{"id":4751,"date":"2010-04-26T00:00:00","date_gmt":"2010-04-25T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4751"},"modified":"2010-04-26T00:00:00","modified_gmt":"2010-04-25T22:00:00","slug":"4751","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2010\/04\/26\/4751\/","title":{"rendered":"Eskaton &#8211; 4 Visions"},"content":{"rendered":"<p>Finalement le voil\u00e0, le Saint Graal, l&rsquo;objet qu\u00e9mand\u00e9 avec la ferveur du frocard absorb\u00e9 tout entier dans sa pi\u00e9t\u00e9 zeuhl. Cela faisait des ann\u00e9es que mystiques et f\u00e9tichistes de la cause attendaient sous leurs tabernacles, transis, qu&rsquo;un label veuille bien r\u00e9\u00e9diter ce disque mythique. Rendons gr\u00e2ce \u00e0 Alain Lebon de Soleil Zeuhl d&rsquo;avoir r\u00e9pondu \u00e0 cette longue attente tout en ayant occis les impuret\u00e9s d&rsquo;origine gr\u00e2ce \u00e0 une belle remast\u00e9risation de Udi Koomran, qui permet \u00e0 la beaut\u00e9 exalt\u00e9e de cette grande messe pa\u00efenne de s&rsquo;\u00e9panouir enfin devant les esgourdes \u00e9bahies.\u2028\u2028<\/p>\n<p>Au commencement, de <span style=\"font-style: italic;\">4 Visions<\/span>, premier album des Fran\u00e7ais d&rsquo;Eskaton, n&rsquo;existait qu&rsquo;une \u00e9dition publi\u00e9e en 1981 en cassette audio, un de ces supports corruptibles dont les magn\u00e9tophones d\u00e9voraient les bandes sans scrupule. Bri\u00e8vement r\u00e9\u00e9dit\u00e9 en CD quinze ans plus tard par quelques consciences lucides de l&rsquo;offense faite \u00e0 ce chef-d&rsquo;\u0153uvre, et introuvable depuis, sinon sous la bure de quelques d\u00e9vots jaloux du privil\u00e8ge de poss\u00e9der un tel prodige, l&rsquo;album r\u00e9pandit peu \u00e0 peu sur la toile son autorit\u00e9 artistique aupr\u00e8s d&rsquo;un microcosme amateur de tr\u00e9sors cach\u00e9s.<\/p>\n<p>\u2028\u2028A nouveau sur les \u00e9tals, plus largement diffus\u00e9 que jamais, quid de ce ph\u00e9nix ? La zeuhl ne s&rsquo;est-elle pas, une fois de plus, nourrie d&rsquo;une l\u00e9gende suppl\u00e9mentaire pour entretenir ce halo pan\u00e9gyrique qui l&rsquo;accompagne depuis ses d\u00e9buts ? Eh bien non, <span style=\"font-style: italic;\">4 Visions<\/span> est un surprenant chef-d&rsquo;\u0153uvre, une coupe sacr\u00e9e qui coffre l&rsquo;essence zeuhl avec suffisamment de personnalit\u00e9 pour ne pas \u00eatre r\u00e9duite \u00e0 un simple \u00e9cho fid\u00e8le \u00e0 la liqueur s\u00e9minale du grand Magma. D&rsquo;un groove absolument inou\u00ef, insuffl\u00e9 en grande partie par la basse extraterrestre d&rsquo;Andr\u00e9 Bernardi, <span style=\"font-style: italic;\">4 Visions<\/span> retentit en d\u00e9gageant une impression incroyable de puissance ivre d&rsquo;elle-m\u00eame soutenue par une virtuosit\u00e9 exploratrice d&rsquo;une transe aussi sacr\u00e9e que m\u00e9cr\u00e9ante.\u2028\u2028<\/p>\n<p>Toute le reste de la discographie d&rsquo;Eskaton ne poss\u00e8de pas, loin s&rsquo;en faut, la m\u00eame urgence. Mais il y a comme \u00e7a des albums qui, soulev\u00e9s par leur propre g\u00e9nie, s&rsquo;envolent pour se loger dans les \u00e9toiles. Un peu comme <span style=\"font-style: italic;\">Epilog<\/span> d&rsquo;\u00c4nglag\u00e5rd se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 Yes et Genesis, <span style=\"font-style: italic;\">4 Visions<\/span> d&rsquo;Eskaton est l&rsquo;avatar g\u00e9nial d&rsquo;un mod\u00e8le \u2013 Magma p\u00e9riode <span style=\"font-style: italic;\">De Futura<\/span> \u2013 qu&rsquo;il a non seulement parfaitement assimil\u00e9 mais aussi d\u00e9pass\u00e9 sur bien des points, tout en s&rsquo;\u00e9tant teint\u00e9 d&rsquo;enluminures sui generis. Bien produit, accessible pour le non initi\u00e9, <span style=\"font-style: italic;\">4 Visions<\/span> d&rsquo;Eskaton est peut-\u00eatre le plus beau de tous les rejetons koba\u00efens.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Finalement le voil\u00e0, le Saint Graal, l&rsquo;objet qu\u00e9mand\u00e9 avec la ferveur du frocard absorb\u00e9 tout&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":4752,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4751"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4751"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4751\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4752"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4751"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4751"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4751"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}