{"id":5095,"date":"2005-10-17T00:00:00","date_gmt":"2005-10-16T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5095"},"modified":"2005-10-17T00:00:00","modified_gmt":"2005-10-16T22:00:00","slug":"5095","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/10\/17\/5095\/","title":{"rendered":"Echolyn &#8211; The End Is Beautiful"},"content":{"rendered":"<p>Echolyn revient de loin. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 l&rsquo;une des r\u00e9v\u00e9lations du rock progressif des ann\u00e9es quatre-vingt-dix, \u00e9chapp\u00e9 au naufrage pour cause de signature avec une <i>major<\/i>, d\u00fb rembourser ses dettes avec un album de fonds de tiroir, \u00eatre courageusement revenu sur la sc\u00e8ne progressive avec l&rsquo;excellent <i>Cowboy Poems Free<\/i> et propos\u00e9 en 2003  un <i>Mei<\/i> compos\u00e9 d&rsquo;un impressionnant morceau de pr\u00e8s de cinquante minutes, la bande \u00e0 Brett Kull atteint triomphalement le sommet de l&rsquo;asymptote avec un nouvel album \u00e9tourdissant de fra\u00eecheur. <\/p>\n<p>  \u00abGeorgia Pine\u00bb prouve d&rsquo;entr\u00e9e de jeu que complexit\u00e9 et efficacit\u00e9, tradition et innovation peuvent faire bon m\u00e9nage. Le travail r\u00e9alis\u00e9 sur les harmonies vocales \u00e9voque Gentle Giant, l&rsquo;une des grandes r\u00e9f\u00e9rences d&rsquo;Echolyn, et atteint ici un niveau proche de la perfection de <i>As The World<\/i>. Le groupe pratique avec bonheur le contrepoint et superpose les lignes m\u00e9lodiques avec une facilit\u00e9 rarement entendue. Un symphonisme discret mais omnipr\u00e9sent reste \u00e9galement l&rsquo;une de ses caract\u00e9ristiques principales. Poursuivant sur la lanc\u00e9e de <i>Mei<\/i>, Echolyn a enrichi sa palette sonore d\u00e9j\u00e0 consid\u00e9rable par des sons \u00e9lectroniques et une grande vari\u00e9t\u00e9 de cuivres (trompette et trombone sur \u00abHeavy Blue Miles\u00bb, saxophone g\u00e9missant sur \u00abLovesick Morning\u00bb,&#8230;). On trouve aussi du Spock&rsquo;s Beard dans ce nouvel album. Pas le Spock&rsquo;s Beard pompier et bavard mais celui, inspir\u00e9, de \u00abThoughts\u00bb et \u00abIn The Mouth Of Madness\u00bb, qui sait trouver la cassure originale, le pont improbable et la m\u00e9lodie mortelle. C&rsquo;est particuli\u00e8rement flagrant sur le morceau-titre o\u00f9, apr\u00e8s une d\u00e9licieuse intro basse\/batterie jazzy \u00e0 souhait, on s&rsquo;attendrait presque \u00e0 entendre la voix de <i>crooner<\/i> de Neal Morse. Mais c&rsquo;est de Raymond Weston dont il s&rsquo;agit et il s&rsquo;installe d\u00e9finitivement \u00e0 une place de chanteur qu&rsquo;il semblait assumer par d\u00e9faut en plus de son r\u00f4le de bassiste. Dans un registre beaucoup plus vari\u00e9 et assur\u00e9 que par le pass\u00e9, il prend d\u00e9finitivement le pas sur Brett Kull avec qui il partageait bien davantage ce r\u00f4le jusque-l\u00e0. <\/p>\n<p>  L&rsquo;album est si dense qu&rsquo;on pardonne ais\u00e9ment la pr\u00e9sence de titres moins travaill\u00e9s comme \u00abMake Me Sway\u00bb ou \u00abSo Ready\u00bb. On verra cela comme des tentatives un peu maladroites, mais non sans int\u00e9r\u00eat, de composer un mat\u00e9riel plus imm\u00e9diatement accessible, moins progressif, que bien des groupes envieraient ! <\/p>\n<p>  <i>The End Is Beautiful<\/i> est le genre de disque qui vous laisse des moucherons coll\u00e9s aux dents pour cause de sourire permanent. Trouver un album anecdotique dans leur discographie constitue une mission d\u00e9j\u00e0 fort ardue mais les am\u00e9ricains ont enfant\u00e9 l\u00e0 d&rsquo;un disque rare. Celui-ci repr\u00e9sente en quelque sorte ce que le groupe aurait d\u00fb \u00eatre apr\u00e8s <i>As The World<\/i> s&rsquo;il n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 sabord\u00e9 par Sony. Encore trop m\u00e9connu en Europe, Echolyn a pourtant l&rsquo;\u00e9toffe des grands. Et cet album EST grand!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Echolyn revient de loin. 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