{"id":50188,"date":"2021-10-25T18:57:24","date_gmt":"2021-10-25T16:57:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.chromatique.net\/?p=50188"},"modified":"2021-10-26T22:23:58","modified_gmt":"2021-10-26T20:23:58","slug":"shamblemaths-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2021\/10\/25\/shamblemaths-2\/","title":{"rendered":"Shamblemaths &#8211; 2"},"content":{"rendered":"\n<p>Il y a cinq ans, un duo de musiciens norv\u00e9giens alors totalement inconnu au bataillon sortait un album qui avait toutes les chances de passer inaper\u00e7u au milieu de la production aussi pl\u00e9thorique qu\u2019indig(este)(ente) de pomp\u2019 rock. Mais une \u0153uvre musicale, lorsqu\u2019elle est brillante, finit toujours par atteindre sa cible, et <em><a href=\"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/04\/27\/7401\/\">Shamblemaths<\/a><\/em> a finalement perc\u00e9 le plafond de verre pour s\u2019offrir aux oreilles abasourdies de quelques argonautes de l\u2019<em>underground<\/em> progressif.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dire si on attendait ce second disque avec impatience. Alors <em>Shamblemaths 2 <\/em>joue-t-il la s\u00e9curit\u00e9&nbsp;et ressemble-t-il \u00e0 son brillant pr\u00e9d\u00e9cesseur&nbsp;? Ou Simen \u00c5. Ellingsen, \u00e9paul\u00e9 par le batteur Ingvald A. Vassb\u00f8, parvient-il au contraire \u00e0 r\u00e9it\u00e9rer le coup de ma\u00eetre du premier album sans en faire la redite&nbsp;? Plut\u00f4t que de trancher, \u00e9talons les cartes sur la table. Succ\u00e9dant au saxophone et \u00e0 la contrebasse de l\u2019inqui\u00e9tant \u00ab M\u00e5neskygge&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Knucklecog&nbsp;\u00bb annonce d\u2019embl\u00e9e un album sombre, souvent f\u00e9roce et fortement marqu\u00e9 par la sc\u00e8ne scandinave, elle-m\u00eame gorg\u00e9e d\u2019influences multiples o\u00f9 King Crimson occupe une place de choix. Dmitri Chostakovitch est \u00e9galement bien plac\u00e9 sur le podium des r\u00e9f\u00e9rences, avec une relecture de la premi\u00e8re partie de son Quatuor \u00e0 cordes n\u00b08 en ut mineur (opus 110), dans lequel il cite plusieurs autres de ses compositions. L\u2019arrangement d\u2019Ellingsen offre deux parties fortement contrast\u00e9es, l\u2019une solennelle et l\u2019autre fr\u00e9n\u00e9tique, qui n\u2019ont en commun qu\u2019un climat anxiog\u00e8ne digne des plus lugubres morceaux de Present. Les contrastes se font encore plus marquants sur le dantesque \u00ab&nbsp;Lat Kvar Jordisk Skapning Teia&nbsp;\u00bb : la froideur \u00e9lectrique se m\u00eale \u00e0 la chaleur acoustique des saxophones, de la guitare folk, du basson, tandis que le chant fragile d\u2019Anna Gaustad Nistad (14 ans) et d\u2019Eivor \u00c5. Ellingsen (6 ans) se glisse entre des s\u00e9quences sauvages \u00e0 la limite du metal, appuy\u00e9es par les claviers (dont l\u2019incontournable Mellotron) toujours bien plac\u00e9s de Paolo Botta. Apr\u00e8s une telle tourmente de m\u00e9lancolie et de sinistre abattement, \u00ab&nbsp;This River&nbsp;\u00bb appara\u00eet comme un \u00eelot de d\u00e9licatesse sur lequel se pose le duo de voix Simen \u00c5. Ellingsen \/ Marianne L\u00f8nstad. L\u2019affliction s\u2019est ici mu\u00e9e en une nostalgie presque douillette, concluant l\u2019album, malgr\u00e9 un dernier et puissant crescendo, sur une note plus apais\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Si <em>Shamblemaths 2<\/em> est plus difficile \u00e0 apprivoiser, il n\u2019en est pas moins aussi passionnant que son devancier. Exit les allusions \u00e0 Magma et les passages n\u00e9o-prog, on est en pr\u00e9sence d\u2019un album r\u00e9solument <em>dark<\/em> et <em>heavy.<\/em>, \u00e0 la fois moderne et ancr\u00e9 dans les ann\u00e9es soixante-dix. Ceux pour qui les atmosph\u00e8res t\u00e9n\u00e9breuses ne sont pas un frein y trouveront de quoi cultiver leur passion des musiques ambitieuses, claires-obscures et sans concessions.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Knucklecog\" width=\"640\" height=\"480\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/R1DSodwJZlU?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a cinq ans, un duo de musiciens norv\u00e9giens alors totalement inconnu au bataillon&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":50189,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2,35],"tags":[33,54,163],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/50188"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=50188"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/50188\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":50287,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/50188\/revisions\/50287"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/50189"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=50188"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=50188"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=50188"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}