{"id":4837,"date":"2007-11-15T00:00:00","date_gmt":"2007-11-14T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4837"},"modified":"2007-11-15T00:00:00","modified_gmt":"2007-11-14T22:00:00","slug":"4837","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/11\/15\/4837\/","title":{"rendered":"Secret Oyster &#8211; Secret Oyster"},"content":{"rendered":"<p>D\u2019un lyrisme impressionnant, typiquement nordique, Secret Oyster fait figure de classique dans son propre pays, le Danemark. Constitu\u00e9 des membres de Burnin\u2019 Red Ivanhoe, Coronarias Dans et Hurdy Gurdy, ce \u00ab supergroupe \u00bb poss\u00e8de un style qui s\u2019il \u00e9volua peu, fit n\u00e9anmoins toujours varier les quantit\u00e9s de ses ingr\u00e9dients donnant ainsi \u00e0 sa musique une dominante tant\u00f4t jazz-rock, tant\u00f4t plus purement progressive. Mais il faut surtout rappeler que le groupe poss\u00e8de dans sa recette un condiment de premier choix : l\u2019\u00e9tonnant talent de son guitariste, Claus B\u00f8hling, magicien m\u00e9connu capable de vous transformer n\u2019importe quel solo en chant divin.<\/p>\n<p>  Parfois renomm\u00e9 \u00ab Furtive Pearl \u00bb lors de sa premi\u00e8re \u00e9dition en 1973, on peut qualifier ce premier album de d\u00e9but prometteur. Si tous les Secret Oyster sont faits de la m\u00eame p\u00e2te, alliant parfaitement souffle, distinction et m\u00e9lancolie, chacun a l\u2019avantage d\u2019offrir une facette diff\u00e9rente du groupe. Sur celui-ci, c\u2019est certainement l\u2019aspect psych\u00e9d\u00e9lique qui domine (avec m\u00eame d\u2019\u00e9tonnantes touches <i>zeuhl<\/i> sur \u00ab Vive laquelle ? \u00bb et \u00ab Public Oyster \u00bb). Mais la marque Secret Oyster est bien l\u00e0, facilement reconnaissable d\u00e8s le premier titre : le saxophone \u00e9nergique et m\u00e9lodique de Karsten Vogel, les claviers lumineux de Kenneth Knudsen et, bien s\u00fbr, la six cordes de Claus B\u00f8hling, m\u00eame si ce premier album ne lui fait pas encore la part belle. On y trouve \u00e9galement cette facult\u00e9 caract\u00e9ristique du groupe \u00e0 passer de titres relativement courts, \u00e9metteurs de plaisirs simples et directs, \u00e0 des titres beaucoup plus ambitieux aux constructions originales pour lesquelles sont souvent n\u00e9cessaires plusieurs \u00e9coutes afin d\u2019en saisir les surprenantes combinaisons. Ici, par exemple, ce sont \u00ab Fire &#038; Water \u00bb et le magnifique \u00ab Vive Laquelle ? \u00bb qui tirent d\u2019ailleurs l\u2019album vers le haut gr\u00e2ce \u00e0 leur sens des constructions complexes. Il faut entendre Knudsen et B\u00f8hling d\u00e9bouler sur ce \u00ab Vive Laquelle ? \u00bb, au milieu de l\u2019excellent mais taquin solo de batterie de Bo Thrige Andersen, pour se faire une id\u00e9e du potentiel du groupe \u00e0 surprendre l\u2019auditeur.<\/p>\n<p>  Mais, disons-le, tout n\u2019est pas parfait. Quelques titres semblent avoir oubli\u00e9 de pousser les id\u00e9es jusqu\u2019au bout (le tr\u00e8s zeuhlien \u00ab Public Oyster \u00bb a un go\u00fbt d\u2019inachev\u00e9). On a aussi, \u00e7a et l\u00e0, un manque \u00e9vident d\u2019imagination, notamment sur le dispensable \u00ab Blazing Lace \u00bb. Enfin, l\u2019exp\u00e9rimental et tr\u00e8s psych\u00e9d\u00e9lique \u00ab Ova-X \u00bb, aurait \u00e9t\u00e9 parfait comme final si ce n\u2019est qu\u2019il fait suite \u00e0 un titre trop faible, ce qui amollit excessivement la conclusion du disque. Il faut aussi regretter une remasterisation faite avec les pieds, donnant un son d\u00e9sagr\u00e9able, parfois p\u00e2teux, parfois exag\u00e9r\u00e9ment m\u00e9tallique. D\u2019ailleurs, \u00ab Dampekspressen \u00bb, le live de 1973 ajout\u00e9 en bonus, poss\u00e8de un son bien plus convainquant. C\u2019est dire.<\/p>\n<p>  <i>Secret Oyster<\/i> est un disque qui sait attirer la sympathie. Sa musique est personnelle, avenante et color\u00e9e. Mais il est dommage que la bo\u00eete ne soit pas \u00e0 la hauteur des plaisirs qu\u2019elle renferme et que le travail de remasterisation soit si b\u00e2cl\u00e9. C\u2019est un premier et bon album contenant des titres excellents, mais qui ne peut tenir la comparaison avec les albums suivants, beaucoup plus matures.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019un lyrisme impressionnant, typiquement nordique, Secret Oyster fait figure de classique dans son propre pays,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":4838,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4837"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4837"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4837\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4838"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4837"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4837"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4837"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}