{"id":4997,"date":"2007-10-15T00:00:00","date_gmt":"2007-10-14T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4997"},"modified":"2007-10-15T00:00:00","modified_gmt":"2007-10-14T22:00:00","slug":"4997","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/10\/15\/4997\/","title":{"rendered":"Alex Skolnick Trio &#8211; Last Day in Paradise"},"content":{"rendered":"<p>Le nom d\u2019Alex Skolnick dit s\u00fbrement quelque chose aux plus m\u00e9talleux d\u2019entre nous. C\u2019est normal, ce guitariste a offici\u00e9 de 1987 \u00e0 1993 dans Testament, un des groupes pionniers de la sc\u00e8ne thrash. Et pourtant, c\u2019est un album de jazz auquel nous avons affaire avec <i>Last Day in Paradise<\/i>. En effet, l\u2019am\u00e9ricain a entrepris d\u2019abandonner le metal il y a quelques ann\u00e9es pour apprendre le jazz dans une grande \u00e9cole de New York et depuis il ne jure plus que par ce style. Apr\u00e8s un premier album tr\u00e8s r\u00e9ussi car uniquement constitu\u00e9 d\u2019adaptations jazz des standards du hard rock comme \u00ab&nbsp;Still Loving You&nbsp;\u00bb de Scorpions ou encore \u00ab&nbsp;Warpigs&nbsp;\u00bb de Black Sabbath, et un deuxi\u00e8me essai un peu moins convaincant, Alex Sckolnick semble encore \u00e9prouver le besoin d\u2019explorer le jazz instrumental. <\/p>\n<p>  Malheureusement on se rend vite compte que <i>Last Day in Paradise<\/i> est un album de jazz instrumental traditionnel peu novateur et par cons\u00e9quent peu int\u00e9ressant m\u00eame s\u2019il est tr\u00e8s bien ex\u00e9cut\u00e9. Nous sommes bien loin des standards du style comme Pat Metheny ou encore John Scofield pour ne citer qu\u2019eux. C\u00f4t\u00e9 exp\u00e9rimentations, nous sommes bien loin \u00e9galement des \u00e9lucubrations de Front Page, groupe exceptionnel \u00e9voluant dans le m\u00eame registre et \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de qui ce trio fait bien p\u00e2le figure. Les solos, \u00e0 d\u00e9faut de remplir le r\u00f4le central qu\u2019ils devraient tenir, semblent improvis\u00e9s et ne d\u00e9collent jamais vraiment. Le fait qu\u2019Alex vienne de l\u2019univers metal aurait pu lui sauver la mise en \u00e9vitant les clich\u00e9s, en apportant d\u2019autres types de gammes ou d\u2019accords, et surtout de l\u2019\u00e9nergie, mais au lieu de \u00e7a chaque solo s\u2019enlise un peu plus dans les sables mouvants de l\u2019ennui. Seul sursaut d\u2019int\u00e9r\u00eat, mais intervenant \u00e0 la fin de l\u2019album (il faudra avoir tenu jusque l\u00e0 !) : \u00ab&nbsp;Western Sabbath Stomp&nbsp;\u00bb, non pas que ce titre soit tr\u00e8s original, mais Alex Sckolnick semble avoir retrouv\u00e9 sa p\u00e9dale de distorsion. Quant \u00e0 Nathan Peck \u00e0 la contrebasse et Matt Zebroski \u00e0 la batterie, ils sont tous deux d\u2019excellents musiciens mais malheureusement, ils ne sortent pas davantage du lot.<\/p>\n<p>  Si le pari \u00e9tait de faire un bon album de jazz instrumental qui sonne comme un album de jazz instrumental, alors le pari en question est plus que tenu. Par contre, si le but d\u2019Alex Sckolnick \u00e9tait d\u2019amener l\u2019auditeur vers de nouveaux territoires, <i>Last Day In Paradise<\/i> est un \u00e9chec cuisant. Les seules v\u00e9ritables r\u00e9ussites, et c\u2019est tr\u00e8s r\u00e9v\u00e9lateur, sont les reprises ! \u00ab&nbsp;Tom Sawyer&nbsp;\u00bb (Rush) revisit\u00e9 en jazz est un r\u00e9gal, tandis que \u00ab&nbsp;Revelation (Mother Earth) d\u2019Ozzy Osbourne et \u00ab&nbsp;Practice What You Preach&nbsp;\u00bb (Testament) en version bossa sont adapt\u00e9es avec beaucoup de go\u00fbt. Les compositions sont par cons\u00e9quent le point faible de l\u2019apprenti jazzman, peut-\u00eatre encore trop scolaire pour sortir du lot. Et pourquoi ne pas se remettre au metal ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le nom d\u2019Alex Skolnick dit s\u00fbrement quelque chose aux plus m\u00e9talleux d\u2019entre nous. 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