{"id":4925,"date":"2007-12-21T00:00:00","date_gmt":"2007-12-20T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4925"},"modified":"2007-12-21T00:00:00","modified_gmt":"2007-12-20T22:00:00","slug":"4925","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/12\/21\/4925\/","title":{"rendered":"Hamta\u00ef ! &#8211; Hommage \u00e0 C. Vander"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9num\u00e9ration qui  pr\u00e9c\u00e8de attise la curiosit\u00e9 autant qu\u2019elle impose le respect et, soyons francs, le simple fait que cet album ait vu le jour le rend presque intuitivement incontournable. Alors que la mort du disque n\u2019en finit plus d\u2019\u00eatre annonc\u00e9e, voire accept\u00e9e, l\u2019initiative d\u2019Alain Juliac soutenu par le jeune label Welcome Records et l\u2019engagement qui  leur a permis de mener ce projet \u00e0 terme se doivent d\u2019\u00eatre salu\u00e9s \u00e0 leur juste valeur. La passion sinc\u00e8re peut donc encore offrir de belles surprises ; en l\u2019esp\u00e8ce un hommage \u00e0 la musique du batteur le plus charismatique qui soit, Christian Vander. A la fois cr\u00e9ateur et acteur de sa propre mythologie, fondateur \u00e0 lui seul du mouvement <i>zeuhl<\/i>, timonier d\u2019une communaut\u00e9 navigant parfois entre admiration aveugle et doux fanatisme, l\u2019homme et ce qu\u2019il repr\u00e9sente tant sur le plan humain que musical ne peuvent que fasciner. Un simple \u00e9change via internet avec un gamin de seize ans vivant au fond des Etats-Unis et connaissant d\u00e9j\u00e0 son petit <i>koba\u00efen illustr\u00e9<\/i> sur le bout des doigts ou la d\u00e9couverte sur sc\u00e8ne du ph\u00e9nom\u00e8ne Magma bient\u00f4t quarantenaire le confirment : Vander a cr\u00e9\u00e9 de toutes pi\u00e8ces sa l\u00e9gende, \u00e0 la force de son talent, de sa vision singuli\u00e8re de la musique, et \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 des personnalit\u00e9s aussi passionnantes que Justine H\u00e9nin ou Benjamin Castaldi se croient autoris\u00e9es \u00e0 nous d\u00e9voiler leurs moindres secrets, une biographie du ma\u00eetre <i>es<\/i> f\u00fbts serait la bienvenue pour mesurer son importance. <\/p>\n<p>  Si l\u2019homme reste irrempla\u00e7able, le voyage en vingt-six \u00e9tapes \u00e0 travers la n\u00e9buleuse de son \u0153uvre s\u2019annonce passionnant. Anciens et r\u00e9cents membres de Magma, disciples issus de la sph\u00e8re <i>zeuhl<\/i> et m\u00eame simples admirateurs diss\u00e9min\u00e9s \u00e0 travers la plan\u00e8te (mais est-ce si loin, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019univers ?) ont r\u00e9pondu favorablement \u00e0 l\u2019appel de Juliac, lanc\u00e9 en 2005. Aucune contrainte de titre (trois versions de \u00ab M\u00ebkan\u00efk Destrukt\u00efw Kommand\u00f6h \u00bb et de \u00ab Zombies \u00bb), aucune contrainte musicale, un mat\u00e9riau de base id\u00e9al, que demander de plus ? Apr\u00e8s une bande-annonce en forme de <i>medley<\/i> hallucin\u00e9 et souriant assur\u00e9 par  Koenjihyakkei, les espoirs se transforment en exigences, on s\u2019attend \u00e0 \u00eatre p\u00e9trifi\u00e9 dans l\u2019instant. Malheureusement, l\u00e0 ou certains se permettent tout ce qu\u2019ils envisagent, d\u2019autres semblent presque paralys\u00e9s par les pouvoirs qu\u2019on leur conf\u00e8re, retouchant parfois trop modestement l\u2019\u0153uvre qu\u2019ils devaient r\u00e9inventer, trop proches de l\u2019original pour l\u2019\u00e9clipser r\u00e9ellement (\u00ab Day after Day \u00bb de Troll entre autres). En insistant avec un peu de mauvaise foi, on en vient m\u00eame \u00e0 constater que les relectures les moins conventionnelles viennent des artistes les plus distants de Christian Vander : hasard ou co\u00efncidence ? Ainsi au niveau hexagonal, si Le Gr\u00e9 des vents ou Ad Vitam laissent un peu froid, les jeunes intr\u00e9pides Auvergnats de Kafka d\u00e9livrent un stup\u00e9fiant \u00ab M\u00ebkan\u00efk Destrukt\u00efw Kommand\u00f6h \u00bb tout en acier et guitare et John Trap ou NeBeLNeST n\u2019h\u00e9sitent pas non plus \u00e0 rentrer tout en puissance au c\u0153ur des compositions.  La richesse de l\u2019univers de Vander resurgit et ouvre de nouvelles perspectives, d\u2019autres envies, peut-\u00eatre un peu plus loin des polyphonies mystiques originales, un air de doudouk apais\u00e9 introduit avec classe \u00ab Klaus Kombalad \u00bb, James McGaw sort un chorus poisseux digne d\u2019AC\/DC avec Kramus (qui n\u2019est autre que&#8230; le fils de Stella Vander), Lockwood se multiplie au violon pour \u00e0 peine plus de minutes de bonheur et Klaus Basquiz rend un \u00ab De Futura \u00bb inoubliable \u00e0 coups de superpositions gutturales dignes des plaines mongoles. Chaque audace paie, et m\u00eame s\u2019il est impossible de toutes les d\u00e9tailler, les satisfactions et les surprises l\u2019emportent largement sur les relatives d\u00e9ceptions.<\/p>\n<p>  Naturellement in\u00e9gal par la libert\u00e9 laiss\u00e9e aux artistes et l\u2019importance du travail recueilli, <i>Hamta\u00ef !<\/i> est r\u00e9ellement un passionnant hommage \u00e0 la musique de Christian Vander qui, loin de son ma\u00eetre, vit plus que jamais. Les rares \u00e9gar\u00e9s qui chercheraient encore le moyen d\u2019y plonger trouveront peut-\u00eatre ici enfin la r\u00e9ponse \u00e0 leurs interrogations. Quant aux \u00e9ventuels r\u00e9ticents \u00e0 ce remodelage, l\u2019\u00e9coute du \u00ab T\u00efl\u00efm M\u2019Dohm \u00bb transform\u00e9 en g\u00e9n\u00e9rique de manga sous synth\u00e9tiseurs par Mats &#038; Morgan, et surtout celle de l\u2019immortel \u00ab Koba\u00efa \u00bb arrang\u00e9 version <i>lounge<\/i> &#8211; cocktail &#8211; jean super <i>slim<\/i> par Madame pourrait bien les terrasser sur place mais aussi les faire succomber \u00e0 ces \u00e9tranges musiciens qui ne respectent rien.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9num\u00e9ration qui pr\u00e9c\u00e8de attise la curiosit\u00e9 autant qu\u2019elle impose le respect et, soyons francs, le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":25,"featured_media":4926,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4925"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/25"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4925"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4925\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4926"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4925"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4925"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4925"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}