{"id":4737,"date":"2010-03-11T00:00:00","date_gmt":"2010-03-10T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4737"},"modified":"2010-03-11T00:00:00","modified_gmt":"2010-03-10T22:00:00","slug":"4737","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2010\/03\/11\/4737\/","title":{"rendered":"Gentle Giant &#8211; Free Hand"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 partir de 1970, Gentle Giant a align\u00e9 une s\u00e9rie d&rsquo;albums d&rsquo;une qualit\u00e9 remarquable dans laquelle chacun trouvera les cimes qui correspondent le mieux \u00e0 son panorama musical. Mais cette belle r\u00e9ussite artistique va bient\u00f4t prendre fin. Quand <i>Free Hand<\/i> sort en 1975, p\u00e9riode \u00e0 la veille d&rsquo;un repli qualitatif assez vertigineux dont, ni Gentle Giant, ni l&rsquo;immense majorit\u00e9 des groupes de rock progressif ne se rel\u00e8veront. <\/p>\n<p>  Alors que la presse change son fusil d&rsquo;\u00e9paule en se focalisant d\u00e9sormais sur l&rsquo;\u00e9mergence du punk, plus proche selon elle de l&rsquo;esprit vengeur du rock &lsquo;n&rsquo;roll, la plupart des stars du rock progressif s&rsquo;engluent dans des projets vains et d\u00e9mesur\u00e9s. Emerson, Lake &#038; Palmer jouent dans des stades \u00e0 la dimension de leur ego. Peter Gabriel s&rsquo;est \u00e9chapp\u00e9 de Genesis convaincu de la fin d&rsquo;un cycle. Robert Fripp sent aussi le vent mauvais venir et dissout King Crimson laissant Bill Bruford d\u00e9sempar\u00e9. Les Yes font ce qu&rsquo;ils peuvent pour relever la t\u00eate, sans convaincre. <\/p>\n<p>  En forme de baroud d&rsquo;honneur, Gentle Giant publie en 1975 <i>Free Hand<\/i> avant l&rsquo;in\u00e9luctable d\u00e9cadence. Curieusement, cet album repr\u00e9sentera leur meilleure vente, peut-\u00eatre \u00e0 cause d&rsquo;une production largement am\u00e9ricanis\u00e9e, c&rsquo;est-\u00e0-dire directe, dynamique et plut\u00f4t rock. Pourtant il ne fait pas l&rsquo;impasse sur la richesse d&rsquo;\u00e9criture qui est la marque de fabrique du groupe.<\/p>\n<p>  Pour r\u00e9pondre au d\u00e9fi du changement d&rsquo;\u00e9poque pour le rock progressif, Gentle Giant a eu la bonne id\u00e9e de se concentrer sur l&rsquo;efficacit\u00e9. D\u00e8s lors, si <i>Free Hand<\/i> est probablement le moins foisonnant des albums de la bande britannique, il parvient \u00e0 d\u00e9gager une \u00e9nergie et un feeling qui correspondent plus fid\u00e8lement aux qualit\u00e9s remarquables du groupe sur sc\u00e8ne. Gentle Giant a encore \u00ab&nbsp;les mains libres&nbsp;\u00bb et joue toujours une musique qui lui ressemble. Il en extrait m\u00eame sa quintessence avec une ma\u00eetrise imp\u00e9riale. <\/p>\n<p>  <i>Free Hand<\/i> poss\u00e8de cette \u00e9trange facult\u00e9 de faire p\u00e9n\u00e9trer l&rsquo;auditeur au c\u0153ur de la musique en spectateur enchant\u00e9 par l&rsquo;\u00e9clat de ses arcanes. L\u00e0 o\u00f9 d&rsquo;autres ont \u00e9t\u00e9 souvent ridicules, Gentle Giant r\u00e9ussit \u00e0 d\u00e9passer les couleurs souvent kitch de ses influences \u2014 folkloriques et baroques, toute une \u00e9poque ! \u2014 pour g\u00e9n\u00e9rer une mati\u00e8re personnelle et d\u00e9licieusement entra\u00eenante, presque funky, avec ces petits ingr\u00e9dients modernes et en avance sur son temps qui font que la musique de Gentle Giant vieillira plut\u00f4t bien. <\/p>\n<p>  Rempli d&rsquo;excellents titres, <i>Free Hand<\/i> est certainement l&rsquo;album qu&rsquo;il faut proposer d&rsquo;\u00e9couter \u00e0 ceux qui voudraient d\u00e9couvrir le groupe. Il les convaincra de son exceptionnel talent sans qu&rsquo;ils ne soient repouss\u00e9s par cette sophistication qui, pour les uns a fait le sel du rock progressif et, pour les autres a repr\u00e9sent\u00e9 une voie contre-nature r\u00e9dhibitoire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 partir de 1970, Gentle Giant a align\u00e9 une s\u00e9rie d&rsquo;albums d&rsquo;une qualit\u00e9 remarquable dans&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":4738,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4737"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4737"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4737\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4738"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4737"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4737"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4737"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}