{"id":5015,"date":"2006-12-08T00:00:00","date_gmt":"2006-12-07T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5015"},"modified":"2006-12-08T00:00:00","modified_gmt":"2006-12-07T22:00:00","slug":"5015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/12\/08\/5015\/","title":{"rendered":"GPS &#8211; Window To The Soul"},"content":{"rendered":"<p>Quand Guthrie Govan (G), John Payne (P) et Jay Schellen (S) se retrouvent le temps d\u2019un album, \u00e7a donne\u2026 Asia ? Eh non, malgr\u00e9 les apparences le groupe se nomme GPS et accueille dans ses rangs le japonais fou de Spock\u2019s Beard, Ryo Okumoto aux claviers. Premi\u00e8re interrogation : pourquoi ne pas avoir sorti ce <i> Window To The Soul <\/i> avec Asia ? La r\u00e9ponse est simple : Geoff Downes souhaitant reformer le groupe sous son line-up originel, Govan et Payne se retrouvent sans groupe fixe. Ces derniers ont peut-\u00eatre vu l\u00e0 une occasion de proposer une musique diff\u00e9rente de celle d\u2019Asia sans que les fans crient \u00e0 l\u2019outrage. Deuxi\u00e8me interrogation l\u00e9gitime : le pari est-il tenu ? Malheureusement non\u2026 <\/p>\n<p>  Album tr\u00e8s in\u00e9gal, <i>Window To The Soul <\/i> souffle le (tr\u00e8s) chaud et le (tr\u00e8s) froid et laisse un go\u00fbt plus que mitig\u00e9, m\u00eame apr\u00e8s de nombreuses \u00e9coutes. Frappant d\u2019originalit\u00e9 et de qualit\u00e9 technique sur les trois premiers titres mais affligeant d\u2019ennui sur la plupart des autres morceaux, le quatuor prouve qu\u2019il est capable du meilleur mais surtout du pire. Que les fans d\u2019Asia se rassurent puisque, outre la voix rauque volontairement durcie de John Payne et quelques sursauts d\u2019\u00e9nergie passagers, la musique de GPS ne s\u2019\u00e9loigne que tr\u00e8s peu de celle de leur groupe f\u00e9tiche. Pour les autres, les surprises seront peu nombreuses. En effet, si  \u00ab&nbsp;Window To The Soul&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;New Jerusalem&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Heaven Can Wait&nbsp;\u00bb laissent pr\u00e9sager un album tr\u00e8s int\u00e9ressant, la suite n\u2019est vraiment pas \u00e0 la hauteur des sommets atteints par ces trois premiers titres et provoquera sans doute un sentiment de frustration chez l\u2019auditeur. Les titres s\u2019encha\u00eenent sans rythme et hormis l\u2019excellent \u00ab&nbsp;The Objector&nbsp;\u00bb sur lequel on croirait assister \u00e0 une reformation de Ark, on s\u2019ennuie ferme. L\u2019insipide \u00ab&nbsp;I Believe In Yesterday&nbsp;\u00bb ferait d\u2019ailleurs presque passer le qualificatif \u00ab&nbsp;FM&nbsp;\u00bb pour un terme p\u00e9joratif. <\/p>\n<p>  Les qualit\u00e9s techniques des musiciens sont pourtant ind\u00e9niables mais elles paraissent mal exploit\u00e9es, \u00e0 l\u2019exception des solos du guitariste-virtuose Guthrie Govan (NdR : Son premier album solo <i> Erotic Cakes <\/i> est disponible sur internet depuis peu). Encens\u00e9 par ses pairs mais encore injustement m\u00e9connu du grand public, l\u2019anglais est capable de tout. Les rares habitu\u00e9s de sa technique extravagante seront d\u2019ailleurs surpris de voir que ses solos au sein de GPS ne sont que douceur et feeling, saupoudr\u00e9s avec parcimonie d\u2019une technique bien sentie. Les chorus de \u00ab&nbsp;Written On Time&nbsp;\u00bb, de \u00ab&nbsp;Gold&nbsp;\u00bb  sont les exemples parfaits du toucher sans faille de l\u2019anglais, qui n\u2019a d\u00e9cid\u00e9ment  rien \u00e0 envier \u00e0 personne, ni aux bluesmen les plus touchants, ni aux techniciens les plus aguerris. La basse est quant \u00e0 elle un peu trop mise en avant et les longs solos de claviers font souvent office de remplissage. <\/p>\n<p>  <i>Window To The Soul <\/i> apporte la preuve qu\u2019il faut plus \u00e0 un groupe que des musiciens talentueux et une production professionnelle pour sortir du lot. Pourtant, si l\u2019album avait \u00e9t\u00e9 de l\u2019acabit des trois premiers titres, on ne serait pas pass\u00e9 loin du chef d\u2019\u0153uvre. Quel dommage\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand Guthrie Govan (G), John Payne (P) et Jay Schellen (S) se retrouvent le temps&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":17,"featured_media":5016,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5015"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/17"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5015"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5015\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5016"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5015"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5015"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5015"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}