{"id":4683,"date":"2009-10-09T00:00:00","date_gmt":"2009-10-08T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4683"},"modified":"2009-10-09T00:00:00","modified_gmt":"2009-10-08T22:00:00","slug":"4683","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/10\/09\/4683\/","title":{"rendered":"Prince &#8211; LotusFlow3r"},"content":{"rendered":"<p>On ne fera pas l&rsquo;injure de pr\u00e9senter le g\u00e9nial hobbit de Minneapolis, trente ans de carri\u00e8re et seul bip\u00e8de vivant \u00e0 pouvoir encore tenir haut le flambeau de la pop funky depuis la disparition de Bambi, alias Michael Jackson. Non seulement Prince continue de r\u00e9galer son public avec une musique voluptueuse, qu&rsquo;il interpr\u00e8te avec la <i>maestria<\/i> d&rsquo;une p\u00e9ripat\u00e9ticienne de luxe, mais c&rsquo;est aussi un v\u00e9ritable Machiavel du <i>business<\/i>, qui a profond\u00e9ment modifi\u00e9 les rapports entre artistes et maisons de disques, gr\u00e2ce \u00e0 de fortes vell\u00e9it\u00e9s d&rsquo;ind\u00e9pendance. <i>LotusFlow3r<\/i> \u00e9tant enfin apparu dans les bacs, c&rsquo;est l&rsquo;occasion de v\u00e9rifier une fois de plus que le p\u00e9dant magnifique est tout sauf un mauvais tripoteur.<\/p>\n<p>  Combien de musiciens ont-ils jamais \u00e9t\u00e9 capables d&rsquo;entamer un album avec pareille classe ? Trois percussions, trois notes et d\u00e9j\u00e0 s&rsquo;impose aux oreilles l&rsquo;id\u00e9e cruelle que tous ne sont pas \u00e9gaux face au talent. D\u00e8s \u00ab&nbsp;From the Lotus&#8230;&nbsp;\u00bb, les agapes s&rsquo;annoncent magnifiques et contient de ces recettes patiemment assimil\u00e9es qui font le sel de la meilleure musique. De fait, <i>LotusFlow3r<\/i> est une perle, m\u00eame si, comme pour ces petites merveilles nacr\u00e9es aquatiques, il est serti d&rsquo;une enveloppe grossi\u00e8re. Peu importe la pochette, d&rsquo;un go\u00fbt douteux, et les deux disques bonus insignifiants \u2014 surtout celui de sa prot\u00e9g\u00e9e Bria Valente \u2014, ils ne parviennent \u00e0 g\u00e2cher la f\u00eate. Cet album exprime sans d\u00e9fauts la force tranquille d&rsquo;un don en pleine maturit\u00e9.<\/p>\n<p>  Au catalogue des plaisirs, il faut signaler avant tout que ce nouvel album renoue avec le Prince majestueux du cultissime <i>Purple Rain<\/i>. De la classe int\u00e9grale, de la s\u00e8ve funky et du blues-rock \u00e0 faire triquer les murs (l&rsquo;\u00e9norme le\u00e7on hard-rock de \u00ab&nbsp;Dreamer&nbsp;\u00bb est l\u00e0 pour en t\u00e9moigner). Ensuite, autre divine surprise, <i>LotusFlow3r<\/i> est un v\u00e9ritable festival de guitares dont Prince \u00e9grenne le Kamasutra avec une facilit\u00e9 et un naturel bluffants. Riffs gouleyants, envol\u00e9es lyriques multicolores (\u00ab&nbsp;\u2026Back 2 the Lotus&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Love Like Jazz&nbsp;\u00bb), vibrato tueur, feux follets sonores et rythmes <i>groovy<\/i> (\u00ab&nbsp;Wall of Berlin&nbsp;\u00bb), ce guitariste d&rsquo;exception nous rappelle sans effort qu&rsquo;il est simplement l&rsquo;un des plus grands.<\/p>\n<p>  Une fois de plus, Prince semble prendre son pied \u2014 et nous avec lui heureusement \u2014 en roulant une \u00e9norme pelle \u00e0 sa propre musique. L&rsquo;\u00e9nergie et le degr\u00e9 de raffinement avec lesquels il l&rsquo;ex\u00e9cute rendent son style aussi unique que captivant. Rarement, de sa voix de lutin libidineux, il aura si bien chant\u00e9, sachant toujours rester sobre et juste, pour un effet tout simplement flamboyant (le slow \u00ab&nbsp;Colonized Mind&nbsp;\u00bb). Ce <i>LotusFlow3r<\/i> s&rsquo;approche de la perfection et devrait rassembler les fans, mais aussi bien au-del\u00e0. Sa majest\u00e9 n&rsquo;invente peut-\u00eatre plus le funk, mais cette photographie s\u00e9pia haute d\u00e9finition poss\u00e8de suffisamment de g\u00e9nie pour le maintenir au firmament des musiciens. Production, compositions, interpr\u00e9tation, tout est nickel. Cet album serait \u00ab&nbsp;une exp\u00e9rience galactique&nbsp;\u00bb selon son auteur. Possible. De mani\u00e8re plus prosa\u00efque, il s&rsquo;av\u00e8re avant tout comme l&rsquo;un de ses meilleurs.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On ne fera pas l&rsquo;injure de pr\u00e9senter le g\u00e9nial hobbit de Minneapolis, trente ans de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":4684,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4683"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4683"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4683\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4684"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4683"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4683"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4683"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}