{"id":499,"date":"2007-01-31T00:00:00","date_gmt":"2007-01-30T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/499"},"modified":"2007-01-31T00:00:00","modified_gmt":"2007-01-30T22:00:00","slug":"499","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/01\/31\/499\/","title":{"rendered":"For Absent Friends &#8211; Square One"},"content":{"rendered":"<p><i>Square One<\/i> est le huiti\u00e8me album des Hollandais de For Absent Friends. Inutile de faire languir plus longtemps : c\u2019est un bon disque. D\u2019un point de vue tr\u00e8s objectif, il est bien construit, tout en justesse, sans trop de moments inutiles. Plus subjectivement, il r\u00e9serve son lot d\u2019\u00e9motions et de surprises qui font qu\u2019on le rangera au plus pr\u00e8s de son c\u0153ur, pour toujours, parce qu\u2019en l\u2019\u00e9coutant on passe un moment grand, \u00e9mouvant. Mais ne soyons pas trop press\u00e9s et gardons le meilleur pour la fin\u2026<\/p>\n<p>  <i>Square One<\/i> est un chemin, ou plut\u00f4t une construction quasi architecturale : imaginons un couloir, un tunnel, ou n\u2019importe quel autre b\u00e2timent long et propice \u00e0 la promenade. Le visiteur sera amen\u00e9 \u00e0 l\u2019arpenter, graduellement, en \u00e9tant pr\u00e9par\u00e9 \u00e9tape apr\u00e8s \u00e9tape pour le morceau suivant. Trois parties bien distinctes jalonnent ce trajet : un ensemble sombre et assez homog\u00e8ne, une s\u00e9quence de repos d\u2019un progressif plus qu\u2019orthodoxe et un final lumineux. Seule fausse note dans cette p\u00e9r\u00e9grination : l\u2019inutile et bien nomm\u00e9 \u00ab&nbsp;Falling Asleep&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;machin&nbsp;\u00bb <i>a capella<\/i> inodore et sans saveur. Hormis ce d\u00e9faut, un constat : For Absent Friends conna\u00eet son public, aime sa musique et prend plaisir au partage, cela se sent dans des morceaux particuli\u00e8rement attachants : \u00ab&nbsp;Wonder&nbsp;\u00bb, par exemple, qui est finalement la pierre de touche de ce disque. <\/p>\n<p>  Toute la premi\u00e8re partie de l\u2019album, jusqu\u2019\u00e0 \u00ab&nbsp;Wonder&nbsp;\u00bb approximativement, est sombre, gentiment angoissante, et rappelle assez bien les saillies muscl\u00e9es de Fish sur <i>Sunset of Empire<\/i> (\u00ab&nbsp;Hello World&nbsp;\u00bb, notamment, qui n\u2019aurait absolument pas d\u00e9par\u00e9 sur un disque du g\u00e9ant \u00e9cossais). L\u2019effet d\u2019\u00e9tranget\u00e9 est amplifi\u00e9 par la voix du chanteur, Hans Van Lint qui, dans la premi\u00e8re partie de l\u2019album, nous rappelle presque Les Dougan, le chanteur d\u2019Aragon. Certains titres, \u00ab&nbsp;Wonder&nbsp;\u00bb notamment, ne sont d\u2019ailleurs pas sans rappeler l\u2019\u00e9trange <i>Mouse<\/i> des Australiens\u2026 <\/p>\n<p>  Les deux titres purement prog de l\u2019album, \u00ab&nbsp;Wonder&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Berlin Wall&nbsp;\u00bb, sont assez courts (moins de 15 minutes \u00e0 eux deux) mais on y retrouve toutes les bonnes recettes : une m\u00e9lodie attachante, des soli de piano m\u00e9lancoliques, de grandes envol\u00e9es de claviers (\u00e7a, d\u2019accord, on aime ou on d\u00e9teste\u2026). Il est peut-\u00eatre regrettable d\u2019avoir affaire \u00e0 des morceaux aussi courts mais on a le sentiment \u00e0 leur \u00e9coute que le groupe s\u2019est content\u00e9 d\u2019exprimer ce qu\u2019il avait \u00e0 dire, sans nous perdre dans des fioritures techniques assez ennuyeuses. L\u2019efficacit\u00e9 en musique peut avoir du bon. Elle est d\u2019ailleurs renforc\u00e9 par le tr\u00e8s p\u00e9chu \u00ab&nbsp;Us&nbsp;\u00bb, ritournelle amoureuse qui certes n\u2019a rien de prog mais qui est plus qu\u2019agr\u00e9able \u00e0 \u00e9couter. <\/p>\n<p>  Bien \u00e9videmment, si ce disque a un m\u00e9rite &#8211; et quel m\u00e9rite, Dieu, quel m\u00e9rite ! &#8211;  c\u2019est de nous offrir, comme un cadeau divin, une reprise du \u00ab&nbsp;Ballon de Billy&nbsp;\u00bb de Ange avec le grand Decamps lui-m\u00eame \u00e0 la voix. Le m\u00e9lange entre le texte anglais et fran\u00e7ais est fabuleux, la magie op\u00e8re imm\u00e9diatement et lorsque la fin du tunnel est proche, on aura qu\u2019un seul d\u00e9sir, y retourner. <br \/> <i>Square One<\/i> est un bon disque, beaucoup moins vain que les productions sophistico-ennuyeuses qu\u2019on nous ass\u00e8ne en ce moment, qui allie p\u00e9dagogie, \u00e9motion et nostalgie. Amoureux d\u2019Aragon, d\u2019Ange, de Fish, vous ne serez pas d\u00e9\u00e7us.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Square One est le huiti\u00e8me album des Hollandais de For Absent Friends. Inutile de faire&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":500,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/499"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=499"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/499\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/500"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=499"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=499"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=499"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}