{"id":4835,"date":"2007-11-15T00:00:00","date_gmt":"2007-11-14T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4835"},"modified":"2007-11-15T00:00:00","modified_gmt":"2007-11-14T22:00:00","slug":"4835","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/11\/15\/4835\/","title":{"rendered":"Secret Oyster &#8211; Straight to the Krankenhaus"},"content":{"rendered":"<p>Reform\u00e9 \u00e0 l\u2019occasion du NEARfest 2007 apr\u00e8s 30 ans de s\u00e9paration, il semble que Secret Oyster ait eu ce jour-l\u00e0 son petit succ\u00e8s. Peut-\u00eatre se d\u00e9cidera-t-on enfin \u00e0 donner une meilleure place dans les playlists \u00e0 cet excellent groupe Danois, chantre in\u00e9branlable d\u2019un progressif lyrique p\u00e9tri de jazz. Ce ne serait que justice car finalement peu nombreux sont les groupes qui poss\u00e8dent un son et un univers suffisamment forts pour n\u2019\u00eatre confondus avec aucun autre, ce qui est en soi, vous en conviendrez, une belle qualit\u00e9. Mais pas la seule. On peut citer sans se tromper, leur guitariste, Claus B\u00f8hling, tout bonnement exceptionnel. Mais aussi un sens \u00e9tonnant de la couleur proche d\u2019un groupe comme Happy the Man, capable d\u2019\u00e9voquer des paysages sonores peu communs. Bref, avec Secret Oyster vous \u00eates transport\u00e9s fissa vers cet univers typiquement nordique qui, de Bob Hansson \u00e0 Anglagard en passant par Pekka Pohjola, n\u2019a jamais cess\u00e9 de fasciner le rock progressif.<\/p>\n<p>  Sorti chez CBS en 1976, ce quatri\u00e8me et dernier album des Danois repr\u00e9sente pour beaucoup l\u2019ouvrage le plus \u00e9quilibr\u00e9 et qualitativement le plus homog\u00e8ne du groupe. Et c\u2019est vrai que c\u2019est un beau morceau. En tous les cas il contient des titres vraiment remarquables, compris comme d\u2019habitude entre fausse simplicit\u00e9 \u00e0 effet instantan\u00e9 (\u00ab Straight to the Krankenhaus \u00bb) et structures ambitieuses. \u00ab Delveaux \u00bb par exemple, certainement la composition la plus marquante de l\u2019album, d\u00e9gage une puissance m\u00e9lodique d\u00e9chirante, port\u00e9e par Claus B\u00f8hling avec une d\u00e9licatesse et un lyrisme qui laisse pantois. On pense in\u00e9vitablement \u00e0 la sublime et intense gr\u00e2ce d\u2019un autre musicien nordique, le norv\u00e9gien Terjy Rypdal. \u00ab Traffic &#038; Elephants \u00bb n\u2019est pas mal non plus, et met Karsten Vogel dans tous ses \u00e9tats. Quand \u00e0 \u00ab Leda &#038; the Dog \u00bb, qui cl\u00f4t l\u2019album, c\u2019est un curieux point final, d\u2019une \u00e9l\u00e9gance triste qui vous touche en plein c\u0153ur. Une fois de plus B\u00f8hling y est l\u2019instigateur d\u2019\u00e9tonnantes m\u00e9lop\u00e9es sombres et poignantes qui semblent d\u00e9crire une sorte d\u2019entr\u00e9e infernale vers l\u2019\u00e9ternel recommencement. Ainsi, de lumineux, presque triomphant (\u00ab Straight to the Krankenhaus \u00bb), le disque bascule insensiblement vers la p\u00e9nombre, mettant un \u00e9trange terme \u00e0 la carri\u00e8re du groupe. Un magnifique chant du cygne.<\/p>\n<p>  Avec <i>Straight to the Krankenhaus<\/i> on fr\u00f4le le chef-d\u2019\u0153uvre. C\u2019est donc un magnifique album, br\u00fblant et sensible, qui ne se laisse pas \u00e9puiser facilement. On peut l\u00e9gitimement se demander s\u2019il n\u2019est pas le meilleur de ses g\u00e9niteurs. Mais si d\u2019aucuns lui pr\u00e9f\u00e8rent <i>Sea Son<\/i> ou d\u2019autres <i>Astarte<\/i> on ne leur en voudra pas, chacun de ces albums offrant une facette particuli\u00e8rement brillante de ce grand groupe injustement m\u00e9connu.<\/p>\n<p>  Seulement il faut ajouter un mot de plus concernant cette \u00e9dition : malheureusement la remasterisation, sans \u00eatre aussi catastrophique que celle de <i>Secret Oyster<\/i>, ne rend absolument pas justice \u00e0 l\u2019album et fait de cette premi\u00e8re \u00e9dition en CD une d\u00e9ception. Quand aux bonus, ni \u00ab Dampekspressen \u00bb et encore moins \u00ab Orlav\u00e6r \u00bb n\u2019apportent quoi que ce soit \u00e0 qui que ce soit et confirment cette triste r\u00e8gle : ce sont des excroissances qui d\u00e9figurent l\u2019unit\u00e9 et l\u2019\u00e9quilibre des albums originaux. Et dire que l\u2019on appelle \u00e7a des bonus\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Reform\u00e9 \u00e0 l\u2019occasion du NEARfest 2007 apr\u00e8s 30 ans de s\u00e9paration, il semble que Secret&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":4836,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4835"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4835"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4835\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4836"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4835"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4835"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4835"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}