{"id":4725,"date":"2010-02-02T00:00:00","date_gmt":"2010-02-01T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4725"},"modified":"2010-02-02T00:00:00","modified_gmt":"2010-02-01T22:00:00","slug":"4725","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2010\/02\/02\/4725\/","title":{"rendered":"Etron Fou Leloublan &#8211; Face aux \u00e9l\u00e9ments d\u00e9chain\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u0153uvre des hurluberlus d&rsquo;Etron Fou Leloublan est une pi\u00e8ce importante du patrimoine musical hexagonal, au m\u00eame titre que celles, trop m\u00e9connues mais d&rsquo;un registre diff\u00e9rent, d&rsquo;Art Zoyd ou de Catherine Ribeiro + Alpes. Le point de d\u00e9part remonte \u00e0 l&rsquo;ann\u00e9e 1973 alors qu&rsquo;ils jouent en premi\u00e8re partie de l&rsquo;incontournable Magma, pour se prolonger jusqu&rsquo;en 1985 et laisser dans son sillon les marques atypiques de cinq et excellents albums studios d\u00e9licieusement loufoques. <\/p>\n<p>   Etron Fou Leloublan fut un des fondateurs du mythique mouvement Rock in Opposition aux c\u00f4t\u00e9s des infrangibles Belges d&rsquo;Univers Zero et des tr\u00e8s exp\u00e9rimentaux Britanniques d&rsquo;Henry Cow, dont le guitariste Fred Frith prit en main la destin\u00e9e des Grenoblois en produisant, entre autres, ce dernier album intitul\u00e9 <i>Face aux \u00e9l\u00e9ments d\u00e9cha\u00een\u00e9s<\/i>.<\/p>\n<p>  Situer leur musique, c&rsquo;est tenter de classer l&rsquo;inclassable. Tout en \u00e9tant tr\u00e8s personnelle et unique, on peut avancer que le groupe a r\u00e9ussi la synth\u00e8se entre un rock progressif typiquement tricolore, tr\u00e8s th\u00e9\u00e2tral, qui rappelle les \u00ab\u00a0d\u00e9lires\u00a0\u00bb d&rsquo;Ange mais \u00e9galement et surtout le fabuleux album \u00e9ponyme d&rsquo;Arachno\u00efd, et l&rsquo;avant-rock d\u00e9brid\u00e9 fa\u00e7on Aksak Maboul dans lequel a jou\u00e9 d&rsquo;ailleurs leur mentor Fred Frith.<\/p>\n<p>  Alors qu&rsquo;il n&rsquo;existait jusque-l\u00e0 qu&rsquo;une seule \u00e9dition ench\u00e2ss\u00e9e dans une belle et exhaustive anthologie des albums studio du groupe, cette premi\u00e8re r\u00e9\u00e9dition CD distincte de <i>Face aux \u00e9l\u00e9ments d\u00e9cha\u00een\u00e9s<\/i> est l&rsquo;occasion bienvenue de d\u00e9couvrir \u00e0 nouveau toutes les qualit\u00e9s sous-estim\u00e9es de leur ultime frasque discographique. La production de cet enregistrement est la premi\u00e8re chose qui surprend. Le son, presque froid, bien restitu\u00e9 par cet r\u00e9\u00e9dition, t\u00e9moigne \u00e9videmment de celui des ann\u00e9es quatre-vingt et gr\u00e2ce au subtil travail de Fred Frith, est devenu partie prenante de l&rsquo;originalit\u00e9 intrins\u00e8que de l&rsquo;album. <\/p>\n<p>   En outre, il faut reconnaitre une sacr\u00e9e maestria dans la mise-en-sc\u00e8ne de cette froide animation \u00e0 laquelle on adh\u00e8re, fascin\u00e9 par la ma\u00eetrise et la richesse de la cocasserie. Avec <i>Face aux \u00e9l\u00e9ments d\u00e9cha\u00een\u00e9s<\/i>, Etron Fou Leloublan esth\u00e9tise l&rsquo;humour, le d\u00e9calage, et cr\u00e9e un univers \u00e0 part, domin\u00e9 par les acrobaties de la basse et de la voix singuli\u00e8re de Ferdinand Richard, qui ne sont pas sans rappeler celles, plus tardives, de l&rsquo;Am\u00e9ricain Les Claypool (\u00ab\u00a0Hors de son monde\u00a0\u00bb). Pas toujours bien appr\u00e9ci\u00e9 par la critique, vingt-cinq ans plus tard, cet album fait finalement valoir bien des arguments.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u0153uvre des hurluberlus d&rsquo;Etron Fou Leloublan est une pi\u00e8ce importante du patrimoine musical hexagonal, au&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":4726,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4725"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4725"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4725\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4726"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4725"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4725"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4725"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}