{"id":4739,"date":"2010-03-24T00:00:00","date_gmt":"2010-03-23T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4739"},"modified":"2010-03-24T00:00:00","modified_gmt":"2010-03-23T22:00:00","slug":"4739","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2010\/03\/24\/4739\/","title":{"rendered":"Citadel &#8211; Textures of the Impact"},"content":{"rendered":"<p>En France, entre la soupe du top 50 et le noise-rock claque-pain, il n&rsquo;y avait jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent pas grand-chose \u00e0 se glisser dans les membranes auditives, aussi bien pour claquer la gueule que pour faire voyager dans un d\u00e9cor ambitieux et moderne. Mais tout change. Au milieu de ce panorama franchouillard apparaissent d\u00e9sormais des groupes cracheurs de feu \u00e0 la conscience rock in\u00e9dite et rehauss\u00e9e d&rsquo;une <i>french touch<\/i> de plus en plus pr\u00e9gnante. <\/p>\n<p>  Apr\u00e8s les sensations Tapetto Traci et Marvin, voil\u00e0 que d\u00e9barque maintenant en point d&rsquo;orgue de ce ph\u00e9nom\u00e8ne ce power-trio stup\u00e9fiant du nom de Citadel. Et l\u00e0, excusez du mauvais jeu de mot, c&rsquo;est l\u00e0 \u00ab&nbsp;Gaule&nbsp;\u00bb assur\u00e9e ! Arriv\u00e9 sans pr\u00e9venir, <i>Textures of the Impact<\/i> suinte et rugit en Technicolor, et se permet de rejouer la bataille d&rsquo;Al\u00e9sia. Avec en prime, une libert\u00e9 de ton qui pourrait obliger l&rsquo;invasion anglo-saxonne \u00e0 revoir son <i>leadership<\/i>.<\/p>\n<p>  Citadel n&rsquo;a laiss\u00e9 que peu de signes avant-coureurs de cette \u00e9clatante r\u00e9ussite. Pourtant, force est de constater que les Franciliens viennent de planter dans le paysage hexagonal les fondations solides d&rsquo;un rock mature et spectaculaire qui transgresse les codes de bonne conduite avec une attraction toute lucif\u00e9rienne. <i>Textures of the Impact<\/i> est tellement bluffant que l&rsquo;on ne sait m\u00eame pas par quel bout le prendre pour inspirer la geste qu&rsquo;il m\u00e9rite. <\/p>\n<p>  En somme, pour chaque musicien c&rsquo;est quartier libre. On avait d&rsquo;ailleurs presque oubli\u00e9 combien c&rsquo;est bon d&rsquo;entendre jouer fort avec cette fi\u00e8vre et ce <i>feeling<\/i> quintessentiels au rock dur sublim\u00e9 par Jimi Hendrix. Citadel c&rsquo;est donc du gros rock, mais qui a les baskets plant\u00e9es dans le XXIe si\u00e8cle, un rock virtuose certes mais all\u00e9g\u00e9 des dext\u00e9rit\u00e9s kitsch et tape-\u00e0-l\u2019\u0153il. Et plut\u00f4t que de laisser l&rsquo;\u00e9nergie le d\u00e9border, le trio a r\u00e9ussi \u00e0 l&rsquo;infl\u00e9chir vers des compositions \u00ab&nbsp;m\u00e9talliques&nbsp;\u00bb qui rappellent autant The Dillinger Escape Plan, Oceansize que Monkey3 tout en \u00e9tant plus limpides, progressives et surtout vari\u00e9es ! Tout y passe : m\u00e9tal, rock, stoner, post-rock, blues-rock (l&rsquo;\u00e9norme \u00ab&nbsp;Deceased Illusionist&nbsp;\u00bb jou\u00e9 fa\u00e7on <i>noise<\/i> !), minimalisme et m\u00eame une belle surprise en fin d&rsquo;album&#8230; nous vous laissons la primeur de go\u00fbter ce \u00ab&nbsp;Credits&nbsp;\u00bb \u00e0 la dimension tr\u00e8s hollywoodienne ! <\/p>\n<p>  Emport\u00e9 par un guitariste qui ridiculise tous les b\u00e9b\u00e9s <i>shredders<\/i> et vous donne l&rsquo;impression de faire un saut \u00e0 l&rsquo;\u00e9lastique \u00e0 chaque solo, Citadel vrombit sans complexe avec un lyrisme dantesque. Nous tenons peut-\u00eatre ici la meilleure formation hexagonale, celle qui ne conc\u00e8de rien sur le fond mais qui sur la forme est capable d&rsquo;autant de rage que d&rsquo;audace. <i>Textures of the Impact<\/i> est une \u00e9norme baffe, un album surprenant jou\u00e9 avec d\u00e9lectation par des musiciens fringants qui ont su tout l\u00e2cher, gris\u00e9s par le seul plaisir de la musique. Vraiment Grand.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En France, entre la soupe du top 50 et le noise-rock claque-pain, il n&rsquo;y avait&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":4740,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4739"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4739"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4739\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4740"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4739"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4739"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4739"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}