{"id":4807,"date":"2008-04-14T00:00:00","date_gmt":"2008-04-13T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4807"},"modified":"2008-04-14T00:00:00","modified_gmt":"2008-04-13T22:00:00","slug":"4807","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/04\/14\/4807\/","title":{"rendered":"Soma Planet &#8211; Bholenath"},"content":{"rendered":"<p>On le sait, les Catalans sont un peuple de caract\u00e8re. D&rsquo;un certain point de vue, Soma Planet n\u2019en manque pas : ils osent tout les gaillards, \u00ab\u00a0c\u2019est m\u00eame \u00e0 \u00e7a qu\u2019on les reconna\u00eet\u00a0\u00bb. Dans un pays qui durant les ann\u00e9es soixante-dix a compt\u00e9 dans ses rangs quelques jolies pointures comme Fusioon, Crack ou Iceberg, on attend toujours une rel\u00e8ve s\u00e9rieuse du c\u00f4t\u00e9 des \u00ab\u00a0musiques qui changent la musique\u00a0\u00bb. Avec leur second album <i>Bholenath<\/i>, les Espagnols offrent de s\u00e9rieux espoirs, tant cette carte de visite comporte d\u2019\u00e9l\u00e9ments prometteurs.<\/p>\n<p>   Alors, Soma Planet, futur roi d\u2019Espagne ? Une chose est certaine, il est impossible de nier le talent de ces musiciens cultiv\u00e9s, \u00e9clectiques et d\u00e9complex\u00e9s. Mais pour sortir de l\u2019ombre, la position de <i>challenger<\/i> am\u00e8ne certains \u00e0 tourner le bouton \u00ab\u00a0plus\u00a0\u00bb jusque dans le rouge. Pourtant la musique, comme beaucoup d\u2019autres choses, est affaire d\u2019\u00e9quilibre. Or, <i>Bholenath<\/i> en fait trop et se risque \u00e0 l\u2019\u00e9parpillement. On cherche donc en vain un style propre, une ligne droite, une volont\u00e9 de s\u2019affranchir des limites de la parade, m\u00eame sympathique et virtuose. Peu \u00e0 peu, plut\u00f4t que d\u2019\u00e9couter un disque, on \u00e9coute des musiciens plus fanfarons que profonds. Quant \u00e0 la production, elle brouille plus encore les cartes. Particuli\u00e8rement dynamique, elle colle aux enceintes comme la cr\u00e8me sur la figure d\u2019un entart\u00e9, ce qui laisse peu de place aux finesses et retire aux titres les plus calmes comme \u00ab\u00a0Meetings at Dawn\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Kali, Lament\u00a0\u00bb une bonne part d\u2019\u00e9motion, tandis que cela sert mieux l\u2019int\u00e9r\u00eat des titres plus \u00e9nergiques. Avec \u00ab\u00a0Psicorickshaw\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Segments\u00a0\u00bb, Soma Planet cavale puissamment vers des contr\u00e9es tortur\u00e9es, presque crimsoniennes, qui lui vont bien m\u00eame si on est parfois \u00e0 la limite de la contrefa\u00e7on (\u00ab\u00a0Kali, Destruccio\u00a0\u00bb).<\/p>\n<p>  Si Soma Planet cherche la reconnaissance de son potentiel, c\u2019est chose faite. Mais s\u2019ils cherchent la reconnaissance de leur musique, il reste beaucoup \u00e0 accomplir. Somme toute, <i>Bholenath<\/i> pose au chroniqueur des questions qu\u2019il aura bien du mal \u00e0 r\u00e9soudre. Comment se fait-il qu\u2019un album, pourtant vari\u00e9, vif, technique sans en faire trop et sachant se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 des influences loin d\u2019\u00eatre honteuses (Spock&rsquo;s Beard, King Crimson, Zappa), finisse par d\u00e9cevoir ? Comment se fait-il que malgr\u00e9 les efforts d\u2019\u00e9criture, le disque finisse par ne laisser que peu de traces ? Il ne reste plus au curieux que d&rsquo;\u00e9couter ce <i>Bholenath<\/i> pour le savoir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On le sait, les Catalans sont un peuple de caract\u00e8re. 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