{"id":4653,"date":"2009-07-06T00:00:00","date_gmt":"2009-07-05T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4653"},"modified":"2009-07-06T00:00:00","modified_gmt":"2009-07-05T22:00:00","slug":"4653","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/07\/06\/4653\/","title":{"rendered":"Shub Niggurath &#8211; Introduction"},"content":{"rendered":"<p><i>Introduction<\/i> est la r\u00e9\u00e9dition d&rsquo;une cassette d\u00e9mo publi\u00e9e en 1985 sous le titre <i>Shub Niggurath<\/i>. Propos\u00e9 \u00e0 une seconde vie, nettoy\u00e9 et magnifi\u00e9 au remastering par le d\u00e9cid\u00e9ment incontournable Udi Koomran, cet album en surprendra plus d&rsquo;un alors que, pour \u00eatre franc, on se m\u00e9fiait un peu de la \u00ab&nbsp;fan attitude&nbsp;\u00bb qui pousse souvent \u00e0 r\u00e9\u00e9diter \u00e0 peu pr\u00e8s n&rsquo;importe quoi. Mais loin d&rsquo;\u00eatre un objet de culte inutile, cet album se r\u00e9v\u00e8le indispensable \u00e0 plus d&rsquo;un titre et, surtout, contient tout ce qui a fait de Shub Niggurath un must dans sa cat\u00e9gorie : la zeuhl de l&rsquo;extr\u00eame !<\/p>\n<p>  Pour situer ces Fran\u00e7ais, il faut se rem\u00e9morer ce que Magma a pu faire de plus sombre et de plus pesant. Et encore, le groupe va bien plus loin en osant explorer avec un magn\u00e9tisme imp\u00e9rial toutes les nuances possibles des t\u00e9n\u00e8bres. Pour Shub-Niggurath \u2014 \u00ab&nbsp;Le bouc noir des bois aux mille chevreaux&nbsp;\u00bb d\u00e9crit par Lovecraft \u2014 les abimes sont une d\u00e9lectation dont il se fait le porte-voix. Piano cynique, batterie et basse oppressantes, guitares distordues, cuivres contemporains, chant de sir\u00e8ne mal\u00e9fique\u2026 la formation joue une musique de malades aux allures de marche mortuaire implacable et d&rsquo;un noir aussi mat qu&rsquo;un puits un soir sans lune. <\/p>\n<p>  En revanche, \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 de la sauvagerie rythmique et des d\u00e9cibels du death metal, mais tout aussi radicales dans ses aspirations, les compositions poss\u00e8dent une infinit\u00e9 de nuances rappelant les fameuses <i>Le\u00e7ons de T\u00e9n\u00e8bres<\/i> de la liturgie baroque qui mettaient en musique la solitude de la condition humaine, le d\u00e9sespoir et la destruction. Cerise sur le g\u00e2teau, mise \u00e0 par \u00ab&nbsp;Yog-Sothoth&nbsp;\u00bb que l&rsquo;on retrouve sur le \u00ab&nbsp;chef-d\u2019\u0153uvre inhumain&nbsp;\u00bb qu&rsquo;est <i>Les morts vont vite<\/i>, l&rsquo;album n&rsquo;est compos\u00e9 que de titres originaux. Tous superbes, il est \u00e0 signaler le renversant \u00ab&nbsp;Entresol&nbsp;\u00bb et sa rythmique endiabl\u00e9e digne des plus belles pages du jusqu\u2019au-boutisme propre \u00e0 King Crimson, et \u00ab&nbsp;In Memoriam&nbsp;\u00bb, qui referme les enfers avec une impressionnante noblesse.<\/p>\n<p>  <i>Introduction<\/i> n&rsquo;a rien d&rsquo;une \u00e9tude grossi\u00e8re exhum\u00e9e pour assouvir l&rsquo;app\u00e9tit des fans. On peut le voir comme le manifeste esth\u00e9tique et cr\u00e9atif de Shub Niggurath. C&rsquo;est une gemme aussi magnifique que mal\u00e9fique qui se paie m\u00eame le luxe d&rsquo;un son excellent, sup\u00e9rieur en bien des points aux albums studios post\u00e9rieurs. Ce n&rsquo;est pas tous les jours que l&rsquo;on sort de l&rsquo;oubli des \u0153uvres d&rsquo;une telle trempe.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Introduction est la r\u00e9\u00e9dition d&rsquo;une cassette d\u00e9mo publi\u00e9e en 1985 sous le titre Shub Niggurath&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":4654,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4653"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4653"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4653\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4654"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4653"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4653"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4653"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}