{"id":5047,"date":"2004-12-13T00:00:00","date_gmt":"2004-12-12T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5047"},"modified":"2004-12-13T00:00:00","modified_gmt":"2004-12-12T22:00:00","slug":"5047","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/12\/13\/5047\/","title":{"rendered":"Pink Floyd &#8211; The Piper at the Gates of Dawn"},"content":{"rendered":"<p>En 1964, trois amis, George Roger Waters (guitare), Richard Wright (claviers) et Nick Mason (batterie), tous \u00e9tudiants au Regent Street School Of Polytechnics, forment un groupe, nomm\u00e9 Sigma 6. Flop total, ses diff\u00e9rents successeurs (The Abdads, Screaming Abdads ou m\u00eame Architectural Abdads\u2026 !) rencontr\u00e8rent le m\u00eame destin, jusqu\u2019au jour o\u00f9 George abandonna son nom et sa guitare au profit de Roger et d\u2019une basse.<br \/>Il recrute deux guitaristes : Bob Close et un certain Roger Syd Barrett. Close quitta le groupe avant m\u00eame que celui-ci ne devienne Pink Floyd, en r\u00e9f\u00e9rence aux grands bluesmen Pink Anderson et Floyd Council. C\u2019est sous ce nom que les d\u00e9sormais quatre musiciens enregistr\u00e8rent le c\u00e9l\u00e8bre \u00ab Arnold Layne \u00bb, narrant les aventures d\u00e9jant\u00e9es d\u2019un travesti volant les v\u00eatements de femme sur les cordes \u00e0 linge ! Ce titre r\u00e9appara\u00eetra plus tard dans <i>Relics<\/i> et, malgr\u00e9 son succ\u00e8s, ne figurera pas sur le premier album.<\/p>\n<p>  L\u2019enregistrement de <i>The Piper At The Gates Of Dawn<\/i> en 1967, eu lieu dans les studios o\u00f9 les Beatles enregistraient <i>Sgt Pepper<\/i>. On \u00e9tait alors en pleine vague psych\u00e9d\u00e9lique mais le Joueur de Fl\u00fbte allait alors tr\u00e8s vite rel\u00e9guer le Sergent Poivre au rang de comptine pour enfant sage ! Syd Barrett, v\u00e9ritable ange maudit, vole presque naturellement la direction du groupe \u00e0 Roger Waters pour une excursion musicale et sonore sans pr\u00e9c\u00e9dent.<br \/> Construit comme une suite de petites histoires plus hallucin\u00e9es les unes que les autres, <i>The Piper At The Gates Of Dawn<\/i> navigue dans un univers \u00e0 la fois bigarr\u00e9 et chatoyant, mais tourment\u00e9 et fi\u00e9vreux fa\u00e7on r\u00eave sous acide. On y rencontre, \u00e7a et l\u00e0, des extra-terrestres explorateurs (\u00ab Astronomy Domine \u00bb) au cours d\u2019un voyage interstellaire (\u00ab Interstellar Overdrive \u00bb) mais aussi un chat \u00e0 la Lewis Caroll  (\u00ab Lucifer Sam \u00bb), un curieux gnome \u00e0 la Tolkien (\u00ab The Gnome \u00bb), un \u00e9pouvantail \u00e0 moineaux plus d\u00e9pressif que v\u00e9ritablement effrayant (\u00ab Scarecrow \u00bb) le tout au cours d\u2019une balade \u00e0 bicyclette (\u00ab Bike \u00bb), pr\u00e9texte \u00e0 une chanson d\u2019amour aussi inqui\u00e9tante que faussement na\u00efve.<\/p>\n<p>  Seul \u00ab Take Up Thy Stethoscope And Walk \u00bb, unique morceau du disque sign\u00e9 par Waters, d\u00e9note par sa banalit\u00e9 dans cet univers g\u00e9nial et visionnaire.<br \/>Barrett ne supportera pas la pression qui suivit le succ\u00e8s fulgurant de ce disque et l\u2019acide qui lui inspira cette collection de p\u00e9pites le m\u00e8nera doucement \u00e0 la schizophr\u00e9nie. Ecart\u00e9 progressivement du groupe, il vit aujourd\u2019hui reclus dans la r\u00e9gion de Cambridge o\u00f9 certains lui vouent toujours un v\u00e9ritable culte.<br \/>Waters pourra enfin reprendre son r\u00f4le de meneur avant de devenir le despote que l\u2019on sait\u2026Pour beaucoup, Pink Floyd ne se releva pas de cette d\u00e9fection et sombra dans le \u00ab planant \u00bb \u00e0 bas prix, facile voire m\u00eame m\u00e9diocre. C\u2019est exag\u00e9r\u00e9 mais force est de constater que la destin\u00e9e du groupe aurait certainement \u00e9t\u00e9 tout autre sans l\u2019impulsion cr\u00e9ative de Barrett. <i>The Piper At The Gates Of Dawn<\/i>, d\u00e9j\u00e0 r\u00e9volutionnaire dans sa production \u00e0 l\u2019\u00e9poque, est un album fondateur et culte, incomparable, g\u00e9nial et incontournable : on peut ne pas l&rsquo;aimer, mais difficilement ne pas le conna\u00eetre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1964, trois amis, George Roger Waters (guitare), Richard Wright (claviers) et Nick Mason (batterie),&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":28,"featured_media":5048,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5047"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/28"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5047"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5047\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5048"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5047"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5047"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5047"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}