect se d\u00e9finissent eux-m\u00eames comme un groupe de fusion\/rock progressif proposant&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":5108,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5107"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5107"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5107\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5108"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5107"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5107"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5107"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}