{"id":4969,"date":"2006-03-13T00:00:00","date_gmt":"2006-03-12T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4969"},"modified":"2006-03-13T00:00:00","modified_gmt":"2006-03-12T22:00:00","slug":"4969","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/03\/13\/4969\/","title":{"rendered":"Soft Machine &#8211; British Tour 1975"},"content":{"rendered":"<p>Soft Machine\u2026 Synonyme pour certains d\u2019innovation, de libert\u00e9 et de virtuosit\u00e9, pour  d\u2019autres de grand bazar pr\u00e9tentieux, le groupe laisse rarement indiff\u00e9rent. Cependant, son influence \u00e9norme et le caract\u00e8re pr\u00e9curseur de leur oeuvre en font toujours un monument de la musique du d\u00e9but des seventies. <br \/> Mais derri\u00e8re la formation l\u00e9gendaire des d\u00e9buts se cache un groupe \u00e0 g\u00e9om\u00e9trie (tr\u00e8s) variable\u2026 Les mythiques Wyatt, Hopper et Dean s\u2019envolent progressivement si bien qu\u2019au milieu de la d\u00e9cennie, il ne reste plus que Mike Ratledge comme \u00ab&nbsp;grand ancien&nbsp;\u00bb. Nullement frein\u00e9 dans sa progression, Soft Machine continue son chemin et en 1975 parait l\u2019album <i>Bundles<\/i> avec \u00e0 la guitare \u2013 une premi\u00e8re \u2013, Allan Holdsworth ! Si l\u2019on est d\u00e9sormais bien loin des \u00e9lucubrations libertaires de <i>Third<\/i>, la musique reste de qualit\u00e9 et sans pr\u00e9venir personne, Soft Machine devient un groupe de jazz-rock. <br \/> Ce concert enregistr\u00e9 le 11 octobre1975 \u00e0 Nottingham, refl\u00e8te cette p\u00e9riode, \u00e0 une nuance de taille pr\u00e8s : Holdsworth est d\u00e9j\u00e0 parti vers d\u2019autres aventures ! Son rempla\u00e7ant s\u2019appelle John Etheridge et l\u2019on retrouve \u00e0 ses cot\u00e9s Ratledge bien s\u00fbr mais aussi les d\u00e9j\u00e0 presque anciens Babington, Marshall et Jenkins. <\/p>\n<p>  Ce disque rempli \u00e0 ras bord (78 minutes en tout) d\u00e9bute par deux morceaux de l\u2019\u00e9poque <i>Bundles<\/i> fluides, \u00e9nergiques, et, fait rare dans le milieu jazz-rock, plut\u00f4t originaux. Etheridge, tr\u00e8s \u00e0 l\u2019aise avec le r\u00e9pertoire de son pr\u00e9d\u00e9cesseur, montre d\u2019embl\u00e9e au public (remarquablement discret sur l\u2019enregistrement) qu\u2019il va en avoir pour son argent en multipliant allers et retours \u00e0 la fois pr\u00e9cis et rapide sur le manche de sa guitare. Le ton est donn\u00e9 est s\u2019av\u00e8re d\u2019embl\u00e9e franchement plaisant. La suite, qui se r\u00e9partit \u00e9quitablement entre <i>Bundles<\/i> et <i>Softs<\/i>, le futur enregistrement du groupe, se fait un peu plus conventionnelle et rappelle par ses sonorit\u00e9s les disques de Jean-Luc Ponty de cette m\u00eame p\u00e9riode, ce qui est quand m\u00eame loin d\u2018 \u00eatre p\u00e9joratif. <\/p>\n<p>  Cot\u00e9 positif: l\u2019intro de \u00ab&nbsp;Ban-Ban Caliban&nbsp;\u00bb qui ne d\u00e9parerait au sein de la torpille co(s)mico-funk du Mahavishnu Orchestra <i>Visions of the Emerald Beyond<\/i> (le reste du morceau \u00e9tant \u00e0 l\u2019avenant), et la tr\u00e8s bonne prestation d\u2019ensemble de la section rythmique qui am\u00e8ne souvent l\u2019auditeur \u00e0 secouer la t\u00eate sans bien savoir pourquoi. Par contre, la p\u00e9riode se pr\u00eatant bien aux exp\u00e9rimentations en synth\u00e9tiseurs de tous genres, nous avons droit \u00e0 quelques passages dignes d\u2019un \u00e9pisode oubli\u00e9 de Super Mario Bros qu\u2019il vaut mieux prendre avec humour; l\u2019in\u00e9vitable solo de batterie \u00ab&nbsp;\u00e0 la Cobham&nbsp;\u00bb est \u00e9galement bien pr\u00e9sent, mais tout au long des dix (!) minutes de celui-ci, l\u2019intensit\u00e9 peine \u00e0 se maintenir. <\/p>\n<p>  Cependant, l\u2019ensemble du concert t\u00e9moigne d\u2019une belle homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 malgr\u00e9 la vari\u00e9t\u00e9 des th\u00e8mes et des styles abord\u00e9s et si il semble difficile de recommander ce disque \u00e0 un novice qui voudrait d\u00e9couvrir la formation mythique du Canterbury, leurs inconditionnels ainsi que les fans de ce jazz rock embl\u00e9matique de cette p\u00e9riode n\u2019ont aucune raison de ne pas jeter une petite oreille \u00e0 cet enregistrement.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soft Machine\u2026 Synonyme pour certains d\u2019innovation, de libert\u00e9 et de virtuosit\u00e9, pour d\u2019autres de grand&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":25,"featured_media":4970,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4969"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/25"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4969"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4969\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4970"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4969"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4969"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4969"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}