{"id":5065,"date":"2005-05-11T00:00:00","date_gmt":"2005-05-10T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5065"},"modified":"2005-05-11T00:00:00","modified_gmt":"2005-05-10T22:00:00","slug":"5065","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/05\/11\/5065\/","title":{"rendered":"Procol Harum &#8211; Shine On Brightly"},"content":{"rendered":"<p>Principalement compos\u00e9 de Matthew Fisher \u00e0 l\u2019orgue, de Gary Brooker au chant et de Trevor Rabin \u00e0 la guitare (Keith Reid se chargeant des textes), Procol Harum sort presque de nulle part en 1967, tout comme son nom d\u2019ailleurs dont personne ne conna\u00eet vraiment l\u2019origine, pas m\u00eame les int\u00e9ress\u00e9s ! Les sp\u00e9culations sont all\u00e9es bon train, depuis le nom du chat de leur mentor, Guy Stevens, ou celui d\u2019un obscur <i>roadie\/dealer<\/i>, jusqu\u2019\u00e0 la (mauvaise) traduction latine du mot \u00ab procul \u00bb signifiant litt\u00e9ralement \u00ab loin de toutes ces choses \u00bb. Laissons cela \u00e0 la l\u00e9gende et pr\u00e9f\u00e9rons \u00e0 l\u2019option du chat ( !), celle de \u00ab loin de toutes ces choses \u00bb qui, \u00e0 l\u2019image de <i>Shine On Brightly<\/i>, leur correspond plut\u00f4t bien\u2026<\/p>\n<p>  La t\u00e2che de ce toujours difficile deuxi\u00e8me album n\u2019est pas des moindres : succ\u00e9der \u00e0 l\u2019immense premier album et son succ\u00e8s plan\u00e9taire : \u00ab A Whiter Shade Of Pale \u00bb. Mais contrairement \u00e0 ce que beaucoup de groupes essay\u00e8rent de faire plus tard, souvent en vain, Procol Harum a l\u2019intelligence de ne pas chercher \u00e0 r\u00e9aliser ce qui ne serait de toutes fa\u00e7ons qu\u2019une p\u00e2le copie de leur immense tube intemporel. \u00ab Quite Rightly So \u00bb en prend d\u2019ailleurs le contre-pied total et donne le ton de ce <i>Shine On Brightly<\/i> : d\u00e9brid\u00e9, exp\u00e9rimental et grandiloquent, toujours habit\u00e9 par la verve lyrique et aigre douce de Keith Reid mais aussi par la voix plaintive et incomparable de Gary Brooker. Le Hammond, si facilement reconnaissable de Matthew Fisher, devenu d\u2019ailleurs v\u00e9ritable marque de fabrique du groupe, parcourt l\u2019album de bout en bout, tour \u00e0 tour enjou\u00e9 ou plus solennel.<br \/> Mais la pi\u00e8ce ma\u00eetresse de ce disque pour tout fan de progressif, est incontestablement le gigantesque &#8211; Yes \u00e9tant encore balbutiant &#8211; \u00ab In Held Twas In I \u00bb, de plus de dix-sept minutes, introduit par la voix d\u2019outre tombe de Gary Brooker, d\u00e9clamant sur des nappes sonores tr\u00e8s orientales une po\u00e9sie sombre et magnifique, rappelant d\u2019ailleurs furieusement Jim Morrison. Le titre, compl\u00e8tement d\u00e9cal\u00e9 et beaucoup trop long \u00e0 l\u2019\u00e9poque, sera mal compris. Il s\u2019agit pourtant l\u00e0 d\u2019un des tout premiers v\u00e9ritables morceaux de rock progressif, alambiqu\u00e9 mais bourr\u00e9 de cr\u00e9ativit\u00e9 et d\u2019imagination. Un hommage tardif, m\u00e9rit\u00e9 et tr\u00e8s personnel lui sera d\u2019ailleurs rendu trente-deux ans plus tard, sur le premier album du groupe hybride Transatlantic.<\/p>\n<p>  <i>Shine On Brighlty<\/i> transforme donc l\u2019essai et la presse d\u2019alors ne tarit pas d\u2019\u00e9loges sur ce disque \u00e0 la fois incomparable et compl\u00e8tement ancr\u00e9 dans son \u00e9poque. Incomparable car inimitable &#8211; et toujours inimit\u00e9 &#8211; et ancr\u00e9 dans son \u00e9poque car purement psych\u00e9d\u00e9lique, \u00e0 l\u2019image de sa pochette, d\u2019ailleurs, dans la lign\u00e9e d\u2019un <i>Sergent Pepper\u2019s<\/i> ou d\u2019un <i>Piper At The Gates Of Dawn<\/i>, en plus emphatique. Effectivement \u00ab loin de toutes ces choses \u00bb, Procol Harum finira par trop s\u2019en \u00e9loigner et sombrera dans la facilit\u00e9 de l\u2019auto parodie apr\u00e8s <i>Grand Hotel<\/i>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Principalement compos\u00e9 de Matthew Fisher \u00e0 l\u2019orgue, de Gary Brooker au chant et de Trevor&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":28,"featured_media":5066,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5065"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/28"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5065"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5065\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5066"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5065"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5065"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5065"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}