{"id":465,"date":"2010-11-11T00:00:00","date_gmt":"2010-11-10T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/465"},"modified":"2010-11-11T00:00:00","modified_gmt":"2010-11-10T22:00:00","slug":"465","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2010\/11\/11\/465\/","title":{"rendered":"Nichelodeon &#8211; Come sta Annie? Twin Peaks 20th Anniversary Show"},"content":{"rendered":"<p>En parall\u00e8le du dernier album <span style=\"font-style: italic;\">Il gioco del silenzio<\/span>, les Italiens de Nichelodeon publient ce DVD <span style=\"font-style: italic;\">live <\/span>divis\u00e9 en deux parties. La premi\u00e8re reprend la moiti\u00e9 des titres de l\u2019album, alors que la seconde n\u2019est ni plus ni moins qu\u2019une performance directement inspir\u00e9e de <span style=\"font-style: italic;\">Twin Peaks<\/span>, la s\u00e9rie culte sign\u00e9e David Lynch. L&rsquo;\u00e9v\u00e8nement s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9 le huit avril 2010, le jour du vingti\u00e8me anniversaire de son lancement \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision.<\/p>\n<p>Le concert est enrichi par un travail visuel de premier plan au regard d&rsquo;autres productions du m\u00eame acabit souvent bourr\u00e9es d&rsquo;artifices <span style=\"font-style: italic;\">cheap<\/span>. Les projections sur l\u2019arri\u00e8re de la sc\u00e8ne se m\u00e9langent aux effets et autres images d\u2019illustration qui parcourent le montage du DVD. Ces sections plus ou moins &#171;&nbsp;abstraites&nbsp;&#187; collent parfaitement \u00e0 l\u2019esprit de cette musique tortur\u00e9e, et ce jusque dans ses moindres recoins. M\u00eame si les cam\u00e9ras s&rsquo;av\u00e8rent assez statiques, tous ces d\u00e9tails additionnels conf\u00e8rent un certain dynamisme \u00e0 l\u2019ensemble.<\/p>\n<p>Les titres de Nichelodeon \u00e9tant d\u00e9j\u00e0 eux-m\u00eames cin\u00e9matographiques, les plus ouvertement exp\u00e9rimentaux prennent ici toute leur signification. Les objectifs du groupe gagnent ainsi en limpidit\u00e9, les nuances se font plus intenses (le final de &#171;&nbsp;Claustrofilia&nbsp;&#187;), et plus que jamais, Claudio Milano scande son engagement par son chant \u00e0 la richesse incroyable qui force le respect. Tr\u00e8s \u00e0 l\u2019aise sur une palette de registres d&rsquo;une grande vari\u00e9t\u00e9, le musicien n\u2019a pas peur d\u2019aller au bout de ses id\u00e9es.<\/p>\n<p>C&rsquo;est surtout la deuxi\u00e8me partie du disque qui appara\u00eet comme l\u2019atout majeur. La formation est loin de se contenter d\u2019une simple reprise de la (superbe) bande originale d\u2019Angelo Badalamenti. Alors que des extraits du dernier \u00e9pisode de la s\u00e9rie sont diffus\u00e9s au second plan, Nichelodeon les illustre de la plus belle des mani\u00e8res. L\u2019\u00e9quilibre entre la musique et les images est tr\u00e8s soign\u00e9, l\u2019esprit glauque et hallucin\u00e9 de <span style=\"font-style: italic;\">Twin Peaks<\/span> se retrouve r\u00e9incarn\u00e9 \u00e0 merveille \u00e0 travers les compositions.<\/p>\n<p>Il est assez \u00e9tonnant de constater que cette mixture est \u00e9loign\u00e9e de celle propos\u00e9e d&rsquo;habitude par les Italiens. C&rsquo;est comme si David Lynch en personne les invitait \u00e0 s&rsquo;extraire de leur univers pour les entra\u00eener vers quelque chose qui sorte encore plus de l\u2019ordinaire. Le spectateur se retrouve ainsi au beau milieu de l\u2019\u00e9trange, \u00e0 cheval entre deux mondes qui se recoupent en permanence. Un objet aussi perturbant que passionnant.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En parall\u00e8le du dernier album Il gioco del silenzio, les Italiens de Nichelodeon publient ce&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":466,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/465"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=465"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/465\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/466"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=465"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=465"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=465"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}