{"id":5003,"date":"2007-06-09T00:00:00","date_gmt":"2007-06-08T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5003"},"modified":"2007-06-09T00:00:00","modified_gmt":"2007-06-08T22:00:00","slug":"5003","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/06\/09\/5003\/","title":{"rendered":"Dream Theater &#8211; Systematic Chaos"},"content":{"rendered":"<p>Avant m\u00eame d\u2019\u00e9couter cet album, plusieurs signes pr\u00e9figuraient un tournant dans la carri\u00e8re du groupe. Outre le changement de label et d\u2019ing\u00e9nieur du son, le groupe avait bien fait comprendre qu\u2019<i>Octavarium<\/i> marquait la fin d\u2019une \u00e9poque, fermait une boucle. Mais <i>Systematic Chaos<\/i> est-il vraiment le disque du changement, le d\u00e9but d\u2019une nouvelle \u00e8re? <\/p>\n<p>  Une fois n\u2019est pas coutume, le groupe, s\u00fbrement influenc\u00e9 par les pratiques de Roadrunner, a d\u00e9cid\u00e9 de mettre un titre \u00e0 disposition bien avant la sortie officielle de l\u2019album. En l\u2019occurrence, il s\u2019agit du premier <i>single<\/i> (pour lequel le groupe a tourn\u00e9 un clip !) : \u00ab Constant Motion \u00bb.  Cette \u00ab fuite \u00bb officielle ainsi que celle de \u00ab The Dark Eternal Night \u00bb ont d\u00fb d\u00e9concerter de nombreux fans, qui croyaient avoir affaire \u00e0 une redite de <i>Train Of Thought<\/i>. En effet, si l\u2019on se base sur ces deux morceaux, Dream Theater serait (re)devenu un simple groupe de metal, o\u00f9 le c\u00f4t\u00e9 progressif ne serait pr\u00e9sent que dans les passages techniques. A l\u2019\u00e9coute de \u00ab Constant Motion \u00bb, l\u2019angoisse aura s\u00fbrement \u00e9t\u00e9 la m\u00eame qu\u2019\u00e0 la premi\u00e8re \u00e9coute de \u00ab As I Am \u00bb : Dream Theater est-il devenu un <i>coverband<\/i> de Metallica ? Riffs tout droit sortis de <i>Master Of Puppets<\/i> et coll\u00e9s les uns aux autres sans r\u00e9elle coh\u00e9rence, chant \u00e0 la Hetfield : tout laisse croire que le cauchemar v\u00e9cu par certains n\u2019est pas fini. Si l\u2019on ajoute \u00e0 cela, sur ces deux morceaux, un Portnoy de plus en plus pr\u00e9sent au chant <i>lead<\/i> (ce dernier ayant autant de talent dans ce domaine qu\u2019un fan imbib\u00e9 d\u2019alcool qui chante faux et fort dans l\u2019oreille et emp\u00eache le voisinage de profiter pleinement de votre concert), il y avait fort \u00e0 craindre quant \u00e0 la teneur du reste de l\u2019album. Heureusement, ces deux titres donnent un bien mauvais aper\u00e7u de <i>Systematic Chaos<\/i> qui est dans l\u2019ensemble un album plus r\u00e9ussi et plus vari\u00e9 que ce que ces deux extraits laissaient penser. <\/p>\n<p>  Pour le fan comme pour celui qui n\u2019y croit plus, <i>Systematic Chaos<\/i> contient de tr\u00e8s bonnes surprises comme l\u2019\u00e9pique \u00ab In The Presence Of Enemies \u00bb, r\u00e9parti en deux pistes, au d\u00e9but et \u00e0 la fin de l\u2019album, par souci de \u00ab digestibilit\u00e9 \u00bb. Ce morceau aux accents \u00ab Rushiens \u00bb renoue avec l\u2019univers m\u00e9lancolique et envo\u00fbtant de <i>Scenes From A Memory<\/i>. Pour les amoureux de guitare, ce titre marque aussi le retour du Petrucci des ann\u00e9es 90, bien plus inspir\u00e9, et ce constat est valable pour la majeure partie de l\u2019album. Toujours dans le rayon des bonnes surprises, le huiti\u00e8me chapitre de la lutte contre l\u2019alcool de Mike Portnoy (cette saga en contiendra douze), \u00ab Repentance \u00bb est, lui aussi, dans la veine d\u2019un \u00ab This Dying Soul \u00bb revisit\u00e9 \u00e0 la sauce \u00ab  Home \u00bb, et donc bien plus int\u00e9ressant harmoniquement parlant. Sur ce titre, le sieur Portnoy a choisi d\u2019inviter un certain nombre de ses coll\u00e8gues, non pas \u00e0 chanter ou \u00e0 jouer mais \u00e0 \u2026 parler ! A vous d\u2019essayer de reconna\u00eetre les voix de Neal Morse, Steven Wilson, Steve Vai, Joe Satriani, Corey Taylor (Slipknot), Mikael Akerfeldt, Jon Anderson, Daniel Gildenlow ou encore Steve Hogarth\u2026 qui sont l\u00e0 pour raconter leur propre exp\u00e9rience, en rapport avec le pardon et le repentir. Reste \u00e0 savoir ce que cette liste impressionnante d\u2019invit\u00e9s apporte r\u00e9ellement \u00e0 cette chanson, si ce n\u2019est de la longueur\u2026 <\/p>\n<p>  A l\u2019\u00e9coute des titres restants, on a l\u2019impression que Dream Theater s\u2019est offert un lifting, comme pour marquer le passage \u00e0 l\u2019\u00e8re Roadrunner, avec un metal plus moderne et des influences pioch\u00e9es chez les groupes \u00ab qui plaisent aux jeunes \u00bb. Si \u00ab Prophets Of War \u00bb tire encore une fois vers un plagiat de Muse (en toutefois moins prononc\u00e9 que le \u00ab Never Enough \u00bb d\u2019<i>Octavarium<\/i>), c\u2019est plut\u00f4t du c\u00f4t\u00e9 d\u2019Evanescence ou encore de Within Temptation qu\u2019il va falloir se tourner pour cerner le tube en puissance qu\u2019est \u00ab Forsaken \u00bb. La voix de Labrie, comme sur le reste de l\u2019album, y est plus polic\u00e9e (allez, osons le terme, plus \u00ab commerciale \u00bb) et la production plus l\u00e9ch\u00e9e. Ceux qui pr\u00e9f\u00e8rent la constance d\u2019un Symphony X (qui risque fort d\u2019enfoncer le clou avec son <i>Paradise Lost<\/i>) \u00e0 la vari\u00e9t\u00e9 des derniers albums de Dream Theater risquent encore de crier au scandale, mais il faut avouer que \u00ab Forsaken  \u00bb est une des r\u00e9ussites de l\u2019album. Certains trouveront \u00e9galement dommage que certains titres du Th\u00e9\u00e2tre du R\u00eave ne se r\u00e9sument plus qu\u2019\u00e0 des exercices de style, tr\u00e8s r\u00e9ussis certes, mais o\u00f9 la touche \u00ab DT \u00bb se r\u00e9sume parfois au simple ajout de passages techniques. Quant au \u00ab rat\u00e9 \u00bb de l\u2019album, le poussif \u00ab The Ministry Of Lost Souls \u00bb souffle le chaud et le froid en m\u00ealant assez maladroitement passages \u00ab Floydiens \u00bb et influences plus metal. Un titre long et dispensable qui prendra peut-\u00eatre plus d\u2019ampleur en live. <\/p>\n<p>  En r\u00e9sum\u00e9, voil\u00e0 un bon, voire tr\u00e8s bon album de metal moderne aux accents progressifs, mais s\u00fbrement pas l\u2019album que les fans attendent depuis <i>Scenes From A Memory<\/i>. La v\u00e9ritable question est : cet album viendra-t-il un jour ? Si la r\u00e9ponse est n\u00e9gative, il faudra se contenter des nombreuses \u00e9lucubrations de Portnoy et Petrucci. Apr\u00e8s s\u2019\u00eatre lanc\u00e9 le d\u00e9fi de faire un concept album (<i>Scenes From A Memory<\/i>), un double album contenant un titre de 42 minutes (<i>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/i>), trois triple <i>lives<\/i> (dont un avec orchestre symphonique) aux setlists qui ne se recoupent pas, un album de pur metal (<i>Train Of Thought<\/i>), un autre rendant hommage \u00e0 leurs influences (<i>Octavarium<\/i>)  \u2026 nombreux sont ceux qui aimeraient que Dream Theater se lance le simple d\u00e9fi de faire un album de\u2026 Dream Theater. <\/p>\n<p>  A noter enfin que pour la premi\u00e8re fois, cet album sort aussi en \u00e9dition limit\u00e9e avec un DVD bonus contenant l\u2019album en 5.1 et un <i>making of<\/i>, le tout envelopp\u00e9 dans un digipack au concept graphique compl\u00e8tement diff\u00e9rent, et bien plus r\u00e9ussi que celui de l\u2019\u00e9dition simple. Gageons que le groupe &#8211; et Mike Portnoy en particulier &#8211;  sauront profiter (et nous faire profiter) au maximum de cette nouvelle collaboration avec Roadrunner.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avant m\u00eame d\u2019\u00e9couter cet album, plusieurs signes pr\u00e9figuraient un tournant dans la carri\u00e8re du groupe&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":17,"featured_media":5004,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5003"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/17"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5003"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5003\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5004"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5003"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5003"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5003"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}