{"id":4609,"date":"2008-11-25T00:00:00","date_gmt":"2008-11-24T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4609"},"modified":"2008-11-25T00:00:00","modified_gmt":"2008-11-24T22:00:00","slug":"4609","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/11\/25\/4609\/","title":{"rendered":"Isotope &#8211; Golden Section (r\u00e9\u00e9d.)"},"content":{"rendered":"<p>Bienvenue dans le monde des excit\u00e9s du rythme, au point de fusion de l\u2019\u00e9nergie rock et de la virtuosit\u00e9 jazz. Nous sommes entre\u00a01974 et\u00a01975, la dext\u00e9rit\u00e9 \u00e9lectrique du Mahavishnu Orchestra et l\u2019\u00e9l\u00e9gance canterburienne de National Health et Soft Machine font des \u00e9mules. Le guitariste anglais Garry Boyle lance alors sa propre formation, Isotope, apr\u00e8s avoir obtenu ses lettres de noblesse en jouant pour des artistes aussi divers que Julie Driscoll, Keith Tippett ou Brian Auger. D\u00e8s le premier album, les critiques font un excellent accueil \u00e0 cette musique adepte des montagnes russes et de la mitraille tout en \u00e9tant rev\u00eatu d&rsquo;un gracieux velout\u00e9 <i>british<\/i>. Compos\u00e9 de Nigel Morris \u00e0 la batterie et Laurence Scott aux claviers, le groupe ne prendra pourtant son envol qu\u2019au moment de l\u2019enregistrement du second album, <i>Illusion<\/i> en 1974, quand Hugh Hopper (ex-Soft Machine) les rejoint pour ajouter \u00e0 leur porridge la force tranquille de sa fameuse basse aux effets \u00ab\u00a0fuzz\u00a0\u00bb. La bonne id\u00e9e de Cuneiform Records, c\u2019est de nous proposer des enregistrements live in\u00e9dits de cette p\u00e9riode embl\u00e9matique extraits de trois concerts donn\u00e9s en Allemagne, \u00e0 New York et Londres.<\/p>\n<p>  Le premier est une d\u00e9ception. Malheureusement, ce concert donn\u00e9 \u00e0 Bremen en 1975 ne repr\u00e9sente d\u00e9j\u00e0 plus que la face d\u00e9voy\u00e9e de ce jazz-rock \u00e9labor\u00e9. Le groupe, surtout Garry Boyle, y tricote trop dans le vide et donne \u00e0 cet enregistrement une impression de bavardage vain. Comme pour beaucoup d\u2019autres formations \u00e0 succ\u00e8s port\u00e9es sur la technique, au d\u00e9but de cette p\u00e9riode \u2014 en gros \u00e0 partir de fin 1974 \u2014, les prestations st\u00e9riles se r\u00e9pandent au d\u00e9triment du <i>feeling<\/i>. M\u00eame si Hopper est encore membre d\u2019Isotope, sa l\u00e9gendaire probit\u00e9 artistique lui fera tout de m\u00eame quitter le groupe cette m\u00eame ann\u00e9e pour se lancer dans une carri\u00e8re solo passionnante, \u00e0 la vigueur cr\u00e9ative jamais d\u00e9mentie (pour preuve le superbe live de Brainville 3 sorti \u00e9galement chez Cuneiform en 2008). On pourra n\u00e9anmoins \u00e9couter la belle version de \u00ab\u00a0Mr. M&rsquo;s Picture\u00a0\u00bb qui cl\u00f4ture le show et qui n\u2019appara\u00eetra sur un album studio qu\u2019un an plus tard, en 1976, sur <i>Deep End<\/i>. Trop bref et d\u2019un son plus m\u00e9diocre, les deux titres du second concert donn\u00e9 en Allemagne la m\u00eame ann\u00e9e, n\u2019apportent pas grand-chose.<\/p>\n<p>  Les connaisseurs ne s\u2019y tromperont pas, 1974 fut l\u2019ann\u00e9e o\u00f9 Isotope brilla. En plus de l\u2019excellent album <i>Illusion<\/i>, le concert de Londres de cette ann\u00e9e magique le prouve et donne donc tout son int\u00e9r\u00eat \u00e0 l\u2019\u00e9dition de <i>Golden Section<\/i>. Si le son est un peu moins bon, la musique s\u2019y r\u00e9v\u00e8le d\u2019un sacr\u00e9 calibre. La basse du flegmatique Hopper est tout simplement royale, comme le sont \u00e9galement les injonctions d\u2019adr\u00e9naline de la guitare de Boyle encore ma\u00eetris\u00e9es et \u00e0 l\u2019unisson du feeling de ses camarades. Les versions des trois classiques \u00ab\u00a0Spanish Sun\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Golden Section\u00bb et \u00ab\u00a0Illusion\u00a0\u00bb surpassent d\u2019ailleurs celles des versions studio. Terriblement groovy et intense, la musique d\u2019Isotope prend ici tout son sens. Dommage seulement que ce soit si bref : vingt petites minutes !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bienvenue dans le monde des excit\u00e9s du rythme, au point de fusion de l\u2019\u00e9nergie rock&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":4610,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4609"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4609"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4609\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4610"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4609"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4609"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4609"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}