{"id":4825,"date":"2008-02-18T00:00:00","date_gmt":"2008-02-17T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4825"},"modified":"2008-02-18T00:00:00","modified_gmt":"2008-02-17T22:00:00","slug":"4825","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/02\/18\/4825\/","title":{"rendered":"Manimal &#8211; Succube"},"content":{"rendered":"<p>Fiert\u00e9s hexagonale et \u00abside-projects\u00bb de la pointure d\u2019un Gojira, il est indiscutable que les comp\u00e9tences musicales de Manimal leur donne acc\u00e8s \u00e0 une place de choix au Panth\u00e9on des ca\u00efds du metal. Rien d\u2019\u00e9tonnant donc \u00e0 ce que cela s\u2019entende, particuli\u00e8rement sur cet album qui doit \u00eatre vu comme le prolongement brutal et t\u00e9m\u00e9raire du pr\u00e9c\u00e9dent <i>Rros &#038; Thanatos<\/i>. Mais attention, la d\u00e9flagration <i>Succube<\/i> ne s\u2019adresse qu\u2019\u00e0 ceux qui aiment se chauffer au metal le plus tortur\u00e9 et le plus extr\u00eame. Pour les autres, c\u2019est presque le choc allergique assur\u00e9. <\/p>\n<p>  C\u2019est quoi un album de Manimal ? Et bien c\u2019est du metal animal et disons, pour \u00eatre plus pr\u00e9cis, un point de fusion entre le death, le hardcore et le techno-thrash. Dans les moments les plus \u00e9l\u00e9gants, on pense aux g\u00e9niaux Californiens de Psychotic Waltz mais comme subitement devenus fous et dont on aurait satur\u00e9 d\u2019\u00e9nergie toutes les composantes. On pense \u00e9galement \u00e0 la bouillonnante fr\u00e9n\u00e9sie d\u2019un Dillinger Escape Plan. Mais pr\u00e9cisons que si le groupe pratique une musique \u00e0 l\u2019impact d\u2019une rare violence, cette furia est temp\u00e9r\u00e9e par une dext\u00e9rit\u00e9 instrumentale impressionnante parfois \u00e9tourdissante, comme sur \u00ab After Hours \u00bb o\u00f9 le groupe vous pr\u00e9cipite dans un vortex de sensations d\u00e9routantes. C\u2019est d\u2019ailleurs la plus grande des qualit\u00e9s de cet album d\u2019avoir pu concevoir en arri\u00e8re-plan du chant tr\u00e8s particulier de Ju, une muraille de son aussi massive qu\u2019ouvrag\u00e9e de volutes mouvantes et \u00e0 l\u2019impact esth\u00e9tique remarquable.<br \/> Mais il vous faudra en passer par deux ou trois \u00e9coutes avant que <i>Succube<\/i> ne r\u00e9v\u00e8le enfin les secrets de son art d\u00e9concertant et les folies du duo de guitares form\u00e9 autour de Vidda et Ludo. Quant \u00e0 la batterie de Brice, c\u2019est un d\u00e9luge insatiable de \u00ab beats \u00bb tueurs qui contribue \u00e9norm\u00e9ment au vertige provoqu\u00e9 par l\u2019album.<br \/>  On ne peut parler de Manimal sans \u00e9voquer le chant tr\u00e8s typ\u00e9 et omnipr\u00e9sent de Ju. Maniant l\u2019outrance, sa voix passe continuellement de lignes claires \u00e0 celles d\u2019un death sauvage, faisant de lui le type m\u00eame du chanteur qui ne peut laisser indiff\u00e9rent en suscitant autant de rejets que d\u2019admirations.<\/p>\n<p>     Une fois de plus, quand il s\u2019agit de constituer un tout \u2014 ce que l\u2019on appelle un album \u2014, on peut regretter le manque de perspectives de ce genre d\u2019album. <i>Succube<\/i> n\u2019\u00e9chappe pas \u00e0 cette r\u00e8gle et peine \u00e0 cacher l\u2019impression d\u2019une simple succession de <i>skuds<\/i> rivalisant entre eux dans l\u2019\u00e9nergie et la folie. Les quelques interludes et le concept relativement superficiel consistant \u00e0 faire reposer chaque titre sur un film c\u00e9l\u00e8bre ne change rien \u00e0 l\u2019affaire. De coup, sur sa fin, l\u2019album s\u2019essouffle un peu autant qu\u2019il nous essouffle. S\u2019il l\u2019avait mieux emball\u00e9, avec plus de respirations, Manimal tenait \u00e0 sa port\u00e9 l\u2019album mod\u00e8le.<\/p>\n<p>   Hyper-agressive dans ses contours, la musique fait pourtant preuve d\u2019une r\u00e9elle sophistication \u00e0 laquelle on aurait tort d\u2019\u00eatre insensible. Poss\u00e9dant du style et des musiciens hors pairs, Manimal a donc tout d\u2019un grand groupe. Ne manque plus que le grand album. En attendant <i>Succube<\/i> reste une \u0153uvre passionnante et ceux qui appr\u00e9cient la chaleur aigu\u00eb de ce type de combustible auront largement de quoi se chauffer pour l\u2019hiver.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fiert\u00e9s hexagonale et \u00abside-projects\u00bb de la pointure d\u2019un Gojira, il est indiscutable que les comp\u00e9tences&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":4826,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4825"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4825"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4825\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4826"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4825"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4825"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4825"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}