{"id":5007,"date":"2007-05-15T00:00:00","date_gmt":"2007-05-14T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5007"},"modified":"2007-05-15T00:00:00","modified_gmt":"2007-05-14T22:00:00","slug":"5007","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/05\/15\/5007\/","title":{"rendered":"Devin Townsend &#8211; Ziltoid The Omniscient"},"content":{"rendered":"<p>Croire les rumeurs comme quoi Devin Townsend allait s\u2019\u00e9loigner de la musique quelques temps \u00e9tait mal conna\u00eetre le bonhomme. L\u2019arriv\u00e9e de son premier enfant en octobre dernier n\u2019a pas suffit \u00e0 calmer ce boulimique de musique puisqu\u2019un an et demi \u00e0 peine apr\u00e8s <i>Synchestra<\/i> et seulement quelques mois apr\u00e8s le dernier Strapping Young Lad, <i>The New Black<\/i>, le savant fou du metal donne naissance \u00e0 un projet des plus farfelus. <\/p>\n<p>  Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, chaque projet men\u00e9 par Devin avait un style reconnaissable et n\u2019empi\u00e9tait que tr\u00e8s peu sur les autres. Les compos de Strapping Young Lad n\u2019ont en g\u00e9n\u00e9ral rien \u00e0 voir avec celles de ses albums solos (si l\u2019on excepte peut-\u00eatre <i>Physicist<\/i>) et il en va de m\u00eame pour ses autres projets comme Devlab ou encore Punky Br\u00fcster. A l\u2019oppos\u00e9, cette nouvelle \u0153uvre, estampill\u00e9e \u00ab&nbsp;Devin Townsend&nbsp;\u00bb, m\u00eale habilement toutes les facettes du savant fou. M\u00e9lodies et ambiances chaloup\u00e9es sur fonds d\u2019arp\u00e8ges et de nappes \u00e0 la <i>Terria<\/i> sont naturellement entrecoup\u00e9es de doubles grosses caisses \u00e9tourdissantes (ce m\u00e9lange subtil trouve en \u00ab&nbsp;By Your Command&nbsp;\u00bb ou encore \u00ab&nbsp;Solar Winds&nbsp;\u00bb son parfait exemple) comme celles habituellement distill\u00e9es par l\u2019imposant Gene Hoglan. C\u2019est d\u2019ailleurs Devin lui-m\u00eame qui s\u2019est charg\u00e9, comme tout le reste sur cet album, des parties de batterie \u00e0 l\u2019aide du fameux logiciel Drumkit From Hell, cr\u00e9\u00e9 par Tomas Haake et exp\u00e9riment\u00e9 par ce dernier sur l\u2019album <i>Catch 33<\/i> de Meshuggah. Le r\u00e9sultat, vraisemblablement le fruit d\u2019un travail acharn\u00e9 et m\u00e9ticuleux (le logiciel \u00e9tant loin d\u2019\u00eatre simple \u00e0 manipuler), est tout \u00e0 fait \u00e0 la hauteur et Devin peut se targuer d\u2019avoir cr\u00e9\u00e9 et produit cet album de A \u00e0 Z, tout seul dans sa cave. <\/p>\n<p>  Mais ce nouveau projet, initialement imagin\u00e9 comme un spectacle de marionnettes ne se r\u00e9sume pas \u00e0 un simple amalgame d\u2019influences. Avec <i>Ziltoid The Omniscient <\/i>, le sieur Townsend explore encore de nouveaux horizons et semble ne s\u2019\u00eatre donn\u00e9 aucune limite, aucune contrainte particuli\u00e8re si ce n\u2019est au niveau du concept compl\u00e8tement loufoque. Son personnage, Ziltoid, semble tout droit sorti de l\u2019univers d\u2019un Tim Burton devenu fan de metal et n\u2019aurait pas d\u00e9pareill\u00e9 dans le casting de \u00ab&nbsp;Mars Attacks !&nbsp;\u00bb, film auquel le titre \u00ab&nbsp;Ziltoidia Attaxx ! &nbsp;\u00bb fait sans doute allusion. V\u00e9ritable schizophr\u00e8ne, le Canadien interpr\u00e8te tous les personnages, dont Ziltoid, un extraterrestre quadridimensionnel qui voyage dans l\u2019espace-temps gr\u00e2ce \u00e0 un carburant inhabituel qu\u2019il se procure sur Terre : le caf\u00e9. Que les plus terre-\u00e0-terre d\u2019entre nous ne se sauvent pas en courant pour autant ! Au-del\u00e0 de ce concept loufoque, cet album d\u00e9livre un message de d\u00e9tresse authentique. Les hurlements \u00e0 la fin de \u00ab&nbsp;Color Your World&nbsp;\u00bb : \u00ab&nbsp;I am a puppet, you are a,puppet, we are all puppets !&nbsp;\u00bb sont autant ceux de Ziltoid-la-marionnette que ceux de son cr\u00e9ateur, us\u00e9 par l\u2019impitoyable monde du show business. A travers le personnage de Zilto\u00efd, c\u2019est une autre facette de Devin Townsend que l\u2019on d\u00e9couvre, celle d\u2019un <i>nerd<\/i> timide et presque misanthrope qui fait de la musique dans son sous-sol, avec son ordinateur pour seul ami, et dont la vie est manipul\u00e9e par le monde ext\u00e9rieur, comme s\u2019il \u00e9tait une simple marionnette. <\/p>\n<p>  Jamais un album du canadien n\u2019aura \u00e9t\u00e9 aussi dense et vari\u00e9 tout en restant rythm\u00e9 et coh\u00e9rent. Sonorit\u00e9s techno\u00efdes et voix planante sur \u00ab&nbsp;Hyperdrive&nbsp;\u00bb, ambiances arabisantes sur \u00ab&nbsp;N9&nbsp;\u00bb ou encore un petit c\u00f4t\u00e9 martial \u00e0 la Rammstein sur \u00ab&nbsp;Planet Smasher&nbsp;\u00bb, aucune limite ne semble avoir \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e. C\u00f4t\u00e9 prouesses vocales, Devin Townsend passe par tous les styles de chant et ce au sein m\u00eame de chaque chanson, s\u2019affirmant plus que jamais comme un cam\u00e9l\u00e9on vocal. Enfin n\u2019oublions pas le guitariste souvent sous-estim\u00e9 qu\u2019est le canadien fou et ses soli tout droit tir\u00e9s de l\u2019univers d\u2019un Bumblefoot ou d\u2019un Buckethead, si bien ex\u00e9cut\u00e9s que l\u2019on jurerait que ces deux fines lames ont r\u00e9ellement \u00e9t\u00e9 invit\u00e9es sur le disque. <\/p>\n<p>  Chez Devin Townsend, les albums se suivent et ne se ressemblent pas, m\u00eame si sa marque de fabrique est pr\u00e9sente \u00e0 chaque fois. Il est par cons\u00e9quent facile de pr\u00e9voir des r\u00e9actions diam\u00e9tralement oppos\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9coute de <i>Ziltoid The Omniscient<\/i> selon les affinit\u00e9s de chacun. Une chose est s\u00fbre, personne n\u2019en sortira indemne. A noter que l\u2019album sortira aussi en \u00e9dition limit\u00e9e avec un cd bonus contenant deux titres et une piste vid\u00e9o. Attachez vos ceintures, le voyage intergalactique risque d\u2019\u00eatre brutal.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Croire les rumeurs comme quoi Devin Townsend allait s\u2019\u00e9loigner de la musique quelques temps \u00e9tait&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":17,"featured_media":5008,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5007"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/17"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5007"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5007\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5008"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5007"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5007"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5007"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}