{"id":505,"date":"2008-06-09T00:00:00","date_gmt":"2008-06-08T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/505"},"modified":"2008-06-09T00:00:00","modified_gmt":"2008-06-08T22:00:00","slug":"505","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/06\/09\/505\/","title":{"rendered":"Jelly Fiche &#8211; Tout ce que j&rsquo;ai r\u00eav\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>Et si la francophonie avait enfin accouch\u00e9 d\u2019un digne \u00e9pigone du tr\u00e8s british Marillion\u00a0? Et si le prog&rsquo;canadien, qui a le sens du lyrisme color\u00e9 chevill\u00e9 au corps, avait r\u00e9ussi \u00e0 mettre un peu plus de \u00ab\u00a0rock attitude\u00a0\u00bb dans sa parure souvent lisse et d\u00e9mod\u00e9e\u00a0? Et si, enfin, ce premier album de Jelly Fiche \u00e9tait un grand album capable de r\u00e9concilier na\u00efvet\u00e9 po\u00e9tique et flammes rebelles\u00a0? <\/p>\n<p>  Autant le dire, <i>Tout ce que j&rsquo;ai r\u00eav\u00e9<\/i> n\u2019apporte pas une r\u00e9ponse nette \u00e0 toutes ces attentes. Mais ce premier album est un espoir s\u00e9rieux, souvent concret, qui devrait en accrocher plus d\u2019un\u00a0! Emball\u00e9 dans un joli <i>artwork<\/i>, peut-\u00eatre trop d\u00e9licat pour annoncer une quelconque \u00e9volution \/ r\u00e9volution, cet album fait n\u00e9anmoins preuve d\u2019un vrai talent, de ceux qui ne se discute pas. La voix \u00e9tincelante de Syd montre d\u2019\u00e9tonnantes capacit\u00e9s et s\u2019offre m\u00eame le luxe d\u2019ouvrir, tout en restant un chanteur \u00ab\u00a0classique\u00a0\u00bb (parfois m\u00eame tr\u00e8s pop), de nouvelles perspectives m\u00e9lodiques. Les plus blas\u00e9s devraient appr\u00e9cier. Quant aux guitares de Jean-Fran\u00e7ois Arsenault et au saxophone d\u2019Eric Plante, ils savent \u00e0 l\u2019occasion rugir et encrasser la m\u00e9canique d\u2019un prog&rsquo;symphonique flamboyant mais somme toute classique.<\/p>\n<p>  Il faut surtout souligner que des titres comme \u00ab\u00a0Les arbres\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Cach\u00e9 au fond plus haut\u00a0\u00bb sont autant d\u2019occasion de d\u00e9couvrir une teinte tr\u00e8s psych\u00e9d\u00e9lique que le groupe ferait bien d\u2019exploiter tant elle donne \u00e0 sa musique un vertige qui lui va bien. Dans un espace cal\u00e9 entre Marillion \u2014 p\u00e9riode Hogarth \u2014 et Porcupine Tree, cette musique sait donc avoir de la gueule. Dommage que dans sa seconde partie, l\u2019album n\u2019exploite pas aussi bien tous les atouts du groupe. Le dernier titre, \u00ab\u00a0La cage des vautours \/ Libert\u00e9\u00a0\u00bb, long de pr\u00e8s de quinze minutes, souffre notamment d\u2019un cruel manque d\u2019inspiration. C\u2019est d\u2019autant plus g\u00eanant qu\u2019il ferme la marche.<\/p>\n<p>  <i>Tout ce que j&rsquo;ai r\u00eav\u00e9<\/i> est un bon album, d\u2019un bon groupe, avec de bons musiciens capables de faire de la bonne musique. Cependant, l\u2019album h\u00e9site trop entre le sirop d\u2019\u00e9rable et la bi\u00e8re fortement ferment\u00e9e. Si pour un premier essai, il n\u2019y a encore rien de d\u00e9shonorant, on esp\u00e8re que pour la suite de leur carri\u00e8re, les Jelly Fiche sauront quitter les rivages trop fr\u00e9quent\u00e9s et explorer une personnalit\u00e9 plus retors qu\u2019il n\u2019y para\u00eet. Sous les vielles antiennes dont elle se pare, cette musique donne l\u2019impression de cacher \u2014 on se demande pourquoi \u2014 une botte secr\u00e8te. Lib\u00e9r\u00e9es, ces forces occult\u00e9es pourraient bien faire de Jelly Fiche un groupe saignant !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Et si la francophonie avait enfin accouch\u00e9 d\u2019un digne \u00e9pigone du tr\u00e8s british Marillion\u00a0? Et&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":506,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/505"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=505"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/505\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/506"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=505"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=505"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=505"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}